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De Gaulle : idolâtrie d'Etat

Publié le 08 juin 2010 par Jcgrellety

De Gaulle, De Gaulle, De Gaulle, par-ci, par-là, et puis aussi De Gaulle, et puis encore De Gaulle.  Nos DeGaullolâtres ont cent fois raison : le Général fut un génie qui nous sauva de la défaite à lui tout seul (la Résistance, c’est lui !), le Général était la France à lui tout seul (pas de désaccords avec des veaux puisqu’il était toute la France), le Général fut le grand phare de la littérature mondiale à lui tout seul (et dire que des peuples et des pays ne le lisent pas encore), le Général a inventé la poudre, l’électricité, la machine à vapeur, la DS (une DS !), Fantomas, etc. Le Général a inventé le monde, et donc le Général a inventé la littérature. Et dire que dans les manuels scolaires de ces infâmes gauchises, le Général n’avait encore aucune place. Comment Dieu n’a t-il pas toute la place dans un manuel sur le Génie ? Bref… Le Général De Gaulle est l’objet, de ses idolâtres, qu’ils soient totalement sincères ou qu’ils soient pétainistes, de philosophie politique, de sensibilité, mais tellement heureux d’avoir un des leurs (de «bonne» extraction, un militaire) à mettre en avant pour que l’arbre cache la forêt des trahisons et des collaborations à la droite de la droite, d’un culte délirant qui n’a rien à voir avec l’honnêteté intellectuelle, la lucidité. Car, NON, De Gaulle n’est pas L’HOMME de la Résistance, pour la bonne et simple raison que la RESISTANCE fut un fait collectif où il n’y eut pas de héros absolus mais un héroïsme partagé entre celles et ceux qui, anonymes ou non, ont eu le courage de, se sont opposés, ont pris des risques et sont parfois morts. Mais en outre, De Gaulle n’est pas non plus le grand homme de l’après-seconde guerre mondiale. Parce qu’il ne peut pas décider de tout tout seul, il finit très vite par quitter le gouvernement de la Libération, pour aller bouder, en attendant qu’on l’appelle. Le «coup d’Etat permanent» arrive en 1958, un putsch l’installe à la tête de la France, et il fait créer une 5ème République sur le modèle du Reich Bismarckien (c’est la même structure). Depuis, la France n’est plus une véritable démocratie, et nous savons ce que nous payons à cette faute, à cet attentat d’une certaine élite contre les libertés publiques, la vie civique. Mais il y a plus encore…

Et si Jean Moulin n’était pas mort pendant la guerre ?

Un travail à découvrir : la victoire-éclair



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