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"Les corrections" de Jonathan Franzen

Par Sylvie

Editions de l'Olivier, 2001

Ce titre, National Book Award en 2001, est l'un des plus grands succès critiques et publics de la littérature américaine des années 2000. Un peu à la manière de Zola, Jonathan Franzen, focalise son attention sur une famille américaine pour décrire les maux d'une société américaine en déroute.

Une saga familiale donc, burlesque ou plutôt tragi-comique qui nous parle d'affaires de couple, d'ambition, de capitalisme, de sexe, de vieilesse, de drogue...

Une famille très spéciale donc : les parents, 75 ans , profondément conservateurs vivant dans les plaines du Midwest : Alfred, retraité des chemins de fer, complètement gaga pour cause de maladie de Parkinson et Enid, bonne ménagère bornée, obsédée pendant toute l'année par les fêtes de Noël.

Puis les trois enfants, censés être les "corrections" des parents mais avec beaucoup d'erreurs et de ratures ! Gary, l'ainé, cadre et boursicoteur de renom, matérialiste à fond et qui voudrait bien expédier directement son père en maison de retraite. Mais la dépression le guette...

Il y a ensuite Chip, l'intello raté, accusé d'avoir harcelé une jeune étudiante, se retrouve en train de vanter le sable lituanien sur Internet pour le compte d'un escroc !

Enfin, Denise, la petite dernière, restauratrice de renomn, qui a quelques problèmes de couple. Divorcée, elle tombe amoureuse....de la femme de son patron !!!

Enid, la mère, voudrait bien réunir tout son petit monde pour Noël. Mais tout cela paraît bien compliqué !

Avec un prétexte dérisoire (une réunion de famille pour Noël), Franzen va retracer sur 700 pages l'histoire de cette famille. Chaque chapitre est centré sur un personnage : l'auteur alterne entre problèmes présents et flashbacks dans le passé. 

Il y a vraiment des passages mémorables : par exemple, lorsque Alfred voit ses selles s'animer devant lui et le traiter de raciste  !!! Ou que Denise se découvre lesbienne...ou que la femme de Gary prétexte un lumbago pour ne pas aller passer Noêl chez sa belle-mère. Et aussi lorsque Enid se came pour oublier tous ses soucis !

Les personnages sont très bien campés : la détestable Enid, Alfred, le pépé gaga à la fin tragique, Gary le matérialiste...

Mais je trouve aussi que ce livre n'est pas non plus révolutionnaire ! Il a eu beaucoup de succès car ayant eu le National Book Award en 2001, ce livre a été considéré comme très représentatif de l'esprit du 11 septembre : la décadence de l'empire américain. 














Sur le même ton tragi-comique, il y a aussi le talentueux Rick Moody, l'auteur de Tempête de glace et de Purple America. Je vous les conseille fortement !


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