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La colonne de Juillet

Par Celinexcoffon
Contrairement aux idées reçues, le Génie de la Liberté ne commémore pas la prise de la Bastille mais les Trois Glorieuses de la révolution de Juillet 1830. Il surplombe un canal souterrain et des caveaux funéraires.
La colonne de Juillet
Photographie David Henry
Inaugurée en 1840, la colonne de Juillet fut érigée en souvenir des trois journées de la révolution de Juillet qui amenèrent la chute de Charles X et de la monarchie absolue, et l’instauration de la monarchie constitutionnelle avec le règne de Louis-Philippe. Haute de 46 mètres, elle est dominée d’une sculpture en bronze doré représentant le Génie de la Liberté, la main gauche soutenant les chaînes brisées du Despotisme, et la main droite brandissant le flambeau de la Civilisation. Sur le fut de la colonne sont gravé les noms des 504 victimes des affrontements révolutionnaires.
Le piédestal circulaire de marbre blanc date en fait du Premier Empire. En 1808, Napoléon avait décidé la construction d’une fontaine monumentale, un éléphant de bronze de 24 mètres de haut soufflant l’eau par sa trompe. Le socle de marbre fut construit, et une maquette grandeur nature en plâtre fut installée en 1813. Après la chute de l’empereur, les années passèrent et l’éléphant de plâtre s’effrita, mais il était toujours présent lors des événements de 1830. Dans « Les Misérables » de Victor Hugo le petit Gavroche y trouve même refuge ! La carcasse ne fut démontée qu’en 1848, et des ruines de l’animal s’échappèrent des hordes de rats qui terrorisèrent le quartier durant des semaines.
La colonne de Juillet
Dans les fondations furent aménagés des caveaux funéraires destinés à abriter les dépouilles des 504 victimes, auxquelles s’ajoutèrent 200 corps de la révolution de 1848 et quelques intrus nettement plus anciens. Dans la hâte, au moment de l’exhumation des dépouilles des révolutionnaires, on leur adjoignit par erreur des momies égyptiennes, rapportées 50 ans plus tôt par des savants qui avaient suivi Bonaparte lors de sa campagne d’Egypte. Ces momies se dégradaient dans une salle de la Bibliothèque Nationale et avaient été enfouies dans le jardin attenant, à l’endroit même où les corps des émeutiers furent ensevelis. C’est ainsi que mêlées aux Révolutionnaires, des momies égyptiennes reposent sous la Bastille !
Source texte : Urban Trip
La colonne de Juillet
Photographie Yann Arthus Bertrand

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