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Louise Bourgeois!

Publié le 01 juin 2010 par Orlandoderudder

Grandeur.

Louise Bourgeois... Pour moi, c'est quasiment la famille...d'abord, une fille de tapîssiers, ça m'évoque Louise de Rudder, elle-même tapissière et restauratrice de tapisserie anciennes... l' "aristocratie ouvrière", professeurt à l'ecole Boulle, M.O.F et tout ça. La grandeur.

Fruit juteux de la modernité!

Et l'autre grand mère, l'adoptive, Germaine Tailleferre...Louise Bourgeois, comme elle a fait son chemin de femme, contre vents et marées...Etait-elle comme Germaine "Féministe sans le savoir"?  décidée, pleine d'appétit de vivre, de modernité solide, avec des dents à la Colette pour bouffer la joie de vivre comme un fruit juteux?

"Camembert-vin-rouge".

Ces femmes... Celles qui traversèrent un siècle, innocentes et rouées, sachant bien ce qu'elles faisaient, mais ne se rendant pas toujours compte de la portée de leur audace: oser créer! Et souvent dépasser les hommes dans la force, la vigueur de l'art. Et dans la modernité. Elles étaient souvent belles, mais "camembert-vin-rouge", comme disait Germaine, plus que régime et  yaourt maigre! Ou, elles firent partie de cette modernité féconde que les totalitarismes ont brisé. Beaucoup s'exilèrent, comme tant de créateurs au moment du retour au naturel brutal des uniformes et des bruits de bottes.

Araignée.

Louise Bourgeois et la "mère araignée"...cette oppression symbolique de la mère qui empêche d'aller loin, de sortir, comme dans l'Herbe Rouge de Boris Vian. Mères barraques, mères-maisons, mères bâtisses, mères-briques... quelles prisons dans le "château intérieur" de Thérèse d'Avila? Femmes! Mères! Et même la chute, Unica Zürn, témoigne de toutes ces évasions... ches louise Bourgeois, la mère n'est pas seulement ventre, mais côtes (côtelette, mais solide!), cage thoracique aux nonosses comme des barraux de cellule. Le liberté permet de contempler la porte de la prison, encore, certes, mais de l'extérieur. Alors l'évasion peu en créer la beauté.

La femme du possible.

Seulement la mère...si solide aussi.La "meilleure amie" de Louise Bourgeois. La femme du possible. Tout se joue aussi là; tout? en fait je ne sais pas: c'est histoire de causer. Mais il y a bien quelque chose, là, plutôt que rien, dans la  mère côtelette, barreaux, bâtisse, charpente, squelette? Question: Où c'qu'elle est, ta mère?  Réponse: Hou! Squelette amer! Et maison apaisée, demeure qui meurt en nous, qui vit, chère  chair...la nôtre. Ma mère était une femme: je l'ai su très très tôt. D'ailleurs, je m'en doutais!

Radieuses emmerdeuses".

Ah! "la mère donne la vie, le père met au monde entransmettant le langage?"  En ouvrant l'enfant au vaste monde, en brisant la dyade fusionelle? Ce serait simple et cette araignée nous en dirait tant avec sa toile engluant la fille plus que l'autre. De quel arrachement vient l'art des femmes solides qui tranquillement (mais souvent avevc un caractère de chienne!) oeuvrent avec amour, loin des popotes, tout en sachant aussi cuisiner comme Mère-Grand (mais ce sont elles qui bouffent les loups!). Ces femmes sont chères à mon coeur, ces "radieuses emmerdeuses" au talent impeccable! Tant de bonheur chez ces ogresses!

J'admire et j'aime!

Une amie m'a un jour dit que c'était mon grand problème: avoir connu dès l'enfance des femmes exceptionelles. Ce qui a fait -c'est vrai- que j'ignorais qu'il y en eût de médiocres! Bref que j'en demandais parfois trop à certaines andouilles et autres plats de nouilles froides du sexe féminin que j'ai fréquentées en les imaginant géniales... Ca se paye! Mais ça n'empêche pas! Elles sont dans mon coeur, les Louise Bourgeois, comme les George Sand... Ah! j'eusse aimé Flora Tristan! Olympe de Gouges! Hypathie!

Une femme au nom qui cogne!

Alors, en hommage à Louise Bourgeois et en pensant, entre autres, à Sonia Delaunay, à Romaine Brooks, à Suzanne Rodillon...  (Et à Germaine Tailleferre, puisque je présente une compositrice au nom qui cogne dur (celui de son mari, néanmoins!) là: http://www.youtube.com/watch?v=sdNjK1eSc-A), j'admire et j'aime...

Encore un peu? voilà: http://www.youtube.com/watch?v=L2wfZlW5u-s&feature=related

Envoi: Bien évidemment, symbole, criez pour nous, l'oeuvre s'appelle... Judith! Ben voyons!

http://www.youtube.com/watch?v=sdNjK1eSc-A


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