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L'élégance du hérisson, Muriel Barbery

Par Wellreadkid

http://savemybrain.net/v2/wp-content/uploads/2009/10/muriel_barbery_elegance_herisson.jpgRésumé

Dans un immeuble cossu de la capitale, deux personnes très différentes l’une de l’autre cherchent à cacher au monde leur intelligence supérieure. L’une est la concierge, cinquante-quatre ans, mal aimable, cherchant à être l’incarnation même du cliché sur les concierges, l’autre est une fillette de douze ans, surdouée, fille de riches, qui veut se suicider.


L’auteur

« L’élégance du hérisson » a été adapté au cinéma avec notamment Josiane Balasko.

Avis

Quand j’ai commencé à le lire, j’ai cru que je ne le terminerais jamais, et pourtant, pourtant, dieu sait qu’on m’en avait dit du bien. Le style, lourd, pesant, pédant rend la lecture très peu fluide et très ennuyeuse. L’auteur semble parfois écrire un traité de grammaire tant qu’elle s’attarde sur des détails mineurs des dialogues de ses personnages, multiplie des références culturelles inaccessibles au lecteur moyen et ainsi semble s’évertuer à persuader le lecteur de son ignorance et de sa bêtise. Pas très malin de la part de l’auteur qui ne doit pas oublier que le lecteur est sensé être son meilleur allié. Des personnages froids, donc, sans vie, engoncés dans les clichés qu’ils représentent malgré leur volonté de s’en extirper, et dans le mépris que leur inspirent les autres. Le début est lent, la fin trop rapide, bâclée même, avec un vague côté larmoyant assez désagréable, surtout après autant de froideur.

Comme vous l’avez compris, je ne comprends pas bien le succès de ce livre que j’ai trouvé prétentieux et laborieux. Oui, prétentieux, c’est bien le mot. Dans le livre que Stephen King a écrit sur l’écriture, il dit qu’il vaut mieux utiliser le premier mot qui nous vient à l’esprit plutôt qu’un synonyme pompeux. L’auteur de « l’élégance du hérisson » semble avoir écrit son livre avec un dictionnaire des synonymes sous le bras et avoir systématiquement pris le mot le plus tarabiscoté. Le résultat est donc un style très lourd, avec une intrigue minimaliste. Quant aux nombreuses réflexions qui se veulent philosophiques, c’est simple, le lecteur est tout simplement tenté de les sauter (ce que j’ai parfois fait sans remords).

Renée n’est pas un personnage agréable, c’est dit . Pourquoi donc s’évertuer autant à cacher sa culture, à vouloir se faire bête quand c’est pour mépriser tout le monde du fond de sa loge ?


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