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L'homme dans le labyrinthe, Robert Silverberg

Par Craklou
Un tout petit peu en retard, voici la lecture commune du Cercle d'Atuan pour janvier! Je me suis lancée dans ce roman un peu comme dans le Barjavel, avec un grand soulagement : enfin combler mes lacunes SFiennes en lisant un premier Silverberg. Et encore une fois, la proposition et les votes avaient fait correctement leur travail : j'ai passé un excellent moment!
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"Muller vivait depuis neuf ans dans le labyrinthe. Maintenant, il le connaissait bien. Il savait ses pièges, ses méandres, ses embranchements trompeurs, ses trappes mortelles. Depuis le temps, il avait fini par se familiariser avec cet édifice de la dimension d'une ville, sinon avec la situation qui l'avait conduite à y chercher refuge." 
 Tous les hommes qui avaient tenté de pénétrer dans le labyrinthe de Lemnos avant Muller étaient morts d'une façon atroce. Tous ceux qui avaient essayé de l'y rejoindre par la suite avaient été massacrés. Aujourd'hui, Ned Rawlins a reçu l'ordre de ramener Muller sur la Terre, sa planète natale. Qui, neuf ans auparavant, l'a impitoyablement chassé...

Depuis le temps qu'on me parlait des idées formidables de l'auteur, et de son style sans pareil, il était grand temps que j'y mette mon nez en personne! Comme j'ai bien fait !
Le récit commence sur les chapeaux de roues : le premier chapitre présente à la fois Muller dans son environnement, et l'on y perçoit ce qu'est devenue sa vie quotidienne, ainsi que l'expédition lancée à sa recherche et l'on comprend vite que retrouver Muller est pour elle une question de vie ou de mort. Bref, du côté de l'intrigue, on est servis! La suite du roman s'articule de la même façon, en alternant les points de vue et les différentes expériences. Les détails des machinations labyrinthiques quant à elles sont des moments de pur plaisir. On espérerait presque que cette grande machine se défende jusqu'à l'élimination des "envahisseurs". Pas de répit donc, du moins jusqu'au dernier chapitre, mais je reviendrai sur ce point.
Les personnages se révèlent au fur et à mesure du roman, jusque là je dirais rien que de très classique. Ni très bons, ni très mauvais, les situations successives leur permettent de se révéler aux yeux des autres, comme d'eux mêmes : l'un des pièges du labyrinthe n'est il pas de montrer aux hommes leurs pensées dérangeantes les plus profondes ? J'ai beaucoup apprécié le personnage de Ned qui me semble très convaincant en "jeune premier", ni trop naïf, ni trop blasé, ni trop bon, ni trop corrompu...
Le dernier chapitre est à mon sens un peu trop rapide, mais c'est aussi un peu le propre de la SF ne nous laisser dans l'expectative... Cela peut être un peu frustrant il est vrai, mais vraiment rien qui puisse gâcher cette bonne impression globale ! 
Un autre avis, sensiblement identique, chez El JC !
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