Magazine Cinéma

Fanzine #11

Publié le 22 mars 2010 par Cinephileamateur
Fanzine_11_petit.gifCinéphile du jour, bonjour !!! Voici le dernier Fanzine en date avec ce onzième numéro. Pour connaitre quelques uns de mes courts avis des derniers films que j'ai pu voir récemment ainsi que quelques petites anecdotes triés sur le volet, je vous invite donc à cliquez sur "Lire la suite". Au programme des festivités : "Le petit Nicolas", "Thirst, ceci est mon sang", "Démineurs", "Le dernier pour la route", "Julie & Julia", "Funny People", "Pandorum", "Victor", "Non ma fille, tu n'iras pas danser" et "The Informant".
"Vous êtes tellement intelligente que j'en ai oublié de vous dire à quel point vous êtes belle !" (Victor)
Pour découvrir les autres films que je parle dans la rubrique "Fanzine", je vous invite à découvrir son sommaire

Affiche Le petit Nicolas"Le petit Nicolas"
Réalisateur : Laurent Tirard.
Avec : Maxime Godart, Valérie Lemercier, Kad Merad, Sandrine Kiberlain, François-Xavier Demaison, Anémone, Daniel Prévost, Michel Galabru, Louise Bourgoin, Vincent Claude, Charles Vaillant, Victor Carles, Benjamin Averty, Michel Duchausoy, François Damiens, Germain Petit Damico, Damien Ferdel, Virgile Tirard, Gérard Jugnot...
Origine : France.
Genre : Comédie.
Durée : 1 heure 30.
Sortie française : 30 septembre 2009.
Synopsis :
Nicolas mène une existence paisible. Il a des parents qui l'aiment, une bande de chouettes copains avec lesquels il s'amuse bien, et il n'a pas du tout envie que cela change...
Mais un jour, Nicolas surprend une conversation entre ses parents qui lui laisse penser que sa mère est enceinte. Il panique alors et imagine le pire : bientôt un petit frère sera là, qui prendra tellement de place que ses parents ne s'occuperont plus de lui, et qu'ils finiront même par l'abandonner dans la forêt comme le Petit Poucet...
Les petits plus :
  • "Le Petit Nicolas" n'est autre que l'adaptation live des aventures du facétieux écolier, personnage créé par René Goscinny et Jean-Jacques Sempé en 1959. A l'époque, "Le Petit Nicolas" faisait ses débuts dans Sud-Ouest Dimanche et les premiers numéros de Pilote. Il était entouré de toute une bande de copains : Alceste, le gros qui mange tout le temps, Geoffroy qui a un père qui lui achète tout ce qu'il veut, Agnan, sur qui on ne peut pas taper parce qu'il porte des lunettes, Marie-Edwige, la seule fille, etc. Dans son univers, il y avait aussi des adultes : ses parents, sa maîtresse "qui est chouette", le Bouillon, le surveillant pas coton, et bien d'autres encore.
  • Avec son fidèle co-scénariste Grégoire Vigneron, Laurent Tirard s'est plongé dans l'œuvre et aussi dans la vie de René Goscinny, car le personnage du Petit Nicolas lui était très personnel. "Je savais que la clé de l'adaptation serait à la fois dans son oeuvre et dans sa vie, confie le cinéaste. J'ai donc essayé de comprendre le personnage de René Goscinny. C'était quelqu'un qui cherchait sa place dans la société, et il comptait la gagner à travers le rire. À l'époque où il était comptable, son plaisir était de penser qu'il était le grain de sable qui allait tout faire dérailler. Il avait un goût certain pour le désordre et a réalisé que le rire pouvait être à la fois une défense dans une société où on ne se sent pas à sa place et le moyen de s'y insérer. Ce sont des choses que j'ai lues entre les lignes de ses biographies et qui me parlaient. Le petit garçon qui cherche sa place dans la société est donc devenu l'axe sur lequel construire toute l'histoire."
  • Le premier enjeu d'un tel film était bien évidemment le choix des enfants. La production et le réalisateur ont dû procéder à un casting très important et faire auditionner énormément d'enfants dont beaucoup n'avaient encore jamais fait de cinéma. "Ils étaient d'ailleurs les plus intéressants et je me suis rendu compte qu'un enfant est très vite "corrompu", en tout cas il comprend très vite les choses, confie Laurent Tirard. Sur le tournage, il était sidérant de voir à quel point, au bout de trois jours, les enfants demandaient eux-mêmes un raccord coiffure ou maquillage ! Ils savent parfaitement attendrir les adultes et certains d'entre eux arrivaient pour le casting en déployant des sommets dans l'art de la séduction et de la pose ! Dès lors, toute fraîcheur et toute innocence étaient perdues. Mais globalement, le choix des principaux enfants n'a pas été difficile. Par contre, j'avais peur de savoir s'ils seraient capables de jouer devant une caméra car j'avais choisi "une bouille", une personnalité, en faisant le pari qu'ils seraient réellement à l'aise sur un plateau. Je n'avais jamais tourné avec des enfants et tout cela était pour moi terra incognita. Au final, je les trouve incroyables ! Ce sont des acteurs."
  • Pour le rôle-titre, le choix de Laurent Tirard s'est très vite porté sur Maxime Godart en raison de sa ressemblance physique pour le moins troublante avec le personnage et en raison de sa détermination à devenir acteur. "A neuf ans, il a une vision très claire de la place qu'il veut avoir dans la société, de ce qu'il veut faire de sa vie, explique le réalisateur. Avec sa personnalité extravertie, je pensais qu'il n'aurait pas peur devant la caméra. Or, il s'est produit l'inverse. Le premier jour, lorsqu'un énorme bras de grue avec une caméra s'est approché de lui pour un premier tour de manivelle, il était pétrifié ! Chez Maxime, plus encore que chez les autres enfants, l'envie et le plaisir de jouer étaient formidables. Jamais il n'a donné le moindre signe de fatigue ni manifesté le besoin d'arrêter."
  • Le tournage s'est déroulé du 22 mai au 11 octobre 2008.
  • L'interprète du jeune Joachim n'est autre que Virgile Tirard, le propre fils du réalisateur.
  • Alain Chabat, qui a participé à l'écriture des dialogues, fut un temps pressenti pour incarner le père du Petit Nicolas. Les noms de Fabrice Luchini et Edouard Baer ont également circulé lors de l'élaboration du casting.
  • Les plus mélomanes auront reconnu en chanson du générique de fin le titre "On est pas à une bêtise près" interprétée par Renan Luce.

Mon avis :
Bien que ce ne soit pas exactement ma génération, "Le petit Nicolas" à quand même bercé une petite partie de ma jeunesse. J'avais eu l'occasion de lire quelques unes de ses aventures et j'ai même le souvenir de l'avoir un peu "étudié" en primaire. Cependant, mes souvenirs était si lointain qu'il m'était difficile de tout me rappeler, j'avais surtout souvenirs des dessins, de quelques noms de personnages, du terrain vague etc etc. C'est donc avec curiosité mais aussi avec craintes car la bande annonce (en tout cas le premier teaser) me faisait un peu peur que je me suis décidé à voir ce film. Je dois bien reconnaître que je n'ai pas été déçu. Entre grands rires et simples sourire, j'ai passé un bon moment devant cette histoire assez simpliste qui ravira les plus jeunes tout comme les adultes qui y retrouveront une part de leur innocence perdue. Tout en simplicité, le film nous replonge à une époque insouciante qui ne nous laisse pas indifférent et où chaque scène est synonyme de plaisir. De mémoire, l'esprit de l'œuvre originale est même très respecté et je ne dis pas ça seulement à cause de son générique d'une très grande qualité qui annonce tout de suite la couleur. Les dialogues enfantins sont assez drôle et c'est avec plaisir que l'on retourne dans les années 60 pour suivre les aventures de cette bande de potes en culottes court qui n'est jamais en manque d'idées et de bêtise de part leurs insouciance et leur naïveté. Du côté de la distribution, quand il y a de grands noms ça peut donner du bon comme du moins bon. Ici, le casting est de très grande qualité allant de la simple apparition (Gérard Jugnot dans un clin d'œil excellent, Louise Bourgoin, Michel Galabru...), à l'apparition plus poussé (Anémone tout simplement culte, Michel Duchaussoy, François Damiens...) jusqu'au rôle plus développé (Kad Merad et Valérie Lemercier parfait en parents, Daniel Prévost irrésistible comme toujours, François-Xavier Demaison parfait...). Tous ses acteurs confirmés sont très bons mais le jeune casting est lui aussi excellent à commencer par Maxime Godart qui porte bien le film sur ses épaules et dont la ressemblance physique et dans le jeu avec le personnage qu'il interprète est flagrante. Ses camarades de jeu ne démérite pas non plus au point que j'ai vraiment pris du plaisir à les voir évoluer et qu'au final je me dis qu'il existe encore de jeunes comédiens capable d'être crédible. La mise en scène de Laurent Tirard est elle aussi parfaite avec une ambiance bien choisi qui correspond bien à l'œuvre d'origine et qui joue beaucoup sur les décors et les costumes très colorés. Le tout est enjoué, frais et emmené par une bande originale très correcte dont la chanson phare "On est pas à une bêtise près" de Renan Luce résume bien l'état d'esprit. "Le petit Nicolas" ne va pas révolutionner le cinéma mais au moins le film à le mérite non seulement d'être une adaptation juste qui ne trahi pas son support mais en plus un divertissement agréable qui nous fait passer un bon moment qui nous donne envie de retomber en enfance. Je ne m'attendais pas à un tel résultat ce qui fait que du coup j'ai vraiment passer un très bon moment devant ce film que je recommande :-) .
"Je propose de lui faire copier 300 fois : Je ne dois pas souiller d'inscriptions ignominieuses les portes de mon établissement scolaire, lieu dédié à l'éducation et à l'élévation spirituelle dans les valeurs de la république."
Kad Merad, Valérie Lemercier et Maxime Godart nicolas_1.jpg

Affiche française Thirst, ceci est mon sang"Thirst, ceci est mon sang" (Bak-Jwi)
Réalisateur : Park Chan-wook.
Avec : Song Kang-Ho, Kim Ok-vin, Kim Hae-Sook, Shin Ha-Kyun, Park In-hwan, Oh Dal-soo, Song Young-Chang, Mercedes Cabral, Eriq Ebouaney...
Origine : Corée du Sud.
Genre : Drame - Horreur.
Durée : 2 heures 13.
Sortie française : 30 septembre 2009.
Sortie sud coréene : 30 avril 2009.
Film interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en salles.
Synopsis :
Sang-hyun est un jeune prêtre coréen, aimé et respecté. Contre l'avis de sa hiérarchie, il se porte volontaire pour tester en Afrique un vaccin expérimental contre un nouveau virus mortel. Comme les autres cobayes, il succombe à la maladie mais une transfusion sanguine d'origine inconnue le ramène à la vie. De retour en Corée, il commence à subir d'étranges mutations physiques et psychologiques : le prêtre est devenu vampire. Mais la nouvelle de sa guérison miraculeuse attire des pèlerins malades qui espèrent bénéficier de sa grâce. Parmi eux, Sang-hyun retrouve un ami d'enfance qui vit avec sa mère et son épouse, Tae-Ju. Il succombe alors à la violente attirance charnelle qu'il éprouve pour la jeune femme...
Les petits plus :
  • "Thirst, ceci est mon sang" est un projet que Park Chan-wook souhaitait réaliser depuis plusieurs années. En effet, voilà maintenant dix ans que cette histoire de vampire hante l'esprit du cinéaste coréen. Dès le tournage de "Joint security area", le réalisateur avait demandé à l'acteur Song Kang-Ho de tenir un rôle dans ce projet. D'ailleurs, dans le segment qu'il a réalisé dans "3 extrêmes", Park Chan-wook mettait en scène un réalisateur en train de tourner un film de vampire. Un moyen pour lui de mettre en place certaines situations dramatiques qu'on retrouve dans "Thirst".
  • Dans ses précédents films, comme "Sympathy for Mr. Vengeance", "Old Boy" et "Lady vengeance", le cinéaste Park Chan-wook confrontait ses personnages à des dilemmes. En s'intéressant à des criminels luttant pour leur redemption, il s'est souvent penché sur des questions existentielles. Dans "Thirst, ceci est mon sang", on retrouve également le même thème cher au réalisateur, celui du rapport entre le péché et la rédemption. En effet, le personnage principal est un prêtre, symbole absolu de l'humanisme, obligé de se nourrir de sang humain pour survivre. C'est également une occasion pour le cinéaste de déconstruire le mythe du vampire.
  • C'est la quatrième fois que Park Chan-wook et Song Kang-Ho collaborent ensemble. Lorsque le cinéaste a proposé le rôle du vampire à l'acteur lors du tournage de "Joint security area", ce dernier ne se doutait pas que le film mettrait autant de temps à se faire. Il se souvient : "Quand j'ai reçu le scénario, j'ai été surpris par la rigueur de sa construction et l'originalité de l'intrigue. Mais surtout, j'ai été heureux de constater que le projet était enfin devenu réalité". Le comédien a suivi un entraînement physique pour endosser la carrure du vampire. Un vampire d'ailleurs surprenant, puisque faible et innocent, empreint d'une grande humanité, à mille lieues de l'archétype du vampire que l'on connaît en Occident.
  • "Thirst, ceci est mon sang", est le premier film coréen à obtenir le financement d'un grand studio hollywoodien, Universal, ce qui lui permet de s'assurer une large distribution sur le territoire américain.
  • Le maquillage et les costumes reflètent la personnalité et l'évolution des personnages au cours du film. Au début, Sang-Hyun porte des vêtements aux couleurs atones qui évoquent un simple prêtre catholique. Mais après sa transformation, il fait de moins en moins attention à son apparence : cheveux décoiffés et tenues débraillées, signes évidents de sa métamorphose. Quant à Tae-ju, ses bouleversements émotionnels se traduisent par des changements de couleurs vestimentaires, des teintes neutres au bleu. Au départ, son maquillage est pâle, ses cheveux malcoiffés et ses tenues n'ont pas d'éclats. Mais tout change lorsqu'elle rencontre Sang-hyun, elle prend conscience de sa beauté et ose porter des tenues qui la mettent en valeur.
  • Park Chan-wook a lui même choisi minutieusement les musiques pour illustrer son film. Tout comme les décors et le maquillage, elles devaient symboliser l'état d'esprit des protagonistes. Ainsi, Sang-hyun écoute la "Cantate BWV 82" de Bach. Les paroles de l'Aria de Bach : " parce que le le Christ a racheté nos pêchés, nous pouvons accueillir la mort comme un repos éternel " est une parfaite métaphore de ce que ressent le prêtre au cours du film. A l'opposé, Tae-ju est obligée d'écouter des chansons coréennes traditionnelles des années 40, car sa belle-mère en est fan. Des chansons qui contribuent à rendre sa vie ennuyeuse et déprimante.
  • Park Chan-wook a fait un grand travail sur la notion d'espace dans le film. D'une manière générale, une grande majorité des scènes ayant lieu après la transformation de Sang-hyun se passent dans des endroits clos, afin de créer une atmosphère claustrophobique et oppressante. De plus, le réalisateur a souhaité démarquer l'espace de Sang-hyun de celui de Tae-ju. L'espace de Sang-hyun a été étudié de façon à ce qu'il reflète la vie strict et solitaire d'un prêtre, comme l'illustre bien le monastère et l'hôpital, avec les murs blancs et nus, le plancher en bois et les rares meubles. L'ensemble créé un décor très austère et un climat froid. A l'inverse, l'espace de Tae-ju, l'atelier de couture, est un mélange frappant d'éléments culturellement hétérogènes (Costumes traditionnels coréens, vodka, médicaments, disques de musique coréenne, des images de la sainte vierge), qui ôtent toute identité nationale à la pièce.
  • Ce film était en compétition officielle au Festival de Cannes 2009 où il reçu le Grand Prix du Jury.

Mon avis :
Bien avant que le film ne fasse parler de lui à Cannes, "Thirst, ceci est mon sang" faisait parti des films que je souhaitait découvrir. D'une part, je m'intéresse de plus en plus au cinéma sud-coréen (c'est dommage d'ailleurs que l'on distribue pas mieux leurs films en France) et d'autre part, de ce que j'ai pu voir jusqu'à présent, j'aime beaucoup le travail de Park Chan-wook. A côté de ça, bien au delà de la mode de film de vampire actuelle, ce film avait l'air de nous offrir une vision différente de ce que l'on à l'habitude de voir. Pour être différente en tout cas, elle l'est. Le fait de choisir un prêtre qui devient petit à petit vampire et qui doit faire face aux tentations que cela implique est une très bonne idée je trouve. Le scénario prend son temps pour mettre en place les différents élément de l'intrigue et regorge de pas mal d'idées intéressante. La psychologie des personnages n'est pas non plus délaissé au profit d'une surenchère ce qui est aussi une bonne chose pourtant, j'ai eu un peu de mal à accroché. Ce n'est pas tant les quelques scènes "érotique" qui m'ont dérangé car je les comprend tout à fait dans leurs contextes même si je les ai pas toujours trouvé justifiées c'est surtout que cette histoire est assez spécial. Bien loin des conventions actuelles, le film nous montre tout autre chose et il m'as été un peu parfois difficile de voir où le film voulait aller même si je reconnais que le film vient de plus en plus intéressant vers sa fin. Alternant drame, humour, érotisme, horreur et surnaturel, le film est un melting pot assez intéressant mais réservé à un public averti qui aime ce genre d'histoire particulière. Le casting est en tout cas très bon. Si les rôles secondaires sont savoureux, j'ai beaucoup apprécié le jeu de Song Kang-Ho (que j'ai vraiment envie de suivre) qui est incroyable et très charismatique ainsi que celui de Kim Ok-vin qui est parfaitement à la hauteur de la complexité de son personnage. Les deux comédiens sont vraiment complémentaire et on ressens une nette évolution dans leurs jeux respectifs au fur et à mesure que le film avance à l'image de l'évolution de leurs personnages. Derrière la caméra, je n'ai pas du tout été déçu par Park Chan-wook qui livre encore une mise en scène soigné qui sers bien son sujet. Décors, costumes, musiques, lumières, placement de la caméra et des comédiens... tout est parfaitement millimétré et ont à le droit à des plans très originaux. Même les scènes sanglantes se regardent facilement sans que l'on ressente de la gratuité ce qui est assez rare dans ce genre de sujet pour être signalé. Les effets spéciaux sont eux bien foutu même si il y en a quand même un ou deux qui m'ont un peu moins plut comme le coucher de soleil par exemple. Au final, je ne dirais pas que "Thirst, ceci est mon sang" est un mauvais film. C'est un bon film, intéressant avec une nouvelle vision du vampirisme, originale et qui ne néglige aucun aspect cependant le traitement assez spécial du sujet peut décontenancé et perdre quelques spectateurs en route. Par exemple pour ma part je commençais sérieusement à regarder ma montre vers la fin car je trouvé un peu le temps long. J'ai apprécié mais je pense pas à sa juste valeur car ce film n'était peut être pas fait pour moi. L'univers particulier peut plaire à certain, je regrette pas de l'avoir vu mais ce côté "spécial" m'as quand même un peu embêté et ne m'as pas permis de bien savourer ce film. Un bon film maitrisé et intéressant donc mais dont faut aimer l'approche ;-) .
"Si on continue, on va finir en Enfer."
Kim Ok-vin Song Kang-Ho

Affiche Démineurs"Démineurs" (The Hurt Locker)
Réalisateur : Kathryn Bigelow.
Avec : Jeremy Renner, Anthony Mackie, Brian Geraghty, Guy Pearce, Ralph Fiennes, David Morse, Evangeline Lily, Christopher Sayegh...
Origine : Etats-Unis.
Genre : Guerre - Action - Drame.
Durée : 2 heures 04.
Sortie française : 23 septembre 2009.
Sortie américaine : 26 juin 2009.
Film tous publics avec avertissement parental lors de sa sortie en salles.
Synopsis :
Bagdad. Le lieutenant James est à la tête de la meilleure unité de déminage de l'US Army. Leur mission : désamorcer des bombes dans des quartiers civils ou des théâtres de guerre, au péril de leur vie, alors que la situation locale est encore... explosive.
Les petits plus :
  • S'il se trouve ici au cœur du second conflit irakien, Brian Geraghty (Eldridge) a également connu la première guerre en Irak, grâce à Sam Mendes, qui lui avait confié le rôle de Fergus dans "Jarhead - La fin de l'innocence".
  • "Démineurs" a été présenté en Sélection officielle, en compétition à la Mostra de Venise en 2008.
  • La réalisatrice précise son intention : "La peur a mauvaise réputation, mais je pense que ce n'est pas justifié. La peur permet de clarifier les choses car elle vous oblige à vous focaliser sur ce qui est important, en laissant de côté ce qui est accessoire. Lorsque Mark Boal, le scénariste, est rentré d'un reportage en Irak, il m'a parlé de ces soldats qui désamorcent des bombes en pleine zone de combat ? ce qui, de toute évidence, est une mission réservée aux hommes les plus qualifiés qui s'en acquittent au péril de leur vie. Quand il m'a raconté qu'ils étaient totalement exposés et qu'ils n'utilisaient rien d'autre que des pinces pour désamorcer une bombe suffisamment puissante pour faire des victimes à 300 mètres à la ronde, j'ai été sonnée... Lorsque j'ai découvert que ces hommes se portent volontaires pour ce type de mission extrêmement dangereuse, et qu'ils y prennent tellement goût qu'ils ne pourraient pas concevoir de faire autre chose, j'ai compris que je tenais là le sujet de mon nouveau film."
  • La réalisatrice a co-écrit le scénario en compagnie de Mark Boal, l'homme qui était déjà à l'origine de "Dans la vallée d'Elah" de Paul Haggis, également consacré au conflit irakien. C'est en effet un de ses articles, "Death and dishonor", publié dans Playboy, qui a inspiré au réalisateur l'idée du film.
  • Plusieurs scènes ont été tournées caméra à l'épaule au format super-16 afin d'obtenir un style pris sur le vif.
  • Pour des raisons de sécurité, le film n'a pu être tourné en Irak. l'équipe a donc opté pour Amman, en Jordanie. Certaines scènes ont été tournées à quelques kilomètrès de la frontière irakienne. Des réfugiés irakiens en Jordanie jouent d'ailleurs des petits rôles ou font de la figuration.
  • James Cameron, ex-mari de Kathryn Bigelow, a déclaré à propos du film, lors d'une interview au journaliste David Poland : "Ca pourrait devenir le 'Platoon' de la Guerre en Irak".
  • Charlize Theron, Colin Farrell et Willem Dafoe avaient tous trois été pressentis pour jouer dans le film.

Mon avis :
"Démineurs" faisait parti de ses films qui me tentait bien. Je dois avouer qu'en sortant de ma salle de cinéma, mon premier ressentiment fut la déception car quand on y regarde d'un premier abord en gros le film ne fait que montrer des gars, plus ou moins casse cou en fonction des caractères, qui passe leurs temps à désamorcer des bombes en plein conflit irakien et dès qu'il y en à une qui est désamorcés ou qui leur pète à la figure... et bien ils passent à la suivante. Ça peut être intéressant en soit au journal de 20 heures mais en film j'étais pas convaincu d'y voir un quelconque intérêt. Pourtant avec le recul, j'ai revu ce film à la hausse dans mon estime. Certes le film ne fait que montrer une équipe de démineurs en pleine action mais elle permet aussi d'aborder le conflit irakien d'un point de vue différent de ce que l'on peut voir en temps normal. Le goût de l'adrénaline, le danger de ce métier qui doit faire face à une population hostile à leurs présence en général, la cruauté de la guerre, la motivation de ses soldats... sont autant de thème que le film aborde. Le point de vue n'est pas toujours présent mais au moins il à le mérite de faire réfléchir le spectateur sur ce conflit. Le casting est quant à lui impeccable. Jeremy Renner (qui n'est pas toujours un acteur que j'apprécie pourtant) s'en sors bien avec Anthony Mackie et Brian Geraghty tandis que j'ai beaucoup apprécié les apparitions de Guy Pearce, Ralph Fiennes ou encore David Morse que je regrette de ne pas avoir plus vu. La mise en scène de Katheryn Bigelow est parfaite. Très esthétique, c'est assez intéressant de voir un regard de femme aussi dur et efficace porté sur ce sujet. Les effets visuels sont en tout cas saisissant et même si on peut reprocher quelque fois une petite surenchère, cette dernière sers surtout à appuyer son sujet et à lui donner encore plus d'impact. Au final, "Démineurs" (dont le titre en version originale est quand même bien plus classe ;-) ) est un film intéressant à voir surtout pour son approche. J'étais déçu à la sortie de la salle mais avec le recul je dois consentir que j'ai quand même vu un bon film efficace. Malgré tout, je l'ai quand même trouvé un chouïa trop long et je dois avouer avoir regarder ma montre à plusieurs reprises surtout vers la fin. On pourrait dire que c'est un film de guerre mais je pense que c'est avant tout un drame social qui parle plus de la psychologie de ses soldats et de leurs état d'esprit que de la guerre en elle même qui au final ne sers surtout que de toile de fond. Un film à voir.
"- Quel est le meilleur moyen de s'y prendre pour désarmer un de ses engins ?
- C'est d'y survivre, Monsieur."

Jeremy Renner demineurs.jpg

Affiche Le dernier pour la route"Le dernier pour la route"
Réalisateur : Philippe Godeau.
Avec : François Cluzet, Mélanie Thierry, Michel Vuillermoz, Eric Naggar, Lionnel Astier, Raphaeline Goupilleau, Eva Mazauric, Anne Consigny, Bernard Campan...
Origine : France.
Genre : Drame.
Durée : 1 heure 47.
Sortie française : 23 septembre 2009.
Synopsis :
Hervé, patron d'une agence de presse, décide d'en finir avec l'alcool. Loin de tout et grâce aux autres, il parvient à combattre sa dépendance, en repartant vers une nouvelle vie...
Les petits plus :
  • "Le Dernier pour la route" est l'adaptation du roman homonyme de Hervé Chabalier, actuel directeur de l'agence Capa et ancien grand reporter au Nouvel Observateur. Cet ouvrage autobiographique est paru aux éditions Robert Laffont en octobre 2004. "C'est un livre que l'on ressent, qui m'a énormément touché, confie Philippe Godeau. Je l'ai lu comme un roman, très rapidement et, dès le lendemain matin, j'ai appelé pour avoir les droits. Ça m'était déjà arrivé quand j'avais lu 'La Mort intime' de Marie de Hennezel. A priori ce ne sont pas des livres évidents à adapter mais pour moi c'était une révélation."
  • "Le Dernier pour la route" est le premier long métrage en tant que réalisateur de Philippe Godeau, qui a eu l'occasion de briller jusqu'à maintenant comme producteur et distributeur via sa société Pan Européenne. "Je n'avais jamais pensé à réaliser un film, j'ai toujours été très heureux dans la distribution et la production, explique-t-il. Lorsque j'ai acheté les droits de ce livre, je n'avais pas du tout dans l'idée de le réaliser. J'ai rencontré plusieurs metteurs en scène pour leur proposer l'adaptation. Mais l'angle qu'ils voulaient prendre n'était pas, de mon point de vue, le bon. Pour la première fois, je me suis plus impliqué dans l'écriture, en me disant : 'On proposera le scénario au metteur en scène après...'. J'ai travaillé avec Agnès De Sacy, puis, quand je l'ai de nouveau proposé à Jaco van Dormael ou à des gens de mon entourage, ils m'ont plutôt encouragé à le réaliser moi-même. Aujourd'hui, je n'ai qu'une envie, c'est de faire un autre film."
  • Avec un budget de 8 900 000 euros, "Le Dernier pour la route" s'est tourné du 15 septembre au 8 novembre 2008 à Paris et Aix-les-Bains, avec une escale de trois jours en décembre sur le continent africain.
  • Avant que François Cluzet ne décroche le rôle de Hervé Chabalier, plusieurs comédiens étaient pressentis pour incarner ce journaliste. Parmi eux, Daniel Auteuil, Dany Boon et Christian Clavier. " Tous les acteurs à qui l'on a proposé le rôle d'Hervé ont dit oui à peu près en 24 heures, confie Philippe Godeau. Puis, ça ne s'est finalement pas fait. Ce qui est drôle, c'est que la première personne à qui j'avais donné le livre il y a quelques années était François Cluzet. Il ne l'avait alors pas lu, il n'en avait pas envie à ce moment-là de sa vie. Je crois qu'il en avait une mauvaise perception : il pensait qu'Hervé racontait sa dérive. Aujourd'hui, c'est un bonheur d'avoir fait ce film avec François, et je pense que personne n'aurait pu tenir ce rôle aussi bien que lui."
  • Cette bande originale est la deuxième que Jean-Louis Aubert a composée pour le cinéma, quelques mois après celle du film de Philippe Claudel "Il y a longtemps que je t'aime". "Pour le film 'Il y a longtemps que je t'aime', je suis parti sur une musique acoustique et pour 'Le Dernier pour la route' sur quelque chose de plus électrique, confie le musicien. Mais ces musiques ont en commun un petit quelque chose qui évolue dans le temps. La musique suit le cheminement du personnage. Elle s'ouvre, s'élève en passant par divers états : la colère, la patience, l'interrogation. L'auteur navigue dans ces mêmes états d'âme pour arriver à une chanson. Il n'y a pas de volonté de coller à une musique. La musique se fait en même temps qu'on avance dans le film. L'échange est important, je fais du sur-mesure, je suis au service du film, comme un acteur ou un cadreur."
  • "Le Dernier pour la route" fait partie des septs longs métrages sélectionnés en 2008 par la Fondation Groupama-Gan pour le Cinéma, qui récompense chaque année des scénarios et accompagne leur production.
  • Hervé Chabalier, l'auteur du best-seller dont "Le Dernier pour la route" est l'adaptation, fait une petite apparition au début du film, comme passager du train dans lequel voyage François Cluzet.

Mon avis :
"Le dernier pour la route" ne faisait pas parti de ce que j'appelais mes grosses attentes. J'étais tombé sur la bande annonce une ou deux fois et le film avait l'air intéréssant mais si je le raté en salles, c'était pas bien grave. Pourtant, l'occasion s'est présenté et je me suis dirigé vers mon cinéma de quartier pour pouvoir le voir. J'ai bien aimé le scénario. Je ne peux le comparer au livre original car je ne l'ai pas lu mais j'ose croire qu'il est assez fidéle du moins dans l'esprit, ne serait ce que parce que l'auteur du livre, Hervé Chabalier (dont l'œuvre est autobiographique), à été impliqué dans ce film. Le film m'as donné envie de lire le livre en tout cas ne serais ce en tout cas que parce que cette histoire essaye de nous faire comprendre les personnes alcooliques et comment ils ont pu en arriver à ce stade. Sans chercher à excuser leurs dérives et le comportement qu'ils peuvent avoir sur eux et sur leurs entourages, l'histoire tente de nous intégrer dans ce monde d'excès et de dérives. J'aime beaucoup quand un film cherche à expliquer le pourquoi du comment plutôt que de juger bêtement et le film de Philippe Godeau en soit m'as beaucoup plu. Le rythme est certes pas très rapide mais colle parfaitement à son sujet sans que l'on s'ennuie. Bien au contraire, j'ai même trouvé que le film défilé assez vite et était très touchant. Le casting y est pour beaucoup aussi. Chacun joue bien le jeu en toute sobriété sans jamais en rajouter à commencer par un très bon François Cluzet qui porte bien le film sur ses épaules. On s'attache beaucoup aussi aux rôles secondaires grâce à l'interprétation des différents acteurs qui rendent leurs personnages sympathiques même lorsque ses derniers s'écarte du droit chemin. La mise en scène est elle aussi sobre et efficace évitant de tomber dans le grotesque même si parfois on peut trouver un peu exagéré l'utilisation de quelques paysages qui en rajoute peut être un peu trop dans la carte postale. Quoiqu'il en soit, c'est beau à voir et je n'ai pas vu le temps passé. La bande originale signée Jean-Louis Aubert est elle aussi très belle. Au final, "Le dernier pour la route" est vraiment un film intéressant que je conseille, un premier long métrage réussi et maitrisé qui en plus, plutôt que de tomber dans l'happy end classique nous raconte que si certains peuvent s'en sortir d'autres non et que même avec de la volonté ce n'est pas toujours aussi simple que l'on peut vouloir y penser. Un film que je ne regrette pas d'avoir vu en tout cas :-) .
"Pour moi, l'alcool c'était comme une aventure, le frisson, j'en avais besoin. D'ailleurs je buvais plus pour être bien, je buvais pour ne plus être mal."
François Cluzet Mélanie Thierry et François Cluzet

Affiche Julia et Julia"Julie et Julia" (Julie & Julia)
Réalisateur : Nora Ephron.
Avec : Meryl Streep, Amy Adams, Stanley Tucci, Chris Messina, Linda Emond, Helen Carey, Mary Lynn Rajskub, Jane Lynch, Joan Juliet Buck, Crystal Noelle, George Bartenieff, Vanessa Ferlito, Casey Wilson, Jilian Bach...
Origine : Etats-Unis.
Genre : Comédie.
Durée : 2 heures 03.
Sortie française : 16 septembre 2009.
Sortie américaine : 7 août 2009.
Synopsis :
Julia Child est la femme qui a changé pour toujours la façon de cuisiner de l'Amérique. Mais en 1948, elle n'est encore qu'une Américaine anonyme vivant en France. Le travail de son mari les a amenés à s'installer à Paris, et Julia cherche activement une occupation. C'est alors qu'elle se prend de passion pour la cuisine française...
Cinquante ans plus tard, Julie Powell a l'impression d'être dans une impasse. Elle va avoir 30 ans, et pendant que ses amies connaissent bonheur et succès, elle végète dans son travail. Julie se lance alors un défi complètement fou : elle se donne exactement un an, 365 jours pour cuisiner les 524 recettes du livre de Julia Child - Mastering the Art of French Cooking, et elle crée un blog pour relater son expérience...
Les petits plus :
  • "Julie et Julia" entrelace deux destins de femmes extraordinaires. Celui de Julia Child, célèbre cuisinière américaine qui fit découvrir à ses concitoyens la cuisine française. Première Américaine diplômée de l'école culinaire Le Cordon Bleu à Paris, elle coécrit le célèbre ouvrage "Mastering the Art of French Cooking" au début des années 60 puis anime de célèbres émissions télévisées. Le film revient également sur le destin de Julie Powell, new-yorkaise qui décide de changer de vie en 2002. Elle se lance un défi fou : en un an, 365 jours, elle va réaliser les 524 recettes du livre de Julia Child, et raconter son expérience dans un blog. Elle fut l'une des pionnières de la blogosphère et son blog personnel devint si populaire qu'elle publia un livre tiré de son expérience : "Julie & Julia : My Year of Cooking Dangerously".
  • "Julie et Julia" est l'adaptation combinée des livres "Julie & Julia : My Year of Cooking Dangerously" ("Julie & Julia : Sexe, blog et boeuf bourguignon" en version française) de Julie Powell (incarnée à l'écran par Amy Adams) et "My Life in France", écrit par la grande cuisinière Julia Child (jouée par Meryl Streep) et Alex Prud'homme.
  • Certaines scènes de "Julie et Julia" ont été tournées à Paris, la ville où la vraie Julia Child s'est réellement épanouie. La plus grande partie des scènes parisiennes a été tournée sur la Rive Gauche, dans les 5e et 6e arrondissements, et aux alentours de Saint-Michel et Saint-Germain-des-Prés. Parmi les sites figurent la librairie Shakespeare and Company, la place Sainte-Geneviève, un café près de la place Maubert, et plusieurs ponts sur la Seine. C'est dans la rue commerçante centrale de l'île Saint-Louis que Julia Child fait ses courses alimentaires, et elle se promène avec son mari dans le square Jean XXIII derrière Notre-Dame, sur l'île de la Cité. Un peu plus loin, au pied de Montmartre, se trouve la boulangerie Art Nouveau où elle va chercher ses croissants. La plus grande scène tournée à Paris a demandé plusieurs jours de préparation et une journée complète de tournage. Elle se déroule rue Mouffetard, dans le 5e arrondissement. Pendant plusieurs générations, la partie basse de la rue a accueilli un marché en plein air les matins de semaine. C'est là que Julia Child commence réellement à découvrir son amour de Paris et que s'éveille son intérêt pour la cuisine.
  • Bien que Meryl Streep soit une excellente cuisinière et qu'Amy Adams ait pris des cours avant le tournage, toutes deux ont été instruites en matière de technique de cuisine française. Elles ont notamment appris à désosser un canard et le coup de main pour faire sauter une omelette. Meryl Streep confie : "La chose la plus importante que j'ai apprise dans ces scènes culinaires, c'est le rôle des couteaux. Débiter des oignons est un jeu d'enfant si vous avez le bon outil, un couteau lourd et bien tranchant. Comme le dit Julia Child, "il faut toujours laver vos couteaux, les aiguiser, les sécher et les ranger.". Le secret de la réussite, c'est un bon couteau bien aiguisé !"
  • Meryl Streep, qui interprète Julia Child dans "Julie et Julia", évoque son personnage : "Julia Child n'avait pas seulement une passion pour son mari ou pour la cuisine, elle avait une passion pour la vie. Elle avait une vraie joie de vivre. Elle aimait la vie, et communiquait cet amour à son entourage." Et d'ajouter : "Je ne suis pas réellement Julia Child, je suis l'idée que s'en fait Julie Powell. Je ressens bien sûr une responsabilité envers sa mémoire, le formidable travail qu'elle a accompli et l'héritage qu'elle a laissé, et envers l'essence de ce qu'elle était, mais je n'avais pas pour objectif d'en faire une imitation pure et dure."
  • En 2009, "Julie et Julia" a été présenté hors compétition au Festival du Film Américain de Deauville.
  • "Julie et Julia" marque la seconde collaboration des comédiens Meryl Streep et Stanley Tucci après "Le Diable s'habille en Prada.
  • La musique de "Julie et Julia" est composée par le célèbre artiste français Alexandre Desplat, à qui l'on doit notamment les partitions de "L'Etrange histoire de Benjamin Button", ou encore "Le Voile des illusions", pour lequel il a obtenu le Golden Globe en 2007.

Mon avis :
Bien que le cinéma m'aide à m'échapper un peu à mon quotidien et entre autres à mon métier de cuisinier, j'étais curieux de découvrir ce film ne serait ce que pour le casting féminin qui me plaisait bien et un synopsis alléchant qui me laissait présager une bonne petite comédie me mettant l'eau à la bouche. Pour ce dernier point malheureusement, mieux vaux voir un bon "Ratatouille" qui donne une furieuse envie de manger plutôt que ce film qui contrairement aux apparences ne met pas en avant la cuisine mais plus le destin de deux femmes qui ne se sont jamais côtoyés, vivant à des époques différentes et qui à un moment donné de leurs vies ont eu le désir de se tourner vers la cuisine. Plus que la cuisine, c'est donc le portrait de ses deux femmes mais aussi de la société dans laquelle elles vivent qui est dépeinte dans ce scénario intéressant mais un peu maladroit par moment. En effet, possédant quelques baisses de rythme (et une durée un peu excessive je trouve pour ce genre d'histoire), le film m'as un peu "ennuyé" par moment malgré son côté sympathique ce qui fait que même si j'ai passé un bon moment, je suis loin d'avoir été transcendé. Pourtant le duo féminin formé par Meryl Streep et Amy Adams est bon même si on peut reprocher aux deux actrices de peut être un peu trop cabotiné mais sans jamais se croiser à l'écran, les deux actrices arrivent à être complémentaire et à apporter leurs visions sur cette intrigue. Le reste du casting aussi est pas mal même si seul Stanley Tucci et Chris Messina arrive à ne pas être trop transparent à cause du scénario. La mise en scène est assez classique dans ce genre de film mais reste agréable à voir et très colorés ce qui donne quand même l'impression lors des scènes culinaires d'avoir à faire avec une cuisine "vivante" ce qui est pas plus mal. Les décors et les costumes sont eux aussi bien exploité ainsi que la lumière pour bien démarqué les deux époques et j'ai bien aimé aussi le plan final qui même si il laisse quelques questions en suspense (Au final, pourquoi cette réaction de Julia Child ? Pourquoi dire que c'est adapté de deux histoires vraies pour apprendre à la fin que tout ce qu'on voit du personnage de Julia Child n'est autre que l'interprétation faite par Julie Powell ?...). "Julie & Julia" reste à mes yeux une comédie dramatique un peu maladroite donc mais qui reste divertissante et se laisse regarder. Même si je comprends le point de vue du film, je regrette quand même un peu que la cuisine ne soit pas assez bien mise en valeur (je n'ai pas eu l'envie de manger à la sortie de la projection à l'instar de "Ratatouille" qui lui m'avait donné faim :P ) mais ça reste un film qui se regarde avec plaisir même si on l'oublie assez vite... Petit conseil pour ceux qui veulent voir le film malgré tout mais là ça n'engage que moi : Évitez à tout prix la version française qui est vraiment je trouve un supplice pour les oreilles surtout pour la voix de Meryl Streep.
"Je suis Julia Child, bon appétit !!!"
Meryl Streep et Stanley Tucci Amy Adams et Chris Messina

Affiche funny people"Funny people"
Réalisateur : Judd Apatow.
Avec : Adam Sandler, Seth Rogen, Leslie Mann, Eric Bana, Jonah Hill, Jason Schwartzman, Maud Apatow, Iris Apatow, Aziz Ansari...
Origine : Etats-Unis.
Genre : Comédie dramatique.
Durée : 2 heures 20.
Sortie française : 7 octobre 2009.
Sortie américaine : 31 juillet 2009.
Synopsis :
George Simmons, un humoriste chevronné, apprend qu'il a une maladie grave et qu'il est en phase terminale. Son désir de découvrir l'amitié l'amènera à prendre un jeune humoriste sous son aile.
Les petits plus :
  • "Funny People" est le troisième long-métrage réalisé par Judd Apatow, mais c'est le treizième qu'il produit.
  • Dans l'appartement d'Ira, se trouve un poster du film La Dernière corvée, qui est l'un des cinq films favoris de Seth Rogen.
  • Il s'agit du second film où apparaissent Iris et Maude Apatow, les filles de Judd Apatow et de Leslie Mann, après "En cloque, mode d'emploi".
  • Pour préparer ses acteurs à l'interprétation de leurs numéros comiques, Judd Apatow leur imposa plusieurs mois d'écriture et une tournée dans divers cabarets. Le réalisateur souhaitait que le public de ces salles réagisse spontanément aux prestations des acteurs, y compris lorsqu'une blague se plantait. Il s'agissait donc d'endurcir les comiques du film et de leur faire vivre une vraie tournée.
  • Véritable école comique venue des Etats-Unis, pépinière de talents (de nombreux acteurs ont commencé par le Stand Up comme Eddie Murphy), le Stand Up fascine depuis longtemps Judd Apatow. C'est durant son adolescence que le cinéaste découvre cet univers, alors que sa mère, Tami Shad, travaillait dans un cabaret de Southampton, du côté de Long Island. Durant ses études secondaires, il lança une émission radio où il interviewait ses comiques préférés, d'Howard Stern à Steve Allen et de Paul Reiser à John Candy. Judd Apatow voulait alors tout savoir sur les secrets de fabrications de ce métier : d'où tiraient-ils leur inspiration, comment écrivaient-ils leurs sketchs, comment s'y prenaient-ils pour les jouer. Fort de leurs conseils, il s'est à son tour essayé sur scène durant sa dernière année de lycée. Après avoir quitté prématurément l'École de Cinéma de l'USC, Judd Apatow réussit à décrocher un contrat au légendaire Improv Comedy Club de Los Angeles. Bien que le résultat, aux dires de l'intéressé, "fut honorable à défaut d'être éblouissant", il n'insista pas dans cette voie de carrière, et se tourna alors vers l'écriture, mettant son talent au service d'autres comiques comme Adam Sandler qui était son colocataire.
  • L'acteur Jason Schwartzman a du jongler entre scénario et partition, puisqu'en plus d'y tenir un rôle, il est aussi l'auteur de la bande-originale de "Funny People".
  • Si Seth Rogen et Leslie Mann sont déjà apparus dans ses précédentes réalisations, c'est en revanche la première fois qu'Adam Sandler et Eric Bana évoluent devant la caméra de Judd Apatow, le premier ayant toutefois été à l'affiche de l'une de ses productions ("Rien que pour vos cheveux"). Pour la petite histoire, Judd Apatow et Adam Sandler se connaissent de longue date, puisqu'ils partagèrent une chambre commune lorsqu'ils étaient étudiants ! La séquence filmée au début de "Funny People" fut tournée à cette époque.

Mon avis :
Bien que j'ai découvert l'univers de Judd Apatow que très récemment, je dois avouer qu'à chaque fois, un film où son nom est présent au générique que ce soit en tant que réalisateur, producteur ou scénariste m'ont bien souvent plu. Du coup, ce "Funny people" m'intéressait encore plus surtout que l'on pouvait retrouver aussi à l'affiche Adam Sandler, un comique que j'apprécie et que le sujet avait l'air de permettre au réalisateur de nous montrer quelque chose de différent. Le scénario l'es en tout cas. Bien loin des comédies que l'on peut retrouver dans l'univers du cinéaste, ce film possède également une grande part de drame à travers la maladie de son personnage principal. Si le sujet est parfois traité de façon maladroit, c'est bizarrement la partie du film la plus intéressante à voir au point que j'ai même regretté que ça ne soit plus exploité car de l'autre côté, l'humour, qui en temps normal chez Judd Apatow est assez subtil, est ici traité de façon grossière et peine à nous faire réellement rire. Tout ne tombe pas à plat il y à quelques bonnes idées comme les scènes avec le médecins blond qui subit les boutades du duo comique mais tout ce qui concerne le stand up est assez lourd et pompant à force de tourner en boucle au point que la durée excessive de plus de deux heures parait exagéré et qu'il y a de quoi faire deux films distincts. L'idée aurait d'ailleurs pu être pas mal car à force d'alterner entre drame et humour, le film se perd un peu en cours de chemin et ne va jamais jusqu'au bout de ses idées. De notre côté, on trouve le temps vachement long et la fin arrive si péniblement que ce fut, en tout cas pour moi, une libération de voir le générique finale apparaître à l'écran. Les acteurs sont quant à eux en revanche très bon à commencé par un Adam Sandler qui n'est étrangement pas mis en valeur dans les scènes comiques (surtout à cause du scénario je pense) alors que c'est son genre de prédilections mais devient très bon dans les scènes plus dramatiques montrant de nouvelles facettes de son jeu d'acteur qui m'as laissé dire que l'acteur est peut être sous-exploité au cinéma. L'acteur joue vraiment bien le jeu et dégage une vraie complicité avec Seth Rogen qui lui aussi m'est apparu avec un peu plus de "consistance" que d'habitude. J'ai beaucoup aimé aussi la présence de Leslie Mann qui apporte une certaine fraicheur à cette distribution tandis qu'Eric Bana m'as fait rire alors qu'en temps normal s'en le detester je ne suis pas un de ses plus grands fans. D'ailleurs, je n'ai pas souvenirs de l'avoir vu aussi drôle dans un film se qui me pousse à regarder un peu plus sa filmographie à l'occasion. La mise en scène est parfaite et correspond bien à l'univers du film qui fait une bonne démarcation entre l'intrigue et les numéros de stand up. J'ai bien aimé la bande originale aussi qui enveloppe un peu le film. Au final, "Funny people" n'est pas un mauvais film bien au contraire il est même assez différent de ce que fait Judd Apatow d'habitude et son approche aurait pu être sympathique mais à force de ne pas réussir à trancher entre humour et drame (alors que l'humour est pourtant ici pas un des points forts du film) et avec une durée vraiment trop longue qui fait créer un certain ennui chez le spectateur passé l'heure de film, on est un peu soulagé de quitter la salle. Je regrette pas de l'avoir vu et ça me laisse même présager du bon pour l'avenir mais je suis quand même un peu déçu par la façon dont le contenu à été traité. Dommage, j'en attendais peut être un peu trop...
"Il a été présent ma vie entière. C'est comme si le bibendum mourrait."
Adam Sandler et Seth Rogen Eric Bana et Leslie Mann

Affiche Pandorum"Pandorum"
Réalisateur : Christian Alvart.
Avec : Dennis Quaid, Ben Foster, Cam Gigandet, Antje Traue, Cung Le, Eddie Rouse, Norman Reedus, Wotan Wilke Möhring, Delphine Chuillot, Friederike Kempter...
Origine : Etats-Unis.
Genre : Science-fiction - Épouvante.
Durée : 1 heure 45.
Sortie française : 30 septembre 2009.
Sortie américaine : 25 septembre 2009.
Synopsis :
Deux astronautes, le Lieutenant Payton et le Caporal Bower se réveillent dans leur gigantesque vaisseau spatial après un long séjour en hyper-sommeil. Désorientés et plongés dans le noir, ils ne se souviennent ni de leurs identités ni de leur mission. Les seuls sons qui leur parviennent sont des vibrations provenant du cœur du vaisseau. Le Caporal Bower part en exploration et ne tarde pas à découvrir quelques survivants qui vivent cachés, traqués par d'effroyables créatures. Ensemble ils vont essayer de découvrir ce qui s'est réellement passé lors de cette mission...
Les petits plus :
  • Après le succès de son premier long métrage, "Antibodies", Christian Alvart a débarqué à Hollywood. C'est après la vision de ce premier film que les producteurs ont pensé à lui pour diriger "Pandorum". Lorsqu'on lui présenta le scénario, écrit par Travis Milloy, il fut abasourdi. En effet, le jeune homme préparait de son côté un scénario baptisé "No Where" qui présentait la même trame scénaristique : "Quatre astronautes qui partent à bord d'un vaisseau spatial se réveillent d'un hyper-sommeil sans le moindre souvenir du but de leur mission". Travis et Alvart ont alors travaillé ensemble pour faire un mix réussi des deux histoires.
  • Dans le rôle de Nadia, on trouve Antje Traue. Cette jeune comédienne allemande, quasiment inconnue, issue de la scène musicale, trouve dans "Pandorum" son premier rôle important. Avec ce rôle riche en émotion forte, elle a pu effectuer elle-même ses cascades, ce qui lui valu une belle frayeur : "Je me souviens du jour où Christian m'a demandé si j'avais des problèmes de vertige. Je lui ai répondu que non, sans me rendre compte que j'étais alors sur terre ferme. Quelques jours plus tard, on tournait dans une vieille usine et il fallait que je saute sur un pont très élevé au-dessus du sol – et tout d'un coup, j'ai eu comme une révélation : je peux basculer dans le vide à tout instant. Il a fallu que je me rende à l'évidence : je souffre vraiment du vertige."
  • Cung Le est un champion d'arts martiaux qui souhaite tenter sa chance dans le monde du cinéma. L'année dernière, il a remporté le titre de Champion Poids Moyen de la Strikeforce. Après avoir lu le scénario, il a tout de suite annoncé à son agent qu'il voulait absolument jouer dans "Pandorum". Après avoir passé des essais, le comédien a réussit à convaincre tout le monde et a été engagé. Une bonne expérience selon lui : "On est beaucoup plus en sécurité quand on travaille avec des acteurs que lorsqu'on se retrouve dans une cage pour y affronter un vrai combattant."
  • Dans le film, "Pandorum" renvoi au "Syndrome Orbital Dysfonctionnel". Une pathologie liée à l'immensité de l'espace et au sentiment d'isolement et de solitude qu'il procure. "Ce dysfonctionnement empêche de distinguer le bien du mal et se manifeste par des hallucinations, des saignements de nez et des tremblements".
  • Il semblerait que "Pandorum" ne soit que le commencement d'une fresque selon les dires du réalisateur Christian Alvart : "Pour être honnête, ce n'est que le premier chapitre d'une trilogie qui me permettra d'explorer bien plus encore le monde de Pandorum ".
  • Michl Britsch a composé les bandes originales de tous les films de Christian Alvart.

Mon avis :
En voyant la diffusion française du film "Pandorum", il apparu au bout d'une semaine d'exploitation comme une évidence : si je voulais le découvrir sur grand écran, j'avais intérêt à me dépêcher car il n'allait sans doute pas tenir longtemps à l'affiche. Rendez vous était donc pris avec un ami pour le voir en banlieue, bien loin de chez moi mais avec la satisfaction de se dire que j'allais voir un film de science fiction sympathique avec en prime Dennis Quaid et Ben Foster en tête d'affiche. J'ai longtemps hésité avant de mettre ce film dans ce fanzine ou bien dans celui que j'ai écrit spécial "Aie, j'ai mal". Assez prévisible dans son ensemble, le film ne relève en effet d'aucune surprise et parait assez téléphoné à chaque scène. Si finalement j'ai choisi d'en parler dans un fanzine "normal" c'est parce que malgré tout pourtant, le scénario possède quand même des choses intéressante comme un final qui n'est pas sans rappeler un film avec Charlton Heston dont je ne parlerais pas pour évitez de gâchez tout effet de surprise mais aussi une trame de fond avec le pandorum qui aurait pu donner un résultat convenable. Seulement voila, le filon est mal exploité et dès le début on ne peut s'empêcher de rire devant le grotesque de plusieurs situations et de répliques abracadabrante. Cela aurait pu passer à la limite comme un bon nanar à voir entre potes à la limite (ce qui est un peu le cas tout de même), le problème c'est qu'en plus le film est desservi par une mise en scène que j'ai trouvé gonflante. Les trois quart du film se passe dans le noir sans que l'on ne puisse suivre quoique ce soit de l'action (mais qui fait une économie considérable en effets spéciaux vu qu'il n'y à rien à voir) et pour le reste, ça manque un peu d'originalité sauf encore une fois vers la fin qui s'en sors pas trop mal mais dont cette fois ci on ne remarque que trop bien les effets visuels un peu grotesque. J'ai passé plus d'une heure devant un écran noir à écouter donc une bande sonore nous racontant une histoire. Heureusement, quand on pouvait entrapercevoir quelque chose, j'ai quand même apprécier la présence de Dennis Quaid et Ben Foster qui joue très bien même si aucuns de leurs efforts n'est récompensé et ne sauve le film. J'ai bien aimé aussi Antje Traue que j'espère revoir dans un autre film mais c'est vrai que la distribution à au moins eu le mérite de susciter chez moi un semblant d'intérêt. Au final, "Pandorum" est un film que je ne pense pas revoir de sitôt et que je risque d'oublier assez vite je pense. C'est dommage car à y regarder de plus près il y a quand même de bonnes idées mais aucune n'est exploités à sa juste valeur. J'ai entendu dire que le film n'est qu'une amorce de trilogie... J'irai peut être voir la suite si elle voit le jour car malgré tout j'ai beaucoup aimé la fin qui peut donner quelque chose d'intéressant dans un autre opus mais j'espère que si elle voit le jour, cette suite sera d'un autre acabit car sinon il y a de fortes chances que je ne me risque pas à un troisième opus.
"Jamais vous ne vous en sortirez !"
Dennis Quaid Ben Foster

Affiche Victor"Victor"
Réalisateur : Thomas Gilou.
Avec : Pierre Richard, Lambert Wilson, Antoine Duléry, Clémentine Célarié, Sara Forestier, Mohamed Hicham, Marie-France Mignal, Jacqueline Corado Da Silva, Raphaël Bongiorno, Manon Chevallier...
Origine : France.
Genre : Comédie.
Durée : 1 heure 35.
Sortie française : 7 octobre 2009.
Synopsis :
Alice, jeune stagiaire dans un magazine people, se prend d'affection pour son voisin de palier, Victor, charmant vieillard érudit abandonné de tous et sur le point d'être expulsé de son logement. Elle va bientôt trouver une solution à son problème : organiser un concours au sein de son journal dont le gain sera l'adoption de Victor. A l'issue du casting, c'est la famille Saillard qui gagne le droit de l'accueillir. Mais l'arrivée du sémillant octogénaire, censée apporter joie et bonne humeur, tourne rapidement à l'aigre. Les failles de chacun éclatent au grand jour et bouleversent le cadre d'une famille qui semblait pourtant bien sous tout rapport...
Les petits plus :
  • "Victor" est l'adaptation sur grand écran du roman du même nom écrit par Michèle Fitoussi, publié aux éditions Grasset & Fasquelle.
  • Avec "Victor", Pierre Richard joue un rôle plus complexe que les gentils lunaires auxquels il nous a habitué au long de sa riche carrière. "C'est justement ce qui m'a attiré", explique-t-il. "Victor correspond parfaitement au genre de personnage que j'ai envie de jouer aujourd'hui. J'aime sa complexité. J'aime que sa véritable nature se dévoile progressivement tout au long du récit. Il est vieux, il est malade, mais l'on va vite s'apercevoir qu'il n'est pas si vieux et si malade que ça. Il est geignard, il se plaint sans cesse, mais dès que les invités ont fermé la porte, il fait un bond, saute du lit comme un athlète et va se fumer une cigarette. A contrario, quand on le pense malhonnête, arnaqueur, sans coeur, il peut se révéler serviable et avoir un geste généreux. Il est insaisissable, Victor. C'est ce qui fait son charme et son intérêt."
  • Thomas Gilou, le réalisateur de "Victor", explique ce qui l'a séduit dans le roman de Michèle Fitoussi, dont le film est adapté : "Je trouve cette histoire à la fois dense et originale, elle aborde une multitude de sujets de société, dont un qui me paraît crucial : comment s'occuper des personnes âgées ? Il existe de moins en moins de structures pour les accueillir alors que de plus en plus de vieux souffrent de solitude, n'ont pas de famille et se retrouvent dans une situation de précarité. C'est notamment le cas de Victor, qui risque de devenir SDF s'il ne trouve pas fissa une solution. Le roman m'a d'autant plus intéressé qu'il parlait de cette réalité avec légèreté et humour."
  • Le scénario de "Victor" est signé par Thomas Gilou et Lisa Azuelos. Cette dernière a remporté en 2009 un énorme succès public avec la comédie "Lol", dont elle est la réalisatrice et scénariste.

Mon avis :
Autant le dire de suite, si je me suis déplacé en salles pour voir "Victor", c'était avant tout et surtout pour la présence de Pierre Richard au casting qui est un acteur que j'apprécie beaucoup et qui en plus se bonifie avec le temps je trouve. Hormis des affiches dans les gares parisiennes et donc le casting, je ne savais absolument rien de ce film même si j'en attendais quand même une comédie familiale qui me change les idées. Le côté comédie familiale est en tout cas présent ici, un peu trop peut être, dans ce film léger qui se regarde comme un téléfilm de luxe. En effet, même si l'histoire aborde des thèmes intéressants comme l'information dans la presse people, l'appât du gain, l'adultère... mais surtout la vieillesse dans notre société actuelle, l'ensemble est traité avec peut être un peu trop de légèreté pour que son sujet soit pris au sérieux. Du coup, on est juste inviter à sourire devant une succession de scène plus ou moins efficace mais qui le temps d'un film nous fait quand même passer un bon moment. Faut dire aussi que si ça fonctionne c'est aussi un peu au casting est notamment à Pierre Richard bien sûr qui porte bien le rôle titre sur ses épaules et dont la capital sympathie n'est plus à prouver (ce qui est une bonne chose pour ce genre de personnage) mais aussi à Lambert Wilson, second rôle de grande classe qui nous gratifie d'une très belle prestation et possède sans nul doute le personnage le plus drôle du film au point qu'on peut même le regretter lorsqu'il n'apparait pas à l'écran. Le couple Antoine Duléry - Clémentine Célarié est très bon et très attachant aussi en revanche, même si je dois dire qu'elle est loin d'être mauvaise et que ce n'est pas non plus catastrophique ici, j'ai encore du mal à accrocher au jeu de Sara Forestier. Thomas Gilou, réalisateur de "La vérité si j'mens" est rôdé niveau comédie et signe donc là une mise en scène classique et efficace à défaut d'être vraiment original. C'est dommage d'ailleurs qu'il n'ait pas pris plus de risque car du coup cette impression de voir un téléfilm sur grand écran se fait encore plus persistante. Au final, "Victor" n'est pas un mauvais film. Il se regarde assez facilement et on n'est pas obligé de le suivre pour passer un bon moment. Je regrette quand même que la trame de fond ne soit pas plus développée mais heureusement que Pierre Richard et Lambert Wilson sont là pour rehausser un peu le film vers le haut. Une autre distribution n'aurait peut être pas fait mieux. Du coup, acheter le dvd à sa sortie je ne suis pas sûr mais le revoir occasionnellement à la télévision quand je tomberais dessus ne me dérangera pas en tout cas plus que ça.
"Vous êtes tellement intelligente que j'en ai oublié de vous dire à quel point vous êtes belle !"
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Affiche Non ma fille, tu n'iras pas danser"Non ma fille, tu n'iras pas danser"
Réalisateur : Christophe Honoré.
Avec : Chiara Mastroianni, Marina Fois, Marie-Christine Barrault, Jean-Marc Barr, Fred Ulysse, Julien Honoré, Marcial Di Fonzo Bo, Alice Butaud, Louis Garrel, Caroline Silhol...
Origine : France.
Genre : Drame.
Durée : 1 heure 45.
Sortie française : 2 septembre 2009.
Synopsis :
Depuis qu'elle s'est séparée de Nigel, Léna traverse la vie comme elle peut avec ses deux enfants. Elle triomphe avec vaillance des obstacles semés sur leur route. Mais il lui reste à affronter le pire : l'implacable bonté de sa famille qui a décidé de faire son bonheur.
Les petits plus :
  • On sait que Christophe Honoré est un grand amateur de chansons... Le titre de ce film en apporte une nouvelle preuve, puisqu'il s'agit d'une extraite de la fameuse comptine "Le Pont du Nord" (ou de sa variante "Le Pont de Nantes"). Par ailleurs, au cours d'une scène, le personnage incarné par Jean-Marc Barr, prénommé Nigel, écoute le morceau de XTC "Making plans for Nigel" et dit les paroles, traduites en français, de la chanson.
  • Si le réalisateur retrouve Chiara Mastroianni, il a aussi engagé, pour des rôles secondaires, deux de ses comédiens-fétiches : Louis Garrel et Alice Butaud. Quant au frère de Léna et Frédérique, il est interprété par le vrai frère du cinéaste, Julien Honoré.
  • C'est la première fois qu'un film de Christophe Honoré est financé par Why Not Productions, maison dont le nom est associé à celui d'Arnaud Desplechin, mais qui a produit également plusieurs films de Jacques Audiard ou Bruno Podalydès.
  • La musique est une nouvelle fois signée Alex Beaupain, le complice habituel de Christophe Honoré. Menant parallèlement une carrière de chanteur, il avait obtenu le César de la Meilleure musique pour en 2008.
  • Marina Foïs et Marcial Di Fonzo Bo, qui forment un couple dans "Non ma fille, tu n'iras pas danser", sont deux nouveaux venus dans l'univers de Christophe Honoré. Leur complicité existait déjà avant le film, puisque l'homme de théâtre argentin l'a dirigée au théâtre à plusieurs reprises ("La Tour de la Défense", "La Estupidez").
  • Une longue séquence vient créer une étonnante rupture au sein du film : Christophe Honoré a en effet mis en images un conte traditionnel breton, l'histoire de Katell Gollett. Ce conte est au départ lu par Anton, le fils de l'héroïne. "Au moment où je retournais en Bretagne, m'est revenue cette légende qui me terrorisait lorsque j'étais enfant, et qui me semble au coeur même du sujet du film", justifie le réalisateur, fasciné par "cette femme descendue aux enfers parce qu'elle a refusé d'être mère, parce que pour défier son père elle a fini par se marier avec un homme qui était le Diable."

Mon avis :
Si il y a bien un film dont je ne pensais pas que je parlerais un jour sur mon blog, c'est bien "Non ma fille, tu n'iras pas danser". En effet, l'affiche horrible ainsi que d'autres petites choses faisait que j'avais l'impression que ce serait un film pompeux puis au final, le film est passé dans mon cinéma de quartier et comme j'avais un peu de temps, j'en ai profité pour le découvrir malgré tout. Toute proportion gardée car les deux films n'ont rien à voir l'un envers l'autre, j'ai ressenti pour ce film la même chose que j'avais ressenti pour "Les noces rebelles". En gros, on suit les disputes diverses et variés d'une famille (ça change juste du couple du film de Sam Mendes) dont on ne connait rien et qui comme des voisins inconnus on à pas envie de connaitre. Du coup, on s'attache avec difficultés aux personnages et je dois admettre que vers la fin j'ai trouvé le temps long surtout à cause d'une longue scène (celle du conte breton) qui vient plomber le film et m'as fait tomber un peu plus dans l'ennui. Heureusement, à la différence des "Noces rebelles", il y a quand même quelques petits trucs que j'ai apprécié dans le film comme les petites touches d'humour qui ne sont pas déplaisante et qui rendent le film un peu moins chiant ainsi que le thème de la liberté, de nos envies et de la famille qui étouffe qui est bien montré et intéressant même si pour un film ça m'as ennuyé. Le film se laisse aussi regarder grâce à la performance des acteurs, Chiara Mastroianni en tête, très convaincante dans son rôle même si le reste de la distribution est assez surprenant et crédible. Même Louis Garrell que je n'aime pas trop d'habitude ne m'as pas déplu. Cela vient peut être de la mise en scène de Christophe Honoré qui met bien en valeur ses acteurs même si certains plans sont un peu pompeux et classique dans le cinéma français (vous savez le genre de plans dont on se sers pour bien appuyé la solitude intérieure d'un personnage, le calme d'un décor etc etc). Au final, "Non ma fille, tu n'iras pas danser" ne m'as pas déçu. Bien au contraire, je m'attendais à pire que ça et même si ce n'est pas spécialement le genre de cinéma que j'affectionne j'ai quand même réussi à tenir jusqu'à la fin sans avoir envie de quitter la salle exception faite encore une fois du passage du conte breton que j'ai vraiment trouvé barbant. Je ne dois pas faire parti du public visé pour ce genre d'œuvre mais je regrette pas quand même de l'avoir vu. Après, savoir si je le reverrais c'est une autre histoire mais le film reste quand même bien meilleur que son horrible affiche avec son horrible tagline "Vivez libre".
"Des vacances avec mon ex épouse chez mes ex beaux parents, je suis pas mûr."
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Affiche The Informant"The Informant"
Réalisateur : Steven Soderbergh.
Avec : Matt Damon, Scott Bakula, Joel McHale, Melanie Lynskey, Thomas F. Wilson, Allan Havey, Scott Adsit, Eddie Jemison, Frank Welker, Patton Oswalt, Rusty Schwimmer...
Origine : Etats-Unis.
Genre : Comédie.
Durée : 1 heure 47.
Sortie française : 30 septembre 2009.
Sortie américaine : 18 septembre 2009.
Synopsis :
Quelle mouche a donc piqué Mark Whitacre ? Pourquoi un des cadres supérieurs les plus brillants du géant agroalimentaire Archer Daniel Midlands (ADM) décide-t-il soudain de dénoncer les pratiques de sa société et de devenir le chevalier blanc du consommateur ? Se prend-il pour un justicier ? Un héros ? Espère-t-il une médaille ou la reconnaissance éternelle du bon peuple ?
Avant d'obtenir tout cela, Whitacre va devoir fournir au FBI des preuves concrètes des manoeuvres illicites d'ADM. Porter un micro, jouer les agents secrets... L'ennui, c'est qu'il a tiré lui-même des profits non négligeables des dites manoeuvres, et que son témoignage, pour le moins... fluctuant, risque fort de compromettre le travail des enquêteurs. Peut-on se fier à cet homme à l'imagination galopante? Y a-t-il la moindre parcelle de vérité dans ses allégations ?
Les petits plus :
  • Le film de Steven Soderbergh est basé sur le best seller de Kurt Eichenwald titré "The Informant: A True Story" ("Une histoire vraie"). Publié en 2000, le livre retraçait l'histoire vraie de cette "taupe", infiltrée par le FBI pour enquêter sur la grande société d'agro-alimentaire américaine Archer Daniels Midland.
  • Matt Damon a pris près de quinze kilos pour interpréter le rôle de Mark Whitacre. Il a également dû porter des prothèses dentaires afin de faire ressortir les joues.
  • Steven Soderbergh explique pourquoi il a choisi Matt Damon pour incarner Mark Whitacre. : "Matt est crédible en toute occasion. Il a un côté "jeune homme propre sur lui" qui ne s'imite pas. C'était déterminant, car il fallait que le spectateur croie en Mark du début à la fin, surtout lorsqu'il affirme "C'est ça, je vous ai tout dit". Matt, avec son charme juvénile et son inaltérable optimisme, y parvient à chaque fois. Connaissant son courage, je savais qu'il assumerait toutes les facettes de Whitacre, y compris les moins glorieuses, et qu'il se fondrait sans réticence dans le look du personnage."
  • Comme à son habitude en plus de la mise en scène, Steven Soderbergh a assuré le travail de chef opérateur (sous son pseudonyme habituel : Peter Andrews).
  • Le tournage s'est déroulé principalement en décors naturels, sur les lieux mêmes de l'action : à Décatur dans L'Illinois et à Hawaï. L'équipe a également utilisé la véritable maison que Mark Whitacre occupait à l'époque (moyennant quelques travaux de... vieillissement ). Quant aux bureaux d'ADM, ils furent ultérieurement reconstitués dans un bâtiment de Carson, une bourgade des environs de Los Angeles.
  • Si les habitants de Decatur ont toléré le tournage sur une affaire qui a sali le nom de la ville, il y avait un risque que le film ne ternisse encore plus cette image. Mais ce ne fut pas le cas rassure le producteur Gregory Jacobs : "C'est encore une cité industrielle dont le destin est étroitement lié à cette société. N'allions-nous pas donner une mauvaise image de la ville ? On pouvait craindre certains malentendus. Mais tout le monde - les actuels dirigeants d'ADM inclus - a compris que nous parlions d'une époque révolue, et que nous ne visions ni l'ADM actuelle ni le Decatur d'aujourd'hui. De fait, la ville s'est montrée extrêmement accueillante."
  • En 2009, "The Informant" est présenté hors compétition au 35ème Festival du cinéma américain de Deauville et à la 66ème Mostra de Venise.

Mon avis :
Par un beau mercredi ensoleillé mais frais en sortant du travail j'avais envie de me faire une toile. Préférant éviter la foule des jours de sortie, je me suis laissé tenter par un film que je voulais découvrir par curiosité mais que aucun de mes amis ne semblait avoir envie de voir à savoir "The Informant". Séance de rattrapage donc pour un film sur qui j'avais basé très peu d'attentes et dont j'avais quelques craintes quand même je dois le reconnaître à cause de sa bande annonce qui ne m'inspirai pas totalement confiance. Si au début j'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film, passé la bonne demie heure j'ai pris du plaisir à suivre les aventures de cette taupe du FBI pas comme les autres. Adapté d'une histoire vraie, le scénario m'as surtout plu pour son humour léger que je venais recherché après une journée de boulot. Bien que les détails judiciaires de l'enquête soit un peu ennuyeuse à mon goût, j'ai quand même passé un bon moment devant cette histoire qui m'as permis de découvrir une nouvelle facette de Matt Damon. Ce dernier c'est justement totalement investi dans son rôle allant même jusqu'à prendre du poids, ce qui rend son personnage encore plus crédible mais surtout plus attachant car malgré ses défauts en effet on ne peut s'empêcher de le trouver sympathique et de vouloir faire en sorte qu'il s'en sorte même après un nouveau mensonge. Matt Damon y est en tout cas pour beaucoup à mes yeux à la réussite de ce film même si le reste de la distribution est très bonne à l'image d'un Scott Bakula qui m'as lui aussi bien plu et qui s'amuse à tourner en dérision chaque stéréotype que le cinéma à pu donner à un agent du FBI. Niveau mise en scène, Steven Soderbergh assure le service minimum je trouve. J'apprécie toujours autant le travail de ce cinéaste (même si je n'ai pas vu toute sa filmographie) mais même si il à su nous faire reculer un peu dans le temps, je trouve que le réalisateur n'as pas donné le meilleur de lui-même. C'est bien filmé mais je l'ai connu plus inspiré. Ça reste quand même agréable à voir et du coup même si je suis pas sûr de m'en souvenir dans les mois à venir, "The Informant" est un divertissement que je ne regrette pas d'avoir vu.
"Mark Whitacre. Agent secret 0014.
- Pourquoi 0014 ?
- Je suis deux fois plus futé que 007."

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