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Critique : "Les meilleurs amis du monde"

Par Dime

Mon avis :

On peut tout dire à un ami, sauf la vérité... Cette phrase pourrait à elle seule résumer le premier film de Julien Rambaldi qui a regroupé pour son baptême de feu un joli quatuor composé de Marc Lavoine, Pierre François Martin-Laval, Léa Drucker et Pascale Arbillot. Imaginez un week-end avec vos meilleurs amis. Vous avez confiance en eux, les aimez et êtes certain de la réciproque. Et soudain, à cause d’une mauvaise manipulation de la touche de rappel téléphonique, ressort ultime de comédie, vous les entendez balancer des horreurs sur vous alors que vous êtes en route pour les rejoindre. C’est sur ce principe plutôt drôle que débute "Les meilleurs amis du monde". Très vite, la trame se déploie avec la mise en exergue d’une véritable mécanique de vengeance. Ceux qui se sont faits incendiés (Drucker et Martin-Laval) comptent bien marquer d’une pierre blanche leur passage chez les critiqueurs (Lavoine et Arbillot). Malgré un manque évident de rythme et une incapacité à valser comme voulu du rire à l’émotion, Rambaldi parvient néanmoins à proposer de jolis gags, savoureusement servis par l’interprétation étonnante de Marc Lavoine passé chantre de la beaufitude. On regrettera par la force des choses la progression sans nuance et pour le moins caricatural des personnages mais également l’absence de férocité dans leurs rébellions. Il n’en demeure pas moins que le produit se consomme avec un petit plaisir sadique car, mine de rien, le propos est universel et ne manquera pas de vous rappeler ne serait-ce qu’un souvenir que vous tentez d’enterrer depuis des lustres.  


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