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Robin McKelle à l'Orangerie du Botanique à Bruxelles, le 15 avril 2010

Publié le 15 avril 2010 par Concerts-Review

En France,  Miss McKelle remplit des salles de mille personnes.
2010-1 9410Hier, au bota, l'Orangerie, en configuration assise, était (dé)peuplée d'une septantaine de curieux, mais aucun d'entre eux ne regrettera sa soirée.
Un concert dynamite qui restera gravé dans leur cortex jusqu'au moment du dernier soupir.
Cette nana a tout: une voix soul puissante, un band de tueurs, un charisme authentique, une présence scénique tonique et, de plus, elle fait preuve d'un sens de l'humour ravageur:.... ce soir, vous êtes petits (elle a vu Luc Toogenblik... avec Valérie et son pote, on est au premier rang...) mais vous êtes très forts....
Yes, Lady, Hercule c'est un mou par rapport à nous!
20:30 Robin McKelle & Band!
En fait, Mark Mc Lean, le drummer s'amène, seul.
Un petit dessin, mec: Diana Krall, Dewey Redman, Joe Sample, Quincy Jones, Peter Cincotti, Gladys Knight....
Boum, boum, boum ...déjà un petit solo mise en bouche, Bruxelles bat des mains.
Arrivée du n° 2: Reggie Washington et sa basse. Un frérot de Kenny, le drummer.
Des noms: Branford Marsalis, Cassandra Wilson, Ravi Coltrane, d'Angelo, Steve Coleman...
Au suivant: Sam Barsh, mister Funk: keyboards et melodica: Cassandra Wilson, Boyz 2 Men, Bobby McFerrin, the Brand New Heavies, Branford Marsalis....
Voilà les cuivres, the Soul City Horns: trombone: Jeff Galindo - sax: Mike Tucker - trumpet: Scott Aruda.
Athos, Portos et Aramis, intrépides fleurettistes au service de Milady!
La red girl se pointe: 'Use Me' de Bill Withers. Un rhythm'n blues groovy brillant. Une voix proche d'Aretha Franklin et un solo de trompette gluant.
C'est clair on va pas s'emmerder. Valérie, comme un asticot, frétille sur son siège.
'Mess around' titre de son troisième et dernier album.

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Une bombe soul sweaty..., t'en fais pas, mec.... I don't wanna lose you I'm not gonna mess around... on la connaît cette histoire, Robin!
Brussels, are you in the mood for love?
Oui, madame!
Le slow imparable: 'I just wanna make love to you' style Etta James.
Formidable de sensualité.
La suivante, je l'ai connue dans la version de Nina Simone, I didn't know the Bee Gees wrote it.
Devinez laquelle?
Un quidam: 'How deep is your love'? Elle imite en singeant les frères Gibb.
'Staying Alive' ? Elle nous la fait fausset et pas de danse Travolta: fou rire général!
C'est un cas, cette bonne femme!
The title is: 'I can't see nobody', 1967, une vieillerie imparable! Une version blue-eyed soul impeccable.
Billie Holiday: 'Can't Explain' tout en retenue, avec le melodica transformé en harmonium/accordéon charmeur de serpents.
Retour au funk:une version méconnaissable du Lennon/McCartney: 'Eleanor Rigby'.
Crapuleux, ce solo fumant aux claviers, suivi d'un numéro de Reggie qui malaxe sa basse.
A ton tour, Sam!
Et puis la nana en scat!
Epoustouflant, l'Orangerie trépigne!
Vais boire un coup, je vous laisse avec les garçons: 'Mint Julep' , dangereux cocktail que ce classique swing.
Le trombone descend de scène et vient nous asséner ses lignes dans les feuilles de chou.
Chaud, chaud, chaud..baby!
Un tout grand moment de jazz.
Retour de Robin, rouge-gorge roux:'Angel' .
Magnifique slow de sa plume, sombre et grave!
Un gospel diabolique 'Make a Change', melodica en transe.
'Lonely Avenue' de Doc Pomus.
Le blues sulfureux, popularisé par Ray Charles!
La garce nous attaque sous la ceinture.
One, two... One, two, three...feu: 'Never make a move too soon': un couple, n'en tenant plus, escalade les sièges pour venir entamer un swing face au podium, sous les encouragements de Miss McKelle.
Trombone en folie, turbines à plein régime, jive d'enfer!
Tu retrouvais ce blues génial au répertoire d'Ernestine Anderson.
Our last one: 'Everybody Knows'.
Leonard Cohen vire Motown.
Fantastique!
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Public debout, hurlant de joie!
Un bis, if you've got time, Brussels! But please, people, just stand up & dance...
Pas moyen de faire autrement sur ce classique de Ray Charles:' What I'd say', que Robin vient entamer au piano.
..baby, shake that thing Shake that thing right now...
Message reçu: l'Orangerie transformée en Peppermint Lounge et Luc en gogo dancer...
Bye, bye...
On continue à gueuler à tout rompre et elle revient avec Sam, Reggie et Mark, les cuivres sont au bar.
Rock'n rolll, le fantôme d'Elvis, pour 'Hound Dog'
...you ain't nothing but a hound dog...
Les Soul City Horns rappliquent au galop: c'est l'euphorie!
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Robin McKelle, vous l'avez manquée?
Vous êtes des crabes!


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