Magazine Chanson française

Lili Ster

Publié le 30 mars 2010 par Fred Desfrenne

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Un piano qui pétille, une voix mutine, et un swing virevoltant. Bienvenue dans le petit monde parallèle de Lili Ster. Femme enfant et femme de tête, la Parisienne enrobe sa voix acidulée sur des textes acides, qui sont autant de tranches de vie d’une fille d’aujourd’hui. Lili Ster est intensément active sur scène, jouant de son instrument et de son corps, quitte à martyriser quelques pianos fatigués.

Le bassiste Martin Gamet distille son swing sur l'album, aux côtés de Cyril Aveque, sans oublier la participation d’un autre expert en relecture moderne de la chanson française : Spleen, dont les acrobaties beatbox sur « Je Voudrais » renouent avec l’esprit de ses collaborations syncopées en compagnie de CocoRosie. À leur contact, Lili a poussé plus loin le grain de folie douce de ses compositions acoustiques, bien épaulée par la production chic de Jean Louis Pierrot, l’ex- Valentins passé derrière les manettes pour le plus grand bonheur de Miossec ou Renan Luce. Ainsi réunie, la bande de copains s’en est donnée à cœur joie dans la charmante boîte à musique bricolée par Lili Ster. Un intimisme troublant, qui palpite doucement tout au long de ce premier disque, aux promesses immenses.

Sûrement parce que Lili n’a pas oublié que ses premiers frissons musicaux n’avaient rien d’académiques : un papa batteur féru des Beatles, des heures passées à le regarder répéter ou jouer sur scène. Héritage paternel ou sentiment primal : la recherche obstinée du rythme unit chaque titre de La castafiore : « J’aime le blues, la musique africaine, car ils reposent sur les matières premières de l’émotion musicale : le rythme et la voix. Spontanément, un enfant danse et chante : c’est instinctif. La musique qui me fait vibrer à toujours eu un aspect rythmique très marqué, que ce soit le rap ou la nouvelle génération de chanteurs français qui ont du groove». Lili Ster est intensément active sur scène, jouant de son instrument et de son corps, quitte à martyriser quelques pianos fatigués. Le bassiste Martin Gamet distille son swing sur La castafiore, aux côtés de Cyril Avêque, sans oublier la participation d’un autre expert en relecture moderne de la chanson française : Spleen, dont les acrobaties beatbox sur « Je Voudrais » renouent avec l’esprit de ses collaborations syncopées en compagnie de CocoRosie.

La notion de jeu n’a effectivement jamais quitté la chanteuse. Que ce soit au creux d’expériences précédentes, plus expérimentales, dont elle s’affranchira pour voler de ses propres ailes et jouer « une musique qui me ressemble ». Mais aussi lorsque joueuse et décomplexée, Lili Ster reprend « Relax », le tube platiné de Mika, qui éteint alors la boule à facettes pour ne plus s’éclairer qu’à la bougie. Un intimisme troublant, qui palpite doucement tout au long de ce premier disque, aux promesses immenses. Repérée par Béatrice Ardisson, cette reprise de « Relax » s’est retrouvée sur la compilation « Paris Dernière #7 » parue à l’automne 2009, et a permis à Lili Ster de collaborer également à la compilation « Love from Jaipur» réalisée pour l’habillage sonore d’une exposition sur le thème de l’Inde au Bon Marché fin 2009.



http://www.myspace.com/mynameislilister


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