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Kaifeck Murder

Publié le 29 mars 2010 par Mg

Le cinéma allemand s’est réveillé durant les années 2000, s’exportant avec succès sur des films faisant souvent le bilan historique du pays, ou sur de vrais films de genre bien corsés. Kaifeck Murder joue dans cette catégorie, en oubliant simplement d’aller chercher le spectateur au fond de son siège.

L’histoire suit celle d’un photographe déambulant dans la campagne bavaroise avec son fils à la recherche de sujets à ramener pour son journal. S’enfonçant à l’intérieur de la forêt allemande, ils arrivent au village de Kaifeck, dont les secrets vont rapidement se faire jour au fur et à mesure de leur séjour et de l’approche de fêtes locales. Le décor planté est assez édifiant, même sans être extrêmement recherché : les forêts de Bavière sont assez inquiétantes en elle-même. Le héros, incarné par Benno Fürmann (connu pour ses participations à des productions françaises ou internationales) s’enfonce dans une enquête sans retour, soulevant les secrets de cette petite communauté tout en essayant de protéger son fils. Au final, tous les éléments de l’histoire vont évidemment venir s’entremêler pour révéler des hasards qui n’en sont pas.. Et des surprises bien attendues.

Sombre, le film tente de jouer la carte du suspense sans réellement arriver à soulever le récit à un niveau d’attention suffisant, conservant tout au long de son histoire le même rythme, indéfini et continu. Aucune hausse de tension, aucun élément qui vient casser le fil rouge de l’enquête, et on a l’impression que son réalisateur tente de planter un joli décor en oubliant d’alimenter son récit de réels changements. Et d’ailleurs, une fois les quelques éléments de l’histoire mis en place, on subit le même cycle répétitif de réveils (le personnage revivant des scènes du passé dans ses rêves) du héros, lui donnant de précieux détails à chaque fois. Incorporant quelques éléments d’un folklore sans doute réel, l’histoire nous permet d’avoir une fête du village remplis de gens costumés semblables à des Maximonstres croisant le masque de Donnie Darko, ce qui n’offre rien d’original au récit mais quelques effets bien masqués. Un masque que conserve l’ensemble de ce film, essayant de rester mystérieux tout en ne livrant pas assez de surprises pour vraiment y accrocher.


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