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We won’t destroy you

Publié le 23 mars 2010 par Metanoia
S'il y a bien une chose, parmis tant d'autre, que je deteste, c'est bien les enfants. Malgrès rares exeptions, c'est un fait : pour tout dire, je préfère les chats par exemple. Et oui. Bref, cette particularité ne me disposait donc pas à aimer une musique portée par des choeurs d'enfants. Et pourtant, l'album de Dead Man's Bones est devenu incoutournable à mon quotidien. Tout y est musicalement cohérent et fait pour nous propulser dans un univers unique et très particulier. Une très belle voix grave murmure et monte en puissance, contrastant avec la candidité des choeurs d'enfants. Ce décalage est accentué par des paroles apparament lugubres. L'album est noir, à l'image du nom du groupe et de l'album, mais d'un noir suave et joyeux. C'est un peu comme se promener la nuit, pied nu dans des plaines fleuries par une fine rosée, et rencontrer lors de son voyage un cortège d'enfants menés par deux hommes. Ils sortiraient religieusement d'une brume parfumée, et accompliraient une mystérieuse et enchantée procession, un jeu secret de danses et de sons bariolés, des sacrifices à la lueur de tambourins. Puis, quand le ciel s'animerait entre chien et loup, ils s'évaperoraient doucement sous la terre, fantômes applaudissant jusqu'à l'éternité un évenement mystérieux. Voilà un disque à la fois macabre et lumineux, qui sait faire ressortir tendrement et sans peur nos monstres de l'enfance.J'adore aussi cette magnifique vidéo, d'atmosphère sombre, fantomasgorique, qui qui ne pouvait pas mieux s'accorder à la musique.

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