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Breaking The Waves

Publié le 17 février 2010 par Olivier Walmacq

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En 1996, avec Breaking the Waves, Lars Von Trier opère un tournant étonnant dans son style de mise en scène. Des artifices baroques et stylisées d'Europa ou Element of Crime, il passe à une réalisation documentaire, épurée, caméra à l'épaule, qui préfigure le Dogme95 qui sera respecté dans son film suivant : Les Idiots.

Avec Breaking The Waves, Von Trier démarre sa trilogie Coeur d'Or. Le coeur d'or, c'est Bess, interprétée par Emily Watson, une écossaise très croyante décidant de se marier avec Jan, un homme travaillant à des kilomètres, sur une plate-forme pétrolière. Leur relation est fusionnelle et amoureuse, mais un accident va paralyser Jan. Il n'est plus capable de marcher, de bouger ... ni de coucher avec Bess. Afin de garder un lien intime avec sa femme, Jan propose à Bess d'aller rencontrer d'autres hommes, de coucher avec eux puis de venir lui raconter en détail ces aventures. Mais la rigidité d'une société cartésienne va mener Bess à sa perte ...

Le sacrifice féminin est une constante chez Lars Von Trier (Cf Dancer In The Dark, Les Idiots, Antichrist). Dans ce film, l'amour, la religion et le sexe sont les trois thèmes. La romance détournée de Bess et Jan est captée sur la pellicule par un Von Trier converti au catholicisme, mais qui dénonce tout de même la rigidité de la société chrétienne (Notamment lorsque Bess est bannie de son église). Von Trier expose l'amour comme un médicament. Et tandis que Bess va s'effondrer, Jan va voir son état s'améliorer ... est-ce vraiment l'amour? Ou juste le délire d'une jeune écossaise fanatique qui n'hésite pas à prendre une voix grave lorsqu'elle pense entendre la voix divine ...

La mise en scène sur le vif et naturaliste de Von Trier montre une histoire mélangeant métaphysique, romance et drame psychologique. Le réalisateur danois livre un potrait sans concession d'une histoire dont le côté mystique et osé peut choquer, répugner ou au contraire séduire et émouvoir. C'est une vision personnelle de l'amour, de la métaphysique et de la vie.

Breaking The Waves est un film beau, émouvant, original. Un style qui ne plaira pas à tous (On l'a bien vu céans) mais qui ne peut laisser indifférent.

Note: 18/20

Lovely Bones

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Genre: drame fantastique (interdit aux - 12 ans)
année: 2010
durée: 2h20

L'histoire: L'histoire commence fort mal : une jeune fille prénommée Susie est violée puis tuée par un de ses voisins dans un champ de maïs. Son assassin échappe à la police et sa famille sombre dans une profonde tristesse jusqu'à éclater sous le poids du chagrin. Sa mère part s'installer loin des siens après avoir essayé, en vain, de fuir la douleur dans la débauche et l'adultère, son petit frère, Buckley, et sa soeur, Lindsey, sentent naître en eux une terrible révolte tandis que son père erre à la recherche du bourreau de sa fille.

La critique de Eelsoliver:

Tout nouveau film de Peter Jackson est forcément attendu. Après un remake de King Kong pour le moins décevant, le réalisateur revient après cinq années d'absence.
Peter Jackson change totalement de registre et propose un drame fantastique avec ce Lovely Bones. C'est probablement le plus gros râtage du réalisateur, sans pour autant être un mauvais film.

Je m'explique. Lovely Bones raconte l'histoire d'une adolescente de 14 ans, Susie, qui est assassinée par un psychopathe. Anéantie, la famille tente de faire le deuil.
Un deuil rendu d'autant plus difficile par le fait que la police n'a pas réussi à retrouver le corps de Susie. De son côté, l'adolescente erre dans un nouveau monde, celui des morts.

Mais elle n'est pas encore au Paradis. Avant toute chose, elle doit prendre conscience des événements qui ont conduit à son assassinat.
Elle assiste alors au chagrin de sa famille. Ses parents finissent par se séparer mais son père se met en tête de retrouver le bourreau de sa fille.

Lovely Bones est rempli de symboliques. Bonne idée par exemple que d'expliquer le lien père/fille consolidé par cette collection de bateaux construits dans des bouteilles vides.
Ensuite, les acteurs sont bons. Rien à redire sur la performance de la jeune actrice interprétant Susie, Saoirse Ronan. Mark Walhberg est également excellent en père déchiré et ravagé par la douleur.

Pourtant, Lovely Bones peine réellement à convaincre. Peter Jackson a bien du mal à rendre passionnante cette rencontre entre le monde des morts et celui des vivants.
De plus, le film multiplie les longueurs et s'étale tout de même sur une durée de deux heures et 20 minutes. Dommage... On ne peut pas réaliser un chef d'oeuvre à chaque nouveau film !

Note: 10/20

Posté par Alice In Oliver à 12:47 - fantastique, heroïc fantasy et super héros - Commentaires [72] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : fantômes, Lovely Bones, mark walhberg, Peter Jackson, rachel weisz, Saoirse Ronan, Susan Sarandon, épouvante
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