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Les frères Couenne sont des gens bons

Par Gaby
Les frères Couenne sont des gens bonsKaterine, Francis et ses peintres - Belle Île en Mer
Ça fait longtemps que je n'ai parlé cinéma ici. Je suis probablement un des seuls blogueurs à ne pas avoir fait un billet sur Avatar alors que je l'ai vu (et que j'adore les lunettes 3D Wayfayer-style).
Je vais parler du film que j'ai vu vendredi par contre. C'est A Serious Man, des frères Coen. Et moi, les frères Coen, autant vous le dire, j'en suis fan. Comme ... heu ... tout le monde en fait. Déjà, le fait de travailler à deux sur tous leurs films, je trouve ça cool. Et puis ils ont fait des films géniaux, en fait.
Ce que j'adore chez eux c'est qu'ils varient les plaisirs. Quand j'ai vu No Country For Old Men, j'ai fait "Whouaaaaa, c'est les frères Coen ça ??". Réussir des comédies loufoques et des thrillers, c'est quand même fort.
A Serious Man, c'est l'histoire d'un juif américain dans les années 60 auquel il n'arrive que des merdes. Et honnêtement, malheureusement, j'ai été un peu déçu. Les critiques dithyrambiques et le pitch m'ont fait croire à une bonne comédie, un peu fofolle, à la Coen. En réalité, l'aspect loufoque est moins présent que dans Burn After Reading par exemple, il laisse place à plus de profondeur sur la situation de ce malheureux et la culture juive dans les 60's aux Etats-Unis. En fait, je crois que l'aspect religieux "exclu" un peu les non juifs des meilleurs moments et, même si plusieurs passages rappellent l'humour de Woody Allen, je n'ai pas été emballé comme je m'attendais à l'être. Le mélange entre sérieux, religion et cocasserie m'a laissé un peu perplexe.
Les frères Couenne sont des gens bons
Le film reste tout de même très bien réalisé et très bien joué, et l'apparition de Simon Helberg (aka Howard Wolowitz) en rabbin vaut le détour pour les fans de TBBT.
Alors histoire de compléter le WE avec des films qui me toucheraient plus, j'ai vu et revu deux DVD que je viens d'acheter. Le premier c'est La Vie Aquatique, que je trouve excellent dans son sens du décalage. Le second c'est Le Pianiste, qui comprend une de mes scènes préférées du cinéma, tout court. Celle où Szpilman rencontre un officier allemand et joue la Ballade #1 de Chopin, où le silence laisse place au piano, et où la beauté de la musique prend tout son ampleur face à la cruauté de la Shoah. Rarement une scène m'a autant ému, et elle est probablement capable d'arracher une larme à tout le monde, même Chuck Norris.
(ces cons de Studio Canal ont supprimé la vidéo sur YouTube donc impossible de la mettre ici ... la fin est)
Allez, écoutez-moi ça ...
Idil Biret - Ballade #1 In G Minor, Op. 23, Chopin

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