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Edvard Munch, à la Pinacothèque de Paris (3)

Publié le 25 avril 2010 par Onarretetout

« Je peindrai des êtres qui respirent, sentent, souffrent et aiment."

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Cheveux défaits des femmes, pour cacher les pleurs qui secouent le dos, pour emprisonner l’homme abandonnant sa nuque au baiser, à la morsure, pour couvrir la nudité d’un secret amoureux, pour séduire l’homme qui vient y fondre sa bouche, ou se laisser envelopper sous l’arbre de la tentation, de la jalousie. Cheveux collés sur l’oreiller de la sœur malade mourante, cheveux attachés d’une dame en robe bleue. La chevelure des femmes exprime ce que Munch ressent devant elles. Il choquera ses contemporains en répétant une Madone scandaleuse, rehaussée de rouge, ou d’autres couleurs pour relier « les milliers de générations mortes aux milliers de générations à venir ». S’arrêter devant tel nu, gravé, dessiné, peint (tant Munch diversifie les techniques), et se laisser gagner par la chaleur du désir, le frisson de la crainte, l’envie retenue de toucher. D’embrasser.

(voir aussi ici et )

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