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Info en ligne : Vite une “InfoStore”

Publié le 19 janvier 2010 par Davidme

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Ce matin, je lis dans mon Libé papier que le New York Times s’apprête à inaugurer une formule mixte pour son site web : gratuit et payant. Il y aura donc une vitrine gratuite pour attirer l’internaute, ensuite il faudra s’abonner pour pouvoir lire les articles voulus. A première vue, je me dis c’est normal il faut payer les journalistes. Mais en fait, c’est assez compliqué à l’usage (voir sur le sujet la très bonne démonstration de Frédéric Bianchi sur son blog ).

C’est la voie qu’a choisit d’explorer Libération depuis le mois de septembre. Avec deux offres, l’une à 6 euros/mois, l’autre à 12euros/mois. A l’usage, je me rends compte que je suis souvent embêté par la barrière du payant. Car, souvent, j’aimerais ne pouvoir lire qu’un seul article ou deux par jour quand je n’ai pas eu le temps d’acheter le journal papier. Ainsi, le micro-paiement (proposé par F.bianchi) est une bonne solution.
Mais une bonne solution seulement pour les titres de presse installés. Car eux seuls ont la notoriété assez forte pour avoir des internautes naturels au départ qui auraient envie de venir payer ensuite article par article. Ensuite, il semble crucial que les éditeurs se mettent enfin d’accord pour un modèle commun face à Google et les autres moteurs de recherche. Pourquoi ainsi ne pas imaginer une InfoStore dans laquelle le « lecteurnaute » pourra acheter soit une journée de consultation d’un titre, soit plusieurs articles de différents titres, soit un abonnement à la semaine ou au mois.

L’équation me semble différente pour les pure-players. Les uns ont choisit de se financer par la publicité, les autres par l’abonnement. Je crois que dans le cas des pure-players généralistes, la formule adoptée par Mediapart est la bonne solution. Je m’explique. Crée il y a presque deux ans, le site n’avait pas de notoriété, il fallait donc via l’abonnement, constituer un public et le fidéliser. De plus, l’avantage de l’abonnement est de pouvoir offrir une trésorerie nécessaire.
C’est donc là que je diverge de Frédéric Bianchi et de ceux qui ne croient pas au payant en ligne. A mes yeux, le tout-gratuit financé par la publicité est illusoire et ne financera jamais des rédactions dignes de ce nom. Jamais la publicité sur internet ne rapportera assez. La concurrence y est trop grande. Internet offre l’illusion que l’information est gratuite et nous incite à aller en chercher partout. Problème : comment paie-t-on sa fabrication ?
Le kiosque numérique global à tous permettra peut-être de réguler les choses. Je crois en tout cas que de s’exciter en disant « tout doit être gratuit » est une très grave erreur qui induit de mettre au même niveau Google News et Le Monde, ou le portail Orange et Le Figaro.


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