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Régid Debray, Le Gloupier et l'envie sociale.

Publié le 23 mars 2010 par Orlandoderudder

A l'estomac.

Le rôle du sacré, au-delà du religieux, dans nos sociétés a été fort bien étudié par Régis Debray qu'il est de bon ton de dénigrer. Surtout quand on ne l'a pas lu (on fait le même coup à Badinter en ce moment) et que l'on suit la mode du "dénigrement à l'estomac"...Oui, comme autrefois, on admiarait l' "écrivain" en tant que rôle social, on l'unvitait dans els salons sans nécessairement connaître son oeuvre (Nathalie Sarrraute illustre ce propos dans Les Fruits d'or comme l'avait déjà fait, aussi magistralement Edith Wharton dans Xinghu), il est de bon ton de dénigrer sur commande untel ou l'autre parce qu'on le voit dans les media.  Dès lors on en arrive à l'"intellectuel", forcément arrogant et prétentieux, ce qui est la raison du sous titre de mon blog: démasquer cette pouacritude d'esclaves, cette veulerie avilie...

Gloupier, le veule...

Laquelle est assez bien représentée par de pseudo anars genre Gloupier et l'entartrage. Ce qui énerven chez l'autre serait un supposé, ou réel contentement de soi, une valité.Et alors? Cela donne t-il le droit d'agresser connement?  Facilement, Fascistement? Car quoi?L'entartrage, agression symboliquement meurtrière, proche d'un sacré de bazar ne s'attaque qu'aux peu nuisible;  Il procède plus de l'envie sociale que d'un idéal politique... il est le geste du fan inversé: au lieu de vénérer l'idole, on méprise... Mais pas n'importe qui! simplemetn des gens qui énervent plus par leur apparence, leur maintien que par leurs actes. LEs "pompeux cornichons", come dit le mesquin Gloupier.bref, on s'arrogre le droit moral de punir l'orgeuil...souvent supposé. Et ça fait rire les niaius.Alors que c'est grave;

Vengeance de médiocre!

Car cela permet un consensus rigolard bien confortable. Un rire faux qui n'est qu'un ricanement méprisant venu de celui qui, justement, se croit supérieur, est bouffi de vanité. De celui qui n'a rien réalisé de probant et qui n'est pas à la hauteur de sa cible.qu'est Le Gloupier par rapport à Bill Gates? Un besogneux de la subversion face à un géant, un homme qui, venu de rien a changé le monde... Ou est le "pompeux cornichon"? Je ne vois là que vengeance de médiocre! De paonivo!

Plus efficace.

Que Bill Gates soit criticable, c'est une autre affaire. Rappelons cependant que, caritativement, il est meilleur que l'abbé Pierre et soeur Teresa réuni: sans frime religieuse, il fait plus de bien aux déshérités. Il donne un max de pognon! Eh oui, les bourgeois sont efficaces!  Il est bon de le rappeler aux moutons toujours prêts à admirer la foi, même s'ils se disent athées. Encore une chose que Régis Debray a pas mal étudiée, ce respect de la foi, de la conviction (on en est, parce qu'il est mort, à aduler l'un des hommes les moins libres de botre chansonnette poétisante, le stalinien, repenti au bon moment, Ferrat!).

Chemise blanche.

L'envie sociale es devenue primordiale. On déteste BHL sans trop savoir ce qu'il écrit. Moi, il me déplaît, mais je l'ai lu. Ce qu'on luin reproche, c'est une chemise blanche et un maintien hautain, "arrogant et prétentieux", et nonpas ses actes ou ses écrits qui sont bien plus criticables. Bref, en bonne idéologie droitière ou religieuse, on attaque la personne et non ses productions. Et l'on se révolte devant sa réaction à l'entatrage. Qui? Renaud! Renaud, la brute qui n'eût certes pas été bien différent.

La subversion besogneuse est sinistre.

Moi aussi, je reproche à BHL sa conduite devant Gloupier: il ne fallait pas lui dire de se relever! Il faut frapper un adversaire à terre, c'est beaucoup plus commode. Il fallait lui écrabouiller la tronche à coups de tatane à ce petit bourge applliqué à jouer l'anti-bourgeois, à ce fromage mou prétentiard donneur de leçons! C'est d'ailleurs ce qu'auraient fait pas mal de ceux qui se sont insurgés, sauf qu'il y avait des caméras... Debray, encore analyse ce propos. A bourgeois, bourgeois et demi! La subversion besogneuse est sinistre.

Chemise brune.

Le vrai problème est aussi que la transgression obligatoire et conformiste ne s'attaque pas à la religiosité. Sinon,par mots tonitruants et connards. Car, bien entendu, Le Gloupier ne s'est pas attaqué au Pape, ni au Dalaï-Lama, vrais ignobles, vrais nuisibles... Mais là, il n'y a pas d'envie possible, de jalousie, de rancoeur de petit raté mesquin en jeu... Cette médiocrité peut aussi être pratiquée par des gens talentueux (Aragon, ivre de jalousie devant Anatole France et l'exprimant genre provoc minable, Cravan pétri d'envie devant Gide, etc...) mais elle est, le plus souvent, le fait de badplafs rampants cherchant à se donner un rôle gratifiant. avec ce côté appliqué de bon élève scabreux, pur b ien choquer le bourgeois dans le sens du poil. On s'attaque à la chemise blanche, mais ni aux chemises brunes, ni aux soutanes fussent-elles safran... Fastoche et tout bénef!  Lâche, surtout.

Rigolade obligatoire...mais pas si laïque.

"Nous avons les moyens de vous faire rire"! On se croirait chez Desproges, autre "bon élève" de l'obsession de faire rigoler à tout prix...Ne parvenant qu'à la rigolade, au sarcasme, rarement au rire...Car il faut se mettre en jeu.L'humour s'oppose à la dérision (et Desproges l'a aussi montré, car nul n'est parfait: ce n'est pas entièrement un boutiquier sordide de la rigolade obligatoire saturé d'obsession pour la judéité). Politesse du désespoir (Expresion de Duhamel qu'il est de bon ton de dénigrer aussi) le vrai rire touche au sacré, à, la mort... Le succédané dit "rigolade" en est une sous-expression de type religieux, car c'est un rire bien collectif, reliant les pouacres entre eux dans la marrade communiant dans le collectif commode.Rire seul n'est donné qu'aux grandes âmes. Rire seul de ce que les moindres approuvent demande du réel en vrai et d'être soi-même au lieu de se dépersonnaliser dans la communion bêtasse de la détestation sur commande, sur ordre, panurgesque et anarchoïde pour du beurre.

Mal être dans l'envie.

L'exemple de Régis Debray, voué aux gémonies alors que ses travaux sont importants montre cet état d'esprit d'autant plus que son analyse du fait religieux évoque par contiguïté cette latence idéologique répugnante. Dont sont souvent victimes les plus grands, à commencer par Zola ou,Hugo en leur temps (et Gainsbourg, qu'on adula après l'avoir haï encore plus que BHL de nos jours!). Cette attitude poignante de mal-être dans l'envie, a, de plus,l'avantage d'évacuer le débat, de dispenser de lire l'auteur dénigré et de continuer tranquillement de détester ou d'aduler sur commande sans se poser de vraies questions tout en tonitruant une révolte de bon ton contre la bourgeoisie dont on est en fait l'un des curés remuants même pas réformateur! Debray, victime de ce genre d'ostracisme (tiens, on aimerait les voir ceux qui le critiquent, sous la torture... comme c'est arrivé à Debray...non, on aimerait pas les voir...Evidemment! )... Bon, c'est aussi pire que Charlie Hebdo!

Le comble du chic.

Maintenant, le comble du chic serait de se faire entartrer! Ca coûte combien? Rien: Le Gloupier n'est pas vénal, il se paie en autosatisfaction grasse. Mais on peut trouver quelqu'un d'autre! Et réagir avec l'humour de Salacrou (sacrée leçon à Gloupier!)! ou virer ses gardes du corps comme Gates! Se faire entartrere! Grandeur! Cela prouve au moins qu'on vaut mieux que l'entartreur, qu'on a fait quelque chose de sa vie! Qu'on est allé vers l'autre! Qu'on est digne d'envie! Et que la racaille pétrie de conformisme de la révolte et de la rigolade obligatoire enrage de voir le succès des autres...

Je suis fier d'être moi-même: tout le monde ne peut pas en dire autant (hi! hi!)


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