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Sœur Emmanuelle, une leçon de vie, ce soir sur France 5

Publié le 16 novembre 2007 par Willy

Sœur Emmanuelle, une leçon de vie, ce soir sur France 5


Par http://www.france5.fr/



SOEUR EMMANUELLE - LE COEUR ET L'ESPRIT

Première diffusion : vendredi 16 novembre 2007 à 20:40 (câble,satellite et TNT), rediffusion dimanche 18 novembre à 09:45 (hertzien et TNT).

Face à la caméra d'Elisabeth Kapnist, soeur Emmanuelle se raconte et dit tout de son engagement auprès des plus pauvres, notamment dans les bidonvilles du Caire. De la petite fille meurtrie par la mort de son père à l'adolescente qui ne pensait qu'à s'amuser, puis à la religieuse qui dresse aujourd'hui le bilan de son existence, ce film intimiste brosse le portrait d'une femme transcendée par son amour pour Dieu.

"Si, sur la Terre, tous les hommes étaient riches ou tous les hommes étaient pauvres, il n'y aurait pas d'objet de révolte. Mais ce qui est contraire à l'être humain, c'est que les uns sont parfois d'une richesse incroyable et que les autres n'ont rien. Ça, ce n'est pas possible. Il y a là quelque chose qui, en soi-même, appelle à la révolte.
La vie est un risque. Si tu n'as pas risqué, tu n’as pas vécu. Ce n'est pas possible. (…) Dans ma vie, j'ai toujourschoisi le risque, et c'était passionnant. Parce que le risque vous lance. Et vous permet, et vous demande le combat.
Ma mère était une jeune femme de 30 ans quand mon père s'est noyé, sous mes yeux. Moi, je n'avais pas encore 6 ans. Ça m'a fait un choc. Je pleurais tout le temps après. Mais j'ai vécu dans une famille sereine, gaie. Ma mère était très gaie. On était bien chez nous. On était heureux.
Quand j'étais jeune, je ne pensais qu'à m’amuser, qu'à danser, qu'à aller au cinéma, au théâtre… J'aimais beaucoup voyager. J'habitais Bruxelles, j'allais à Paris chez mes tantes. Je m'amusais, j'allais danser. Et après ? Et après, il y avait le trou. Je n'arrivais pas à combler ce trou. Or, il y avait une partie de moi-même (…) avec un désir éperdu de sauver, d'aider, de remettre sur pied. Et, d'autre part, un désir éperdu de m'amuser sans m'occuper de personne que de moi-même. Il fallait se décider entre les deux. Heureusement, j'ai prié et j'ai dit : "Seigneur, aide-moi. Moi, je ne m'en sors pas." (…) J'ai appelé et j'ai eu le courage un beau jour de dire : "Je m'en vais !" Je m'en vais vers quoi ? Je ne savais pas encore, mais j'étais vers l'autre.
Qu'est-ce que ça veut dire de vivre dans un bidonville, au milieu de la saleté, des cochons noirs, des chiens sauvages, des puces, des cafards qui courent partout ? Puisque eux le supportaient, moi je devais le supporter.Je ne suis pas meilleure qu’eux. C’est ça que je voulais d'abord faire : leur faire comprendre que j’étais leur soeur. Donc, je n’allais pas arriver le matin et puis, "Bye bye !", m'en aller le soir dans une maison beaucoup plus confortable. Il fallait qu’ils sentent qu’ils étaient des hommes, qu’ils avaient une dignité très grande - c’étaient des fils de Dieu -, et que si moi je venais partager leur vie, c’était que leur vie avait sa valeur.
(Chez les chiffonniers) j'ai beaucoup appris le jour où je me suis arrêtée. Je me suis dit : "Emmanuelle, tu es mal partie ! Tu arrives triomphante, tu veux apporter toutes tes richesses à toi, mais, mon Dieu ! ils en ont tout autant, peut-être même plus que toi, mais dans un autre genre."
Aujourd'hui que je vis loin des bidonvilles, je m'interroge. Qu'est-ce qui, là-bas, pouvait expliquer cet incroyable sentiment de bonheur qui m'animait ? Je crois que c’était le fait d'avoir rompu avec toute espèce de privilège. 
- Est-ce qu'on comprend un problème comme la faim ? 
- Non, on ne comprend pas. On ne peut pas comprendre. Quand on a trop, on ne peut pas comprendre ceux qui ont moins. Ce n'est pas possible parce qu'on est comblé. On est trop comblé.
La prière, c'est ça : un coeur à coeur, finalement. C'est quelque chose qu'on ne peut pas décrire parce que c'est au plus intime du plus intime du plus profond de l'être humain, de son identité propre. C'est comme une aspiration. J'aspire le Seigneur, j'aspire Son amour, j'aspire Sa bonté, j'aspire Son indulgence. Je Le respire et, finalement, je n'ai plus qu'à L'expirer. Et ça donne à la vie quelque chose d'extraordinaire.
- Qu’est-ce que c'est, l'éternité ?
- Allez demander ça à Dieu plutôt qu'à moi ! Pour moi, l'éternité, c’est s'enfoncer de plus en plus dans un abîme d'amour. Y pénétrer toujours davantage, et comme c'est un abîme infini, l'éternité ne suffira pas pour pénétrer toujours un peu plus dans la vision de Dieu.

Durée : 52'
Auteure-réalisatrice : Elisabeth Kapnist
Production : France 5 / Les Bons clients / INA
Année : 2007

 Asmae

En 1980, soeur Emmanuelle fonde Asmae - association sœur Emmanuelle. Cette organisation non gouvernementale, laïque et apolitique propose des programmes d'éducation et de santé aux plus démunis. Plus de 70 000 personnes ont aujourd'hui bénéficié de son soutien à travers le monde.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur http://www.asmae.fr

Asmae en quelques mots

Trois règles de base commandent l'action : approcher les besoins de façon pragmatique en s'appuyant sur un partenariat local, viser l'autonomie et éviter l'assistanat. Elles sont le fruit de l'expérience, des échecs et des réussites qui se sont succédés depuis la fondation de l'association."

Soeur Emmanuelle

Une ONG de solidarité internationale

...parce que nous refusons l'injustice, en France comme à l'étranger. Asmae agit sur le terrain dans le respect des différences et sensibilise le grand public aux problèmes de la pauvreté et de l'isolement.
Afin de garantir notre soutien aux plus démunis quelle que soit leur religion et de permettre à chacun de s'investir dans l'association, Soeur Emmanuelle a souhaité que son association soit laïque.

Des partenariats avec des associations locales

...parce qu'elles partagent la vie des populations et connaissent leurs besoins réels. Asmae soutient leurs initiatives, accompagne leurs projets, forme leurs professionnels. C'est ainsi que nous arrivons ensemble à donner un maximum d'ampleur et d'efficacité à leurs actions. 

En France, nous utilisons cette méthode auprès d'associations de quartiers dits sensibles.

Des programmes d'éducation et santé inscrits
sur le long terme

...parce que nous voulons éviter l'assistanat et la dépendance, nous donnons aux plus démunis, les moyens d'améliorer durablement leur avenir par eux-mêmes.

Quelques chiffres

  • Fondée en 1980 par Soeur Emmanuelle
  • 8 pays d'intervention
  • 74 000 bénéficiaires : enfants, familles, professionnels locaux
  • 85 programmes d'éducation et santé
  • une trentaine de professionnels en France
    et à l'étranger
  • 300 bénévoles au siège ou sur le terrain
  • 2.5 Millions d'Euros de budget en 2004
  • 83% des dépenses directement affectées
    aux projets


Répartition des dépenses par pays
Le site : http://www.asmae.fr


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