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Les dirigeants africains appelés au respect des droits de l’enfant

Publié le 19 novembre 2007 par Willy

Les dirigeants africains appelés au respect des droits de l’enfant

 

L’enfant n’est pas seulement un être fragile qu’il faut protéger, mais il est aussi une personne qui a le droit d’être éduquée, soignée, nourrie quel que soit l’endroit du monde où il est né. La famille demeure le milieu par excellence de son épanouissement intégral. Raison pour laquelle les dirigeants africains doivent mettre hors d’état de nuire ceux qui aliènent les droits de l’enfant.

La date du 20 novembre de chaque année est consacrée à la journée internationale des droits de l’enfant. Au cours de cette journée, toutes les nations de la planète organisent des manifestations en faveur des enfants. Quel est le sens que les Nations unies accordent à cette date ?, quels sont les droits reconnus à tout enfant ? Telles sont les questions qui méritent d’être posées, au regard de la façon dont l’enfant est traité dans certains pays à travers le monde.

De manière générale, l’enfant « est un être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt, en vertu de la législation qui lui est applicable ». En tant que tel, l’enfant a besoin d’une protection et d’un encadrement total de la part de ses parents. C’est dire que pour son épanouissement harmonieux, il doit nécessairement grandir dans le milieu familial, où règne un climat de bonheur, d’amour et de compréhension mutuelle. Raison pour laquelle plusieurs nations de la planète ont mis sur pied une Convention internationale des droits de l’enfants. Dans cet instrument juridique d’une cinquantaine d’articles, les pays signataires sont d’avis qu’en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, « l’enfant a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection appropriée, avant, comme après la naissance ».

CONSTAT AMER

Dans bon nombre de pays du monde en général et dans ceux de l’Afrique en particulier, les droits de l’enfant sont généralement foulés aux pieds. Rares sont les dirigeants qui respectent les prescrits de la Convention internationale en la matière. Pour preuve, la rue devient un milieu ambiant pour les enfants. Pire encore, beaucoup n’accèdent pas à l’instruction faute des moyens. A ce point précis, les parents accusent les gouvernements de les avoir mis dans des conditions qui ne leur permettent pas de remplir comme il se doit leurs devoirs. Conséquence, les enfants deviennent oisifs et s’adonnent à n’importe quelle activité, pourvu qu’ils y trouvent leur compte.

Au-delà de ce constat, on s’aperçoit avec amertume que les enfants sont parfois utilisés dans des mines, où ils exercent des travaux réservés aux adultes. Et cela, moyennant un salaire de misère. D’autres encore sont recrutés par des groupes armés qui les utilisent abusivement.

En ce qui concerne la République démocratique du Congo, le phénomène enfants soldats existe. Pour preuve, les différents groupes armés qui opéraient et opèrent encore au pays, utilisent des mineurs. A ce sujet, la Monuc et les autres partenaires de la protection de l’enfance ne cessent de faire remarquer que la présence des enfants au sein des branches armées « constitue un crime de guerre et un crime contre l’humanité ». C’est pourquoi, ces seigneurs de guerre sont invités à mettre fin au recrutement des enfants dans leurs rangs. Une recommandation suivie par les uns et non respectée par les autres. En faisant fi à cette proposition, les responsables des groupes armés oublient qu’ils finiront par être rattrapés par l’histoire.

INTERPELLATION

A l’occasion de la commémoration de la journée internationale des droits de l’enfant, tous les dirigeants du monde sont appelés à mettre en application les prescrits de la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989. L’article 3 de ce document stipule : « Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale ».

Dans le même registre, une autre disposition du même texte est non des moindres est celle qui dit : « Tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial, ou qui dans son propre intérêt ne peut être laissé dans ce milieu, a droit à une protection et une aide spéciales de l’État » (article 20).

Considéré comme un être vulnérable, l’enfant a droits à la protection et à l’encadrement pour son véritable insertion dans la communauté. Considérée comme unité fondamentale de la société et milieu naturel pour la croissance et le bien-être de tous ses membres, et en particulier des enfants, la famille doit recevoir la protection et l’assistance dont elle a besoin pour jouer pleinement son rôle dans la communauté. Encore une fois, les dirigeants sont interpellés.

Par Albert tshiambi - http://www.africatime.com

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