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Pourquoi le français n'arrive jamais premier

Publié le 22 janvier 2010 par Pbmv
Philippe Candeloro disait : « Le patinage, c’est pas un sport de tapettes ».
Bonjour mes étoiles de la glisse,
Je vous préviens, quand Philippe Candeloro est dans un billet, le niveau n’est pas très élevé.
Vous ne le savez peut-être pas, mais la dernière semaine de janvier, c’est toujours les championnats d’Europe de patinage. La dernière semaine de mars, les championnats du monde, et cette année, en sus, les JO.
Oui, Jean-Jacques, je sais qu’on n’est que l’avant-dernière semaine de janvier. Clarou te fait dire : « tu se tais ».
Vous ne le savez peut-être pas, mais en tant qu’ancienne patineuse, le monde s’arrête pendant les compétitions. Oui, j’ai déjà fait sauter des cours du matin quand les compétitions avaient lieu au Japon et étaient retransmises à 9h. Oui, je me suis déjà relevée en plein milieu de la nuit pour regarder une compétition au Canada. Oui, j’ai veillé en 2002 pour regarder Anissina et Peizerat, et je me suis endormie avant leur programme. Oui, je ne suis pas normale.
L’avantage d’années de pratique du patinage à la télévision, c’est qu’on peut dégager quelques principes.
Sur Eurosport, il n’y a pas de commentaire pendant les programmes.
Sur France 3, il y a au contraire beaucoup (trop) de commentaires.
Nelson Monfort a toujours un pull à col roulé sous sa veste en tweed ou prince-de-Galles.
Philippe Candeloro a toujours la nuque longue.
Nelson Monfort place toujours les expressions suivantes : « le carolo-macérien », « le Pacte de Varsovie », « l’Ours des Carpates », « le patineur d’outre-Quiévrain ».
Philippe Candeloro a un rire niais et fait des remarques constructives du genre : « les patineurs sont maintenant au contrôle anti-dopage. Ils vont faire pipi dans un bocal, hinhinhin (onomatopée correspondant au rire niais) ».
Nelson Monfort a une façon bien à lui de dire « et chhhhute du tchèque ».
Ah, il est loin le temps d’Anne-Sophie de Kristoffy et Roger Zabel sur TF1.
Mais il y a d’autres phénomènes récurrents dans le patinage.
La concentration de concurrents de l’ex-URSS y est plus importante que dans n’importe quel autre sport.
Il n’est pas rare de voir une japonaise d’un mètre cinquante patiner avec un russe d’un mètre quatre-vingts dix.
Un entraîneur russe est toujours en manteau de fourrure.
Un entraîneur ukrainien est toujours en survêtement jaune et bleu.
Les patineurs ont toujours un nom imprononçable finissant en « -ko », « -ka », « -dze » ou « -ski ».
Les patineurs chinois s’appellent tous « Ping » « Pang » ou « Tong ».
Les patineurs chinois, quand ils tombent, font « Ping », « Pang » ou « Tong » (en cas de grosse chute).
Les fabricants de frou-frous, paillettes, cols pelle à tarte, morceaux de tissus qui pendent font leur chiffre d’affaires de l’année entre janvier et mars.
Un patineur russe sur deux a un costume récupéré de la saison 78-79.
Les patineuses françaises, quand elles arrivent à aller jusqu’à une compétition européenne, finissent toujours dernières et ont passé leur programme à tomber.
Quand une patineuse chinoise ou japonaise a fait un bon programme, Philippe Candeloro dit toujours : « elle a bien mérité son bol de riz ».
Et de toute façon, c’est toujours un russe qui gagne à la fin.
Je suis sûre que Philippe Candeloro, quand il est chez lui, se met sous sa télévision en espérant voir la petite culotte des patineuses.

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