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L'étrange histoire de Benjamin Button, Fitzgerald

Par Wellreadkid

http://www.images-chapitre.com/ima1/original/471/17391471_417844.jpgComme de nombreux lecteurs, j’ai découvert « Benjamin Button » sous les traits de Brad Pitt quand l’affiche de l’adaptation de la nouvelle a été placardée partout dans le métro. Bien que je n’aie jusque là toujours pas vu le film, j’ai acheté à l’époque la nouvelle de Fitzgerald, histoire de voir ce que ça valait.

Je crois, décidément, que certains auteurs sont meilleurs pour les nouvelles que pour les romans, et que Fitzgerald fait partie de cette catégorie d’écrivains. J’ai lu laborieusement « Gatsby le magnifique » et « Tendre et la nuit », mais c’est avec plaisir que j’ai lu ces deux nouvelles.

« L’étrange histoire de Benjamin Button » est en effet bien étrange. Mr Button ne se doute pas qu’en allant rendre visite à sa femme qui vient d’accoucher, il trouverait un vieillard dans le berceau en lieu et place du bébé. Et pourtant, c’est bel et bien son fils. Le « jeune » Benjamin, en effet, vit sa vie à l’envers…

« Un diamant gros comme le Ritz » est l’histoire d’un jeune garçon, John, qui, perdu dans le pensionnat de Saint-Midas fréquenté par des adolescents riches et prétentieux, fait la connaissance de Percy, qui ne se mêle pas aux autres. Puis, un jour, Percy lui fait une confidence : son père est l’homme le plus riche du monde ! Il possède un diamant gros comme le Ritz. C’est à l’occasion d’une visite chez Percy que John va découvrir la vérité.

Le tout est délicieusement absurde. Ça prête à rire. Quand Fitzgerald nous raconte que Benjamin se sent obligé d’agiter son hochet pour plaire à son père, ou quand on lit ses récriminations à sa naissance, on sourit. Moins quand Benjamin se voit rejeté par sa femme et son fils. « Ne peux-tu pas faire comme tout le monde » lui disent-ils, comme si Benjamin choisissait de rajeunir physiquement dès qu’il prend de l’âge. Récit de l’incompréhension des gens, qui rejettent ce qu’ils adulaient autrefois, ou qui ne comprennent pas la différence, cette petite nouvelle saura probablement vous séduire.

Quant à la seconde nouvelle, on pénètre encore plus loin dans la folie humaine : on se croirait même hors du monde. C’est ma foi assez sympathique et le style de Fitzgerald comble aisément les éventuels défauts de l’histoire en elle-même.


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