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Edvard Munch, à la Pinacothèque de Paris (2)

Publié le 23 avril 2010 par Onarretetout

"Je ne peindrai plus d'intérieurs et les gens en train de lire, et les femmes à leur tricot. Je peindrai des êtres qui respirent, sentent, souffrent et aiment."

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Edvard Munch, en affirmant cela, s’y engage, de même qu’il s’est engagé dans la peinture en décidant, à 17 ans, « je serai peintre ». Et ses paysages vont nous surprendre assez vite. Il y a de la puissance, on sent les éléments pris dans un flux d’énergie, des arbres qui ressemblent à des torches, la neige qui pèse sur les branches et les toits, le rouge d’une maison absorbant toute la lumière environnante, le jaune de troncs abattus éclairant les arbres encore debout, et la mer, immensité à l’apparence paisible qui souligne et détoure les solitudes. Un cheval s’avance vers vous, on entend son pas, on sent son souffle, on s’écarte pour le laisser passer. Dans ces paysages, les visages s’effacent, les silhouettes sont comme des offrandes à la nature, aux rues, aux jardins où l’on accroche le linge.

(suite dimanche 25)

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