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The Hold Steady – Heaven is Whenever [2010]

Publié le 04 mai 2010 par Feuavolonte @Feuavolonte

The Hold Steady - Heaven is Whenever

The Hold Steady
Heaven is Whenever

Vagrant Records
États-Unis
Note : 6.5/10


The Hold Steady nous a habitués à des hymnes rock à saveur de taverne et composés avec une forte influence de la culture traditionnelle des États-Unis. Sur Heaven is Whenever, lancé aujourd’hui même en Amérique du Nord, la bonne vieille recette nous est encore proposée, le tout sans la contribution de Franz Nicolay, moustachu par excellence de l’ancien quintette. Force est de constater que la contribution de l’ex-claviériste permettait au groupe de forcer ses limites et d’amener sa musique vers de plus haut sommet tant Heaven is Whenever nage en eaux connues.

On le réaliste dès les premières secondes de The Sweet Part of the City : guitare acoustique sur fond de batterie à intensité moyenne et la voix de Craig Finn qui raconte, encore et toujours, des histoires modernes héritées des récits américains. L’alcool, l’amour, les relations brisées, les endroits sales ; tout y passe. La slide guitar, la guitare électrique à forte dose de distorsion, la basse, tout y est aussi. Guitare en palm mute sur Soft in the Center avec une histoire lourde sur les relations hommes et femmes (You can’t get every girl / You get the ones you love the best ), alternance entre guitare propre et sale ainsi que refrain appuyé par des hoo hoo en fond de mix sur The Weekenders, etc. On reconnaît The Hold Steady très aisément, prouvant que, malgré la perte de Nicolay, le groupe possède toujours son identité.

Et c’est probablement le gros problème de cet album : un manque flagrant d’innovation. L’impression de déjà vu se ressent dans chaque chanson. Rock Problems démarre avec un riff électrique avant que celui-ci ne laisse sa place à de la guitare propre rythmée par une batterie solidement rock, mais déjà entendue des centaines de fois. We Can Get Together laisse la place à la guitare acoustique, Barely Breathing aux accords intermittents et A Slight Discomfort à la finale instrumentale épique prolongée. C’est un peu comme si Heaven is Whenever représentait le guide parfait pour composer le disque rock typique.

Mais, comme cela a été précédemment mentionné, The Hold Steady demeure le même groupe et ne se fait pas piéger par l’envie d’un renouvellement trop précipité. Les pièces s’enchaînent parfaitement, l’écoute est agréable, le message est clair et précis et l’effet désiré est obtenu. On peut donc dire que, malgré tout, Heaven is Whenever demeure un bon disque de rock, sans plus.


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