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"High Fidelity", 2000, de Stephen Frears (John Cusak, Jac...

Publié le 17 mai 2010 par Hadrien Meyer

"High Fidelity", 2000, de Stephen Frears (John Cusak, Jack Black, entre autres, of course), est un de mes films cultes.
Peu de gens le savent, parce que, d'une part, ça n'est pas du tout le genre de films que je cite tout le temps, et aussi parce que lorsqu'un film fait autant écho à soi-même, on a envie de le garder pour soi, de le chérir, de peur que quelque chose se brise si l'on en parle. Et après on réfléchis, et en fait on se dit qu'on s'en branle. Mais bon, ça m'a quand même pris 3 ans..
Bref.
Ça parle de musique et d'amour. Et si pour l'amour, c'est assez facile d'accès, grâce à un scénario bien ficelé et une mise en scène originale, pour la musique, le film est carrément ésotérique. C'est à dire qu'il s'adresse à une élite, dont je me targe de faire partie (oui, bah oui, on ne se refait pas..).
Le film est tout à fait regardable sans connaitre, par exemple, Fleetwood Mac, Stevie Wonder, Marvin Gaye, The Beta Band, Gordon LightFoot, The Shangri-Las, Charlie Rich, Jan & Dean, Ricky Valence ou encore Jimmy Cliff, mais on passe à côté des 3/4 du film..
Et le film commence à peu près par une adaptation de la poule et l'oeuf : John Cusak brise le quatrième mur, et s'adresse au spectateur, face caméra : "Did I listened to pop music because I was miserable, or was I miserable because I listened to pop music ?".
C'est vrai qu'il fait un peu droopy, il a toujours l'air un peu triste, et on sent qu'il est misérable.
Mais je vais rebondir là-dessus parce que pour moi, l'humeur n'a rien à voir avec la musique que l'on écoute.
Prenons cette chanson, Landslide, monument d'intimité et de proximité. Et bien je ne l'écoute pas parce que je suis triste, et l'écouter ne me rend pas triste. Inversement, je ne l'écoute pas parce que je suis heureux, et l'écouter ne me rend pas heureux. Car pour moi la musique n'est que vectorielle, elle n'est qu'un écho, à la limite un amplificateur. Je vais être un peu abrupt et aller un peu plus loin, mais je trouve que laisser la musique influencer son humeur est une preuve de faiblesse d'esprit.
 Si je suis heureux en écoutant Landslide, alors je n'en serais que plus heureux. Et si je mark LOL sur MSN alor ken fète dé larm coullen sr mon visage, alors écouter cette chanson ne va probablement pas m'aider à me sentir mieux.
Mais ça n'est pas la musique qui va me remonter le moral, ou me l'attaquer ! Faut pas pousser !
Un autre aspect intéressant : Si la musique ne peut pas modifier mon comportement et mon humeur, elle peut par contre déclencher deux sentiments. La nostalgie et la puissance. Qui sont éphémères.
La chanson est très belle, je la laisse vous prendre par le bout du nez. Cette petite voix de bout de femme.
C'est vraiment easy-listening, ça parle tout seul. Mais vous écouterez tout de même le fait qu'elle finisse sa phrase "And I saw my reflexion, in the snow" (donc le "snow", si vous avez suivi) en remontant, ce que je trouve très beau.
Et puis j'aime bien son timbre de voix, charmeur..
Sur ce, je vous laisse, et désolé pour le retard, mais il fallait que je repeigne ma chaise..
Ah oui, et pour toi petit européen qui n'a jamais entendu parler de Fleetwood Mac, sache qu'ils ont juste fait ça :

Allez en paix, et surtout,
GROS BISOUS !

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