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Gaetan Roussel

Par Munch
Gaetan Roussel

C’était une question de temps avant que Gaëtan Roussel, n’arrive avec un album solo. Non seulement ses collaborations récentes avec Vanessa Paradis, Rachid Taha, Alain Bashung et Benoit Delépine et Gustave Kervern. (pour le film Louise-Michel) étaient des signes pré-curseurs, mais en plus, le (2e)hiatus de Louise Attaque et Tarmac (son groupe avec Arnaud Samuel) lui ont laissé beaucoup de temps libre. Arnaud Samuel s‘est joint à Ben’ Bop et Robin Feix, après Ali Dragon s’est joint à sa copine pour former Poney Express, l’album Daisy Street est EXTRÊMEMENT sympathique.

Pour un fan de la voix douce-amère et l’écriture poétique de Roussel, les attentes étaient énormes. Trop énormes peut-être. Laisser à lui même, sans ses comparses de Louise Attaque, Roussel livre des textes toujours aussi mélancoliques et beaux et garde son sens de la mélodie mais il englobe le tout d’une musique un peu quétaine mise un peu trop en avant plan. De plus, plus souvent qu’autrement, on a droit à des refrains en anglais chanté par quelqu’un d’autre. On aimait bien l’incursion de Roussel en anglais ou en espagnol dans le passé mais là, on croirait entendre un produit tout droit sortie des années 1980. Musicalement on avait connu Roussel plus inspiré, avec moins de synthé ou de main qui clappent. On a souvent l’impression que Roussel est un invité sur la chanson d’un autre artiste. Peut-être parce qu’il nous habitué à plus lyrique avec plus de minimalisme. Peut-être parce qu’il peut faire beau avec moins alors qu’ici trop est surchargé et disparate.

L’album commence avec un riff de guitare qui rappelle celui de 5/4 de Gorillaz. Si l’on comptait les étoiles ressemble étrangement à du Jean Leloup période La vallée des réputations. Dis-moi encore que tu m’aimes ressemble à du Cabrel mais est la chanson qui se rapproche le plus de ce que Roussel peut faire avec un certain minimalisme. Elle forme avec Les Belles choses les 2 meilleures chansons de l’album. On en aurait aimé d’autres comme celles-là.

On se tanne avant même la fin de l’écoute complète de Ginger. On à l’impression d’entendre un premier album, plutôt que le nouvel album d’un artiste en pleine posséssion de ces moyens et qui à prouver plus d’une fois son énorme potentiel. Déception.

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