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Mara LEE – Beautés volées

Publié le 15 mai 2010 par Aventuresheteroclites

Mara LEE – Beautés voléesMara LEE : Beautées volées (2010, Albin Michel)

Titre original (2007, traduit du suédois) : Ladies

En gros : (Je reprends exceptionnellement la quatrième de couverture.)

Léa la directrice d’une galerie d’art contemporain, Laura l’écrivain et Mia la danseuse ont toutes été, à un moment donné, fascinées par Siri, une photographe prête à tout pour aller au bout de son art.
Aucune d’elles n’arrive à oublier cette artiste dangereuse qui a changé le cours de leur vie. Entre Stockholm et Paris, des ghettos culturels au monde factice de la mode, les chemins de ces quatre femmes croisent, de leur adolescence à aujourd’hui, jusqu’à une confrontation fatidique. Un roman talentueux et provocant, où il est question d’apparence et de faux-semblants, mais surtout de blessures intérieures et de femmes prisonnières de leur corps et de leur image.   Comment je l’ai découvert : sur la table litté étrangère de la librairie où je travaille. La quatrième de couverture m’a plu, ça mettait en avant des personnages de femmes artistes, une plus extrême que les autres, je trouvais ça potentiellement intéressant. Pickwick (voir mes favoris) me l’a gentiment prêté, il attendait dans sa PAL. J’en profite au passage pour encore te remercier!

Impressions de lecture : Autant le dire tout de suite. Déçue, agacée, ennuyée. J’ai le sentiment de m’être fait avoir par la quatrième de couv’, d’avoir été la dinde de la farce, et c’est honnêtement désagréable.

♦ Ce roman AURAIT PU être sacrément intéressant. Aurait pu seulement. La femme et sa représentation est un sujet qui m’intéresse depuis toujours, mais cette espèce d’intrigue tirée par les cheveux (je ne sais pas trop comment la nommer, c’était une enquête, une vengeance, un complot, un crêpage de chignon?)  a tout gâché. Ca ne m’a paru ni vraisemblable, ni crédible, ni intéressant.

♦ Les personnages. J’attendais tout du personnage de Siri, que la quatrième de couv’ annonçait mystérieuse, photographe extrême, dédiée corps et âme à son art, etc. Elle m’a juste parue folle et froide, mais en aucun cas intéressante. Aucune justification de sa soi-disant démarche artistique, rien, que dalle. Quant aux autres, ce sont des prétentieuses et/ou des victimes, et une remporte la palme: Laura, la “poétesse” écorchée, pleurnicharde en thérapie.

♦ Les dialogues, c’était le pompom. Plats, mais plats!  Non pardon, le pompom en fait c’était le “dénouement”. Je ne m’attendais pas à ça, surprise de taille. C’était d’un RIDICULE absolument navrant. L’épilogue vient sauver le truc in extremis, mais franchement, tout ça pour ça, …

Je le recommande: aux fifilles de France et de Navarre qui souffrent d’être trop belles, maudites par leur apparence trop attirante et qui ne supportent plus les regards insistants. Essayez de vous taper la tête contre un mur, vous serez certainement moins jolies et le problème sera réglé, on ne pourra rien vous voler, pour reprendre le titre.

(Ce n’est que mon opinion & il n’engage que moi, ce roman n’était simplement pas une lecture pour moi, contrairement à ce que j’avais espéré. Tant pis. Suivant!)

Un autre avis, très tranché également: http://www.surlering.com/article/article.php/article/la-victoire-du-readera-s-digest-sur-la-femme


Classé dans :Bouquins, Littérature scandinave, Romans

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