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Critique: L'orphelinat (2007)

Par Melmott

L-orphelinat



Titre original: El Orfanato (2007)
Réalisé par Juan Antonio Bayona
avec Belén Rueda, Fernando Cayo et Géraldine Chaplin
1h46 Interdit aux moins de 12 ans




L'histoire:
Laura, son mari et son fils Simon emménagent dans l'ancien orphelinat de Laura afin d'y créer un centre pour enfants handicapés. Très vite, Simon, qui se sent seul, se lie d'amitié avec une bande de copains imaginaires et en particulier de Tomas, étrange garçon qui porte un sac sur la tête. Après des révélations sur le passé de Simon et des jeux de piste, cette relation commence à inquiéter sérieusement Laura. Le jour de l'ouverture du centre, après une altercation avec sa mère, Simon disparaît...

Mon avis
:
Brrrr, jolie claque que ce film. Je l'ai vu hier après-midi - oui je sais, je suis un has been - et il est encore tout chaud dans mon esprit d'où peut-être une chronique pas très subjective, m'enfin let's see... L'orphelinat est, à l'instar de Dark Water ou de Les Autres, un drame parsemé d'éléments surnaturels et flippants. Point de sang ni d'effets chocs ici car la tension qui émane du métrage est bien plus efficace et sied parfaitement au genre.

Du début à la fin règne une atmosphère dérangeante où l'on devine les scares d'un passé glauque, mais le tout est agrémenté d'une touche de légèreté et de dynamisme grâce au principe du jeu de piste. Même si l'on s'attend à juste titre à de funèbres découvertes, ces moments "d'excitation" nous ramènent efficacement à nos jeux d'enfants ; cache-cache, chasse aux trésors... où se mêlaient systématiquement le bonheur du jeu et une certaine panique.

Il en est de même pour nous devant le film ; nombreux sont les moments où l'on serre les dents, où nos poils se hérissent mais notre curiosité, notre soif de compréhension nous font continuer avec fébrilité le voyage filmique. On fait bien d'ailleurs car si certaines choses ont pu être devinées au fur et à mesure - après tout, on joue aussi - le final saura nous faire frissonner - voire pleurer - une dernière fois. Bien-sûr, on n'échappe pas aux coups de chat et autres poncifs de la maison hantée, mais ça fonctionne grâce à un scenario finement ciselé qui nous plonge dans ce film à la fois comme spectateur et à la fois de manière interactive.

Certains regretteront le côté un peu long du final qui semble ne pas savoir tout à fait à quel moment finir, en rajoutant encore deux scènes alors que cela aurait pu se terminer un peu plus tôt sur un ton différent et bien plus noir. Le réalisateur à choisi le côté "conte" plutôt que le drame familial pour clore son histoire et, quel que soit nos préférences, ça se tient parfaitement.

Elouan







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