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Les travers d'un porc

Publié le 23 mars 2010 par Popov

Chacun de nous a dans son entourage un con , un vrai. On ne peut  y échapper. C'est statistique. Là où c'est plus embêtant c'est quand on est obligé de le subir pour telle ou telle raison (et les raisons en général ne manquent à personne : ce con fait partie de la famille, c'est le mari de la meilleure amie de sa femme ou encore une relation professionnelle incontournable... tous les cons sont dans la nature.Bref nous sommes liés à lui par un destin tragique à subir sans ciller ses réflexions stupides, sa méchanceté de con , son ignorance de tout ce qui rend le monde un peu plus aimable. Comment s'accommoder des travers de ce porc ? A vrai dire comme on peut . Avant je buvais un peu plus que de coutume pour pactiser avec l'ennemi noyant dans les brumes de la passivité, les derniers rudiments de raison pour ne pas gâcher la fête (lui laissant faire le boulot en fait)démissionnant dans la fuite.L'alcool permet de supporter un temps le con,  les  faiblesses de son raisonnement, sa créativité à inventer toujours de nouvelles conneries .Puis j'ai arrêté de boire. Là ça devient beaucoup plus dur. Bien que plus apaisé, la soirée devient vite intenable , le con lui ,s'enivrant à proportion, et déconnant dans les grandes latitudes des dîners parisiens . Le con qui boit en effet, ne se rend pas compte qu'un homme à jeun peut être susceptible de le juger (par ailleurs sans préjugé ni condescendance). Par contre l'homme à jeun reste à jeun et donc en mesure d'analyser les situations avec un peu plus de tristesse et d'acuité qu'un échauffé de la bacchanale. Bref comme un con buvant devient vite  familier et que la familiarité  est vite insoutenable , il faut beaucoup de bienveillance de flegme et de philosophie pour tolérer le laissez-aller du con libérant ses pulsions. Quand je parle de con, je parle d'un vrai beau con , d'un con capable de battre sa femme , d'un con radin qui ne pense qu'à faire du fric sans se préoccuper des moyens, d'un con inculte mais qui se croit cultivé parce qu'il parcourt  les poussières de l'actualité que lui recommande sa presse favorite, la presse des cons. 

Bref quand je parle d'un con , je parle d'un vrai con , égotiste, égocentré, fier d'être con et s'efforçant de transmettre à sa descendance toutes les valeurs de con qu'il a bien rangé dans son son discipliné sournois. 

Un vrai con , quoi!


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