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en guise de conclusion, brèves considérations sur mélenchon

Publié le 30 mars 2010 par Aymeric
Bas du front Oui, conclusion…
Ce blog était de toute manière en état de coma profond depuis le mois de novembre. Il était bien temps de le débrancher, je crois. Mais vous remarquerez que je termine sur un peu plus qu’un discours d’adieux car, pour ce dernier sursaut, je vais parler un peu de Mélenchon.
Pourquoi lui ?
Et bien d’abords parce que je trouve l’idée amusante. Ce blog est né en grande partie des suites de  la campagne référendaire de 2005 et, en tant que fervent supporteur du Oui, Mélenchon représentait alors l’ennemi absolu ou à peu près.
Cinq ans plus tard, si je suis toujours prêt à glisser le même bulletin, mon avis sur l’ancien sénateur et nouveau député européen a quelque peu évolué. Bon, suffit qu’il se mette à parler d’Europe pour que nos incompatibilités redeviennent plus voyantes, mais c’est maintenant un bonhomme  qu’il m’arrive parfois d’approuver.
Il se trouve qu’aujourd’hui, je suis tombé sur une courte vidéo qui m’a inspirées quelques réflexions,  lesquelles me semblent assez exemplaires des points d’accord et de frictions que je peux avoir avec ses déclarations.
Le mieux, c’est peut-être que vous y jetiez un œil. C’est ici :
Alors, commençons par ce qui me parait juste là-dedans :
Si on croit à une hiérarchie de l’information. Si on pense qu’il y a des sujets qui méritent d’être traités prioritairement et doivent faire l’objet d’un débat sérieux et si, par ailleurs, on pense que le journaliste serait investi d’une mission qui l’obligerait à porter ces sujets nobles plutôt que de flatter les bas instincts, alors il parait légitime de trouver que la presse fait en général plus de racolage que de journalisme.
Partant de ce point de vue, Mélenchon a raison de refuser de répondre aux questions sur la prostitution. Le journaliste use d’une certaine forme de chantage affectif – le triste sort des prostituées – pour forcer son vis-à-vis à répondre. C’est le genre de ficelle – toute choses, sous un certain angle, pouvant être importantes – qui oblige à causer de tout, indifférencie les et nivelle toutes les informations. Il y a donc quelque chose d’assez habile et digne à ne pas jouer le jeu piègeux de l’apprenti journaliste.
Ce qui par contre l’est moins, digne, ce sont les manières de Jean-Luc. Passons sur l’agressivité de ton, non, ce qui m’irrite davantage c’est le recours aux « gens ».
« Ça n’intéresse pas les gens. »
 Je suppose que ces gens sont ceux qui composent le « Peuple ». Il ne serait pourtant pas mal de rappeler que ce fameux peuple, ce n’est au mieux, que la majorité, donc ça n’existe pas vraiment.
Et c’est typique des ces penseurs radicaux qui s’imaginent par je ne sais quelle don de voyance, avoir un accès direct aux pensées de la nation ou à une « réalité » qui transcenderait et démentirait toutes les statistiques et études qu’on pourrait lui opposer.
Et c’est sans doute pour ça, Jean-Luc, que malgré toutes ces fois où je me dis que tu n’as pas tort et que ta sortie était bien sentie, il y aura toujours un moment où je penserai que tu déconnes à pleins tubes.
Maintenant, permets-moi de revenir rapidement sur ce blog que je tue.
J’espère pouvoir revenir ici une –vraie – dernière fois pour indiquer une nouvelle adresse sur laquelle je travaille. Mais, comme j’essaie de tout faire moi-même et qu’on ne s’improvise pas geek en une semaine, Je serais bien incapable de vous donner dès maintenant une date d’ouverture pour ces nouveaux locaux.

Sinon, merci à tous de m’avoir suivi, je vous embrasse bien fort et vous dis au revoir.

Au revoir


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