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Primeurs 2009 : mon best of (3)

Par Eric Bernardin

Pauillac

Pauillac de Latour : nez sur les fruits très mûrs et la crasse de fer. Bouche ronde, avec une mâche gourmande (20% de vin de presse) et un fruit pétaradant.  Une petite tuerie.

Forts de Latour : nez fin, au boisé subtil. Bouche ample et tonique, avec une matière riche, dense, alliant fraîcheur et profondeur. Mâche puissante en finale, avec toujours ces notes de fer (Latour est le domaine qui a le plus fort taux de ce métal dans son sol) et une noble astringence.

Latour : nez expressif, entre fleurs, fruits et épices. Bouche d'une puissance et d'une densité impressionnantes. Malheureusement, le vin rentre en pleine "prise de bois" et il se goûte assez mal. Les gens qui l'ont goûté avant cette phase ont bien de la chance (nous l'avons dégusté 15 jours après les primeurs).

Lynch-Bages : nez noble, complexe. Belle matière fraîche, aux tannins parfaitement polis, d'une grande droiture. Un archétype de grand Pauillac.

Pibran : nez sur les fruits mûrs, les épices chaudes, quelques notes lactées. Bouche mûre, souple, aux tannins veloutés, avec une grande fraîcheur. Finale mûre, gourmande. Un régal dès aujourd'hui !

Réserve de Pichon Longueville : nez fin, épices et réglisse. Bouche ronde, fraîche, charnue, avec des tannins serrés. Finale ferme avec de la mâche.

Pichon Longueville : nez profond sur les fruits noirs et l'encre. Bouche de grande ampleur, avec une matière riche, puissante et fraîche. Les tannins, d'abord soyeux s'affermissent ensuite, donnant une finale virile, avec une grosse mâche. Le temps devrait fondre tout ça...

Pontet Canet : nez envoûtant, sur la crème de cassis, avec une touche de vanille et de poivre blanc. Bouche ample, mûre, au fruit et aux tannins savoureux, terriblement gourmands, créant chez le dégustateur une sorte d'euphorie difficilement contrôlable. Finale mâchue, puissante évoquant les sous-sols calcaires, avec ce côté crayeux et salin. Un GRAND VIN !

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Dégustation à Cos d'Estournel

Saint-Estèphe

La Goulée (Médoc, vinifié par l'équipe de Cos d'Estournel) : nez de cabernet bien mûr, vivifié par des notes iodées, salines. Bouche ronde, fraîche, éclatante, avec une jolie texture. Finale nette et mûre. Une gourmandise !

Les Pagodes de Cos : nez très mûr, fin. Bouche ample, mûre, d'une belle concentration sans tomber dans l'excès, avec des tannins serrés, mais très doux. Finale puissante tout en restant raffinée.

Cos d'Estournel : nez extraverti sur la crème de fruits noirs, avec une pointe de menthol et une touche de figue mûre. Bouche de très grande ampleur, puissante, d'une rare intensité, qui sème le doute chez le dégustateur. Est-ce encore du Bordeaux ? Ceci dit, cela reste relativement frais, équilibré (malgré les 14,5° avoués). Mais un peu monolithique à mon goût autant en terme d'arômes que de texture. Vin plus impressionnant que séduisant.

Ormes de Pez : joli nez sur les fruits mûrs et les épices. Bouche ronde, fruitée, bien équilibrée. Finale un peu dure.

Phélan-Ségur : nez bien mûr. Bouche assez ample, fine, avec une belle énergie et une structure sous-jacente qui devrait le faire durer dans le temps.

Je n'ai pas pu goûter Montrose (non présent à l'Union des Grands Crus). Mais je l'avais dégusté il y a quelques mois plus tôt au domaine dans un assemblage quasi définitif, et ça donnait cela : "nez fin, complexe, expressif. Bouche éclatante de fraîcheur, avec une matière bien mûre, vibrante, aux tannins bien enrobés. Longue finale mêlant les notes fruitées et minérales. Un futur grand vin." 

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Dégustation à Pontet-Canet

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