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Delphic entre dans la danse

Publié le 09 février 2010 par Albumsono
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Delphic - Acolyte (J'AIME : Beaucoup)

* Qui ? Un quatuor de jeunes Anglais originaires de Manchester, la patrie de New Order. Après quelques singles remarqués, notamment par le label défricheur Kitsuné, ils sortent ici leur tout premier album.

* Genre ? Electro pop hédoniste.

* MySpace de l'artiste : Delphic.

This Momentary :

* Alors ce disque ?

Retour vers le futur. La filiation entre New Order, groupe phare des années 1980, et les jeunes Britanniques de Delphic a déjà été maintes fois soulignée. Plus que l'enracinement à Manchester (après tout, c'est aussi la patrie des frères Gallagher d'Oasis ne l'oublions pas), c'est ce goût pour une pop à base d'électronique aux déflagrations d'abord hédoniste qui semble lier les deux à travers les âges. Mais point de simple nostalgie ici. Les synthés et les rythmiques répondent aux canons du moment, avec une efficacité exemplaire. On entend ainsi un impressionnant déluge de percussions sur l'entraînant "This Momentary". L'important est d'abord de faire la fête et de retranscrire tout un tas de sentiments et sensations variés sur le dancefloor. "You can do everything you want, this is your life", clame le morceau d'ouverture "Clarion Call".

Entre pop et électronique, Delphic a fait le choix de ne pas choisir. Certains morceaux auraient leur place chez des artistes que l'on range habituellement dans la deuxième catégorie. D'autres s'appuient sur un bon vieux schéma couplet-refrain appuyé d'un gimmick pop et de guitares tranchantes. Mais à l'inverse d'Hot Chip qui sur son dernier album se permet d'aller voir complètement ailleurs si l'électronique s'y retrouve, Delphic maintient le long des dix titres de l'album un entre-deux réussi. Le single "Doubt" ou "Submission" s'apparentent à de vraies chansons, là où le turbulent "Acolyte" et l'aérien "Ephemera" se présentent comme des plages instrumentales de formats inhabituels - le premier dure 8'51'', le second 1'31''.

Voix retravaillées, rythmiques répétitives, nappes claires-obscures de synthés... Les machines sont là pour donner une énergie et une étrangeté supplémentaires à la musique des Britanniques. En contrepoint, le chant à plusieurs voix donne un peu chaleur qui sinon manquerait à l'ensemble. Les morceaux usent également à foison de variations de rythmes. L'accélération accompagnée d'un changement de rythmiques est ainsi l'arme fatale qui permet au groupe de faire voyager ses chansons sur les dancefloors, passant au sein d'un même titre d'un genre à un autre. Les orages du post-rock ne sont pas loin npn plus. Puis à la fin, la danse prend généralement le relais et tout s'emballe comme sur "Red Lights, "Halcyon" ou "Remain". Nous revoilà en terrain connu. L'ordre nouveau peut continuer.

KidB

Submission :

* Anecdote  Preuve de leur indéniable affection pour la scène électro rock britanniques, Delphic voulait initialement faire produire son premier album par Tom Rowland des Chemical Brothers ou Paul Hartnoll d'Orbital. Mais c'est finalement le producteur Ewan Pearson (The Rapture, Ladytron) qui a pris les manettes de ce premier essai.

Acolyte :


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