Magazine Beaux Arts

Georges Clooney-la suite

Publié le 04 décembre 2007 par Anne Malherbe

Donc, en fait, cela m'arrive assez souvent d'être furieuse. Pas nécessairement furieuse dans le détail — car il y a les exceptions.
Mais furieuse dans la globalité — parce que justement s'il n'y avait pas les exceptions, je ne sais pas ce qu'il resterait.
Je m'explique.
(image: Emilie Benoist; courtesy de l'artiste et galerie Eva Hober)
(L'image n'a pas vraiment de rapport avec le propos, mais c'est pour faire plaisir à Zag qui n'aime pas quand il n'y a pas d'image).

Ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est pourquoi — et surtout comment — on parvient encore à supporter L'ENNUI GÉNÉRAL que sécrètent la majorité des expositions.
D'où vient cet ennui?
De plusieurs éléments.
Mais déjà, un élément principal:
en gros, cela fait à peu près 40 ans désormais que l'art, en France en tout cas, se tient dans un posture de second degré, de distance ironique, de critique.
Quand on a affaire à ce genre de travail, on fait face à une oeuvre qui ne s'affirme jamais comme telle mais seulement "après"ou " contre", ou "en référence à", ou "par détournement de", etc. Une oeuvre qui n'a pas d'existence positive, mais qui existe "en creux".
Un exemple: Mathieu Mercier.
Cela a été pertinent à un moment donné. Mais maintenant, un art qui n'existe que par sa posture, ça n'a plus guère de sens — surtout quand cette posture se définit en négatif.
En fin de compte, cela donne un art qui n'existe pas vraiment.
Ou bien sous la forme d'un fantôme.
Et les fantômes, c'est sympathique. Mais uniquement dans les vieux châteaux.
Et puis c'est un peu démodé.
Et je préfère les vivants.
Voilà.

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