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In the Air : In the mood for love and planes

Par Cineblogywood @Cineblogywood
In the Air : In the mood for love and planes
En salles : Thank you for smoking, Juno, et maintenant In the Air... Jason Reitman, fils de Ghostbusters, déboule littéralement dans le paysage cinématographique sur un sans faute ! Avec In the air, il réussit l’alliance de la comédie romantique et de la satire sociale, finement ancrée dans l’Amérique contemporaine du chômage et de la WorldCompany. En narrant les errements existentiels d’un professionnel du licenciement (George Clooney) aux quatre coins des US, il frappe juste et se rapproche de Billy Wilder – le sarcasme en moins.
Comédie satirico-romantique
On pouvait s’attendre à une énième intrigue sur le quarantenaire qui ouvre ses yeux sur le monde qui l’entoure grâce à l’amour – comme l’a si bien transcendé Harold Ramis avec Un jour sans fin. Eh bien, oui, on l’a, mais pas que ! Car l’intelligence du scénario de Jason Reitman – tiré d’un roman de Walter Kirn – réside dans sa façon de déjouer les codes, tout en les incluant dans sa trame. Résultat : on est à la fois constamment surpris et totalement rassuré de se trouver dans l’univers cocoonesque de la comédie romantique de la grande époque (Wilder, McCarey, Capra…). Petite curiosité : bien que tourné en 2009, l’action du film se déroule en février 2010 – soit une légère note d’anticipation. Malin !
Autre point fort du film : une réalisation inventive, qui alterne témoignages de cadres licenciés face caméra et purs moments de comédie (la rencontre entre George Clooney et Vera Armiga, future scène culte !) – quand elle n’est pas carrément éblouissante – le générique, sorte de mix d’images de GoogleEarth des grandes métropoles américaines. Mention également au choix des décors : en s’attardant sur des lieux aussi impersonnels que des bars d’hôtels internationaux, des aérogares ou des salles de webconférences, Reitman parvient à montrer la déshumanisation en cours dans le capitalisme actuel. Sans discours, juste avec des images. Du grand art.
Casting glamour et B.O. d’enfer
Enfin, autre réussite à l’actif de cette comédie satirico-romantique : le casting, qui allie charme et surprise, glamour et quotidien. Clooney, superbe et étincelant, ironique et charmeur, avec une pointe de tristesse dans les yeux. Très grande classe d’un acteur qui fait montre dans sa carrière d’une cohérence et d’un plaisir inégalés. Les filles ensuite : Vera Farmiga (la psy des Infiltrés), mon coup de cœur perso actuel, (avec Maribel Verdu dans Tetro) ; Andie McDowell en blonde – c’est tout dire ! Elle excelle et rivalise largement avec son partenaire masculin. Une toute débutante, Anna Kendrick, qui tient TRES largement la route face à ce couple rompu aux jeux de dupes et aux aléas des rencontres d’un soir. Dernier point à signaler : les seconds rôles sont tous extrêmement bien campés – mention à Sam Neil (Big Lebowski) et JK Simmons (I Love You, Man, Burn After Reading), qui ajoutent une Coen Brother’s touch à cette intrigue.
Et, ce qui ne gâche rien, le tout sur une tuerie de BO : Ben Kweller, Elliot Smith, Woody Guthrie. Un film dont la BO est truffée de ces interprètes ne pouvait pas être tout à fait mauvais… Un adage qui se confirme une fois de plus ! Bref, de la très belle ouvrage, classique et inventive, satirique et romantique, qui devrait bien vous faire monter au 7e ciel !
Travis Bickle
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