Magazine Cinéma

Dead Man's Shoes

Publié le 04 mai 2010 par Olivier Walmacq

dead_man_s_shoes

genre: thriller (interdit aux - 16 ans)
année: 2006
durée: 1h30

l'histoire: Richard revient à Midlands, son village natal. Il n'a plus qu'une chose à l'esprit: prendre une revanche et rendre la monnaie de sa pièce aux brutes qui ont tué son frère. Bientôt, il intensifie son opération. Les uns après les autres, ses hommes prennent peur de ce nouvel homme terrifiant qu'est devenu Richard.

la critique de Eelsoliver:

Dead Man's Shoes, réalisé par Shane Meadows en 2006, est un film anglais, plus précisément un thriller, qui raconte une histoire de vengeance.
Voilà un sujet peu original, traité des milliers de fois au cinéma. Pourtant, le traitement opéré par Shane Meadows, se révèle plus qu'intéressant.

Difficile de comprendre pourquoi Dead Man's Shoes n'a pas trouvé sa place dans les salles obscures. C'est donc discrètement que le film sort en dvd.
Avant toute chose, il est nécessaire de préciser que ce film est interdit aux moins de 16 ans. Non pas que Dead Man's Shoes soit un film gore.
Non, loin de là.

Mais ça reste une oeuvre dérangeante, choquante et l'atmosphère du film est particulièrement sombre. L'histoire suit alors un personnage qui n'a plus rien à perdre, Richard qui revient dans son village natal, après des années d'absence.
De retour chez lui, il décide de faire peur à ceux qui ont maltraité et massacré son frère attardé.

Et c'est bien sur ce point que Dead Man's Shoes frappe très fort. Le film de Shane Meadows montre bien comment quelques hommes cruels se sont 'acharnés sur un être faible, qu'ils insultent et qu'ils pendent. Une violence qui n'est pas sans rappeler celle affichée par les films de Sam Peckinpah. On pense forcément aux Chiens de paille.
Ce qui n'est pas une mince référence. Richard va, dans un premier temps, s'amuser à faire peur à ses hommes qui craignent ce grand frère, devenu inhumain.

Un par un, Richard tue les bourreaux de son frère. Mais la fin du film reste surprenante, tant par son dénouement que par les différents enjeux qui se mettent en place.
Voilà donc une très bonne surprise pour un film qui n'a rien d'une production à grand budget. Une oeuvre sans espoir, torturée et à découvrir absolument. Le cinéma anglais a décidemment de beaux jours devant lui.

Note: 16/20


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Olivier Walmacq 11545 partages Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines