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Vinyl’s not dead

Publié le 19 mars 2010 par Conseilachat

Les amateurs de musique électronique le savent bien, qui utilisent encore largement le vinyle, voire majoritairement par rapport à d’autres formats. Pourtant, bien d’autres musiques sortent encore ou à nouveau sur ce support, pour le plaisir des nostalgiques comme pour celui des audiophiles passionnés ou en devenir.

Vinyl’s not dead
On imagine souvent le vinyle dans des brocantes, sur les platines des DJs… Mais ce ne sont pas les seuls endroits où l’on peut le rencontrer. Aujourd’hui, bien des artistes font le choix de sortir également leurs albums au format 33T, pour le plus grand plaisir des oreilles averties.

Des qualités sonores propres au vinyle.

Format analogique, le vinyle profite d’une plus grande richesse du signal que le CD. L’information n’est pas découpée en informations binaires, elle est présente dans toute sa complexité. Le vinyle profite également d’une bande passante plus large, concept repris par des formats HiFi modernes. Si l’acuité auditive humaine s’étend de 20Hz à 20 kHz en moyenne, les fréquences en dehors de ce spectre peuvent apporter de la richesse et de la précision. Les amateurs du vinyle parlent tous d’une plus grande chaleur du son, d’une richesse plus importante de la musique.

Le vinyle profite aussi de ses limites.

Pour pallier ses limites, le vinyle utilise des moyens tels que la compression (de manière raisonnée). Les limites du disque microsillon étant les mêmes que celles que vous retrouverez chez vous à l’écoute (silence total inexistant, matériel plus ou moins limité, impossibilité d’écouter très fort…), vous profitez finalement d’un support vous apportant de nombreux détails, pour une expérience musicale plus intense.

Pour autant, le vinyle n’est pas un format nivelant par le bas. La qualité de bien des enregistrements ne ressortira d’ailleurs pleinement qu’à travers ce format. Le prix des disques noirs vous permettra en plus de vous créer, sans vous ruiner, une collection aussi agréable à écouter qu’à contempler.

Le vinyle, c’est aussi le grand format

Cela, bien des artistes l’ont compris. Les créations tirant pleinement parti des grandes pochettes ou des coffrets sont nombreux, Have One On Me de Joanna Newsom en est un exemple récent et parfaitement réussi.

Photos, pochettes grand format créées par des artistes spécialement pour les musiciens, picture-discs, détails nombreux à chercher comme autant d’œufs de Pâques sur les pochettes… tout cela, seul le vinyle le permet. Les créations de Of Montreal en la matière justifieraient presque à elles seules l’achat des LP de ce groupe.

Enfin, le plaisir du vinyle passe aussi par le contact avec ce format qui demande de l’attention. C’est un plaisir presque charnel dont le cd nous prive, parce qu’on ne peut rien deviner sur sa surface presque stérile, parce qu’il cache ses informations quand le vinyl dessine un paysage de petites rides, demande qu’on se lève pour changer de plage, qu’on dépose soigneusement la cellule sur sa surface.

De nombreux groupes vous proposent aujourd’hui de découvrir leurs albums via le vinyle, de Nine Inch Nails aux grands noms de la musique électroniques. Laissez-vous tenter, tender une oreille attentive, et embarquez pour un voyage musical d’une richesse qui ne vous laissera pas insensible.


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