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Le musée d'Aquitaine de Bordeaux, entre tradition et renouveau

Par Magali Renard

Découvert au cours de mes dernières pérégrinations, le Musée d'Aquitaine m'a fait l'effet d'un vieux musée de ville un peu "patchwork", un peu "labyrinthe", mais qui essaye de se rattraper au travers d'une nouvelle installation permanente concernant la période du XVIIIe siècle, l'exposition "Bordeaux, le commerce Atlantique et l'Esclavage".


C'est assez frappant de voir que la scénographie des musées ouverts dans les années 1980, qui présentent des collections de préhistoire et d'archéologie, est toujours la même : mêmes couleurs, même ambiance triste et terne, même vocabulaire spécifique et mêmes explications parcimonieuses.

Musée d'Aquitaine - sélection d'images de la collection permanente archéologie

Pourtant, le musée dispose d'un fonds considérable et de pièces exceptionnelles, d'une situation idéale en centre ville et d'un bâtiment d'accueil tout aussi prestigieux. Le parcours archéo m'a fait ainsi penser à celui du Musée Saint-Croix à Poitiers, où ne sont réellement mises en valeur que les collections "Beaux-Arts" et où les espaces préhistoire et archéologie romaine passent complètement au second plan. Pour une ville inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco, je trouve que le Musée d'Aquitaine ne reflète pas suffisamment la richesse de la cité bordelaise. Mais ce n'est que mon avis !
En revanche, l'exposition inaugurée au printemps 2009 sur les thèmes de l'économie, de la société au XVIIIe siècle et de la traite négrière vaut particulièrement le détour.

Bordeaux, le commerce atlantique et l'esclavage

Conçue en parallèle de la journée de la commémoration nationale de l’abolition de l’esclavage, qui s'est tenue le dimanche 10 mai dernier à Bordeaux, cette installation permanente complète la muséographie sur une période qui n'était jusqu'alors pas bien explorée. Le parcours est fluide, les textes très bien construits, les objets exposés plutôt pertinents, les supports de médiation variés. L'identité graphique et la scénographie choisies sont simples, élégantes, efficaces. Pourrons-nous un jour découvrir les collections préhistoriques et archéologiques avec le même plaisir ?


Sources :- Présentation du Musée d'Aquitaine sur le portail de la ville de Bordeaux- Article remarquablement illustré sur l'exposition Bordeaux, le commerce Atlantique et l'esclavage par Anthonyrojo- Esclavage : Bordeaux se penche sur son histoire - Le Figaro.fr


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