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Retraites : non aux impôts supplémentaires, oui aux fonds de pension

Publié le 13 avril 2010 par Lecriducontribuable

Ci-dessous, le communiqué du Parti libéral-démocrate sur les retraites :

Le débat sur la réforme des retraites risque d’être confisqué par les partenaires habituels. D’un côté, les syndicats qui ne représentent plus grand monde, surtout parmi les salariés du privé, chercheront à bloquer toute réforme. De l’autre, le gouvernement agira arbitrairement sur les leviers habituels : augmentation du nombre de trimestres nécessaires pour un départ à la retraite à taux plein, hausse supplémentaire des cotisations sociales et diminution des prestations. Le Parti Libéral Démocrate s’oppose à toute charge supplémentaire visant à colmater un système par répartition au bord de l’effondrement. Nous demandons qu’on rende aux Français leurs cotisations vieillesse aujourd’hui confisquées, ainsi que leur liberté de choisir l’âge de départ à la retraite qui leur convient le mieux. Laissons-les aussi constituer un capital pour leurs vieux jours et, le cas échéant, pour leurs héritiers. Alors que le système de retraite français ne subit pas encore pleinement l’effet du « papy boom », la Cour des Comptes a rappelé que le financement de l’assurance vieillesse n’est pas assuré, aujourd’hui, par la redistribution des cotisations : une partie des prestations sont financées par le déficit et la dette. La logique de notre modèle par répartition – les actifs cotisent pour les retraités actuels – menace depuis longtemps les Français à plusieurs titres : les salariés vont devoir, si rien ne change, faire face à une baisse conséquente de leur pouvoir d’achat. L’augmentation des cotisations va peser sur notre économie et pousser de nouveaux salariés vers le chômage, en particulier les plus fragiles. Enfin, tout le monde n’est pas prêt et n’a pas la capacité de cotiser arbitrairement plus longtemps. Si rien n’est fait, c’est une véritable catastrophe qui menace notre modèle. Avant que le système par répartition ne s’écroule sous l’effet de notre courbe démographique, nous proposons une transition progressive de la répartition, pour ceux qui le souhaitent, vers un système de fonds de placement retraite. Les travaux de l’Iref montrent que ce basculement vers les fonds de pension est envisageable. Ce mécanisme aboutirait à des retraites supérieures. Il rendrait également à chacun la responsabilité de choisir sa durée de cotisation et l’âge de son départ en retraite. Et alors que la répartition ne laisse rien aux héritiers en cas de mort prématurée, le compte personnel retraite garantirait un capital aux héritiers. Le modèle d’épargne individuelle, appuyé sur des fonds de pension responsables, comme c’est le cas en Suisse, au Chili, en Suède doit être adopté. Il est inadmissible que ce système ne soit réservé qu’à certaines catégories de la fonction publique (système Préfon retraite) et que les Français soient captifs du chantage de syndicats dont le seul souci est de conserver la mainmise sur la manne de la répartition. Par souci d’équité et de justice, tous les salariés doivent pouvoir disposer de l’essentiel de leurs cotisations vieillesse pour alimenter un fonds de placement retraite.

Le débat sur la réforme des retraites risque d’être confisqué par les partenaires habituels. D’un côté, les syndicats qui ne représentent plus grand monde, surtout parmi les salariés du privé, chercheront à bloquer toute réforme. De l’autre, le gouvernement agira arbitrairement sur les leviers habituels : augmentation du nombre de trimestres nécessaires pour un départ à la retraite à taux plein, hausse supplémentaire des cotisations sociales et diminution des prestations. Le Parti Libéral Démocrate s’oppose à toute charge supplémentaire visant à colmater un système par répartition au bord de l’effondrement. Nous demandons qu’on rende aux Français leurs cotisations vieillesse aujourd’hui confisquées, ainsi que leur liberté de choisir l’âge de départ à la retraite qui leur convient le mieux. Laissons-les aussi constituer un capital pour leurs vieux jours et, le cas échéant, pour leurs héritiers.

Alors que le système de retraite français ne subit pas encore pleinement l’effet du « papy boom », la Cour des Comptes a rappelé que le financement de l’assurance vieillesse n’est pas assuré, aujourd’hui, par la redistribution des cotisations : une partie des prestations sont financées par le déficit et la dette. La logique de notre modèle par répartition – les actifs cotisent pour les retraités actuels – menace depuis longtemps les Français à plusieurs titres : les salariés vont devoir, si rien ne change, faire face à une baisse conséquente de leur pouvoir d’achat. L’augmentation des cotisations va peser sur notre économie et pousser de nouveaux salariés vers le chômage, en particulier les plus fragiles. Enfin, tout le monde n’est pas prêt et n’a pas la capacité de cotiser arbitrairement plus longtemps. Si rien n’est fait, c’est une véritable catastrophe qui menace notre modèle.

Avant que le système par répartition ne s’écroule sous l’effet de notre courbe démographique, nous proposons une transition progressive de la répartition, pour ceux qui le souhaitent, vers un système de fonds de placement retraite. Les travaux de l’Iref montrent que ce basculement vers les fonds de pension est envisageable. Ce mécanisme aboutirait à des retraites supérieures. Il rendrait également à chacun la responsabilité de choisir sa durée de cotisation et l’âge de son départ en retraite. Et alors que la répartition ne laisse rien aux héritiers en cas de mort prématurée, le compte personnel retraite garantirait un capital aux héritiers.

Le modèle d’épargne individuelle, appuyé sur des fonds de pension responsables, comme c’est le cas en Suisse, au Chili, en Suède doit être adopté. Il est inadmissible que ce système ne soit réservé qu’à certaines catégories de la fonction publique (système Préfon retraite) et que les Français soient captifs du chantage de syndicats dont le seul souci est de conserver la mainmise sur la manne de la répartition. Par souci d’équité et de justice, tous les salariés doivent pouvoir disposer de l’essentiel de leurs cotisations vieillesse pour alimenter un fonds de placement retraite.


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