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Bi, Dung So ! : Bi et sa famille [49ème Semaine de la Critique - Cannes 2010]

Publié le 08 juin 2010 par Diana
Bi, Dung So ! : Bi et sa famille [49ème Semaine de la Critique - Cannes 2010]Présent à la semaine de la critique de Cannes, Phan Dang Di signe son premier long métrage en tant que réalisateur avec le délicat Bi, Dung So ! (2010) (traduit Bi, n’aies pas peur !).
Bi, est un garçon de 6 ans qui vit à Hanoi avec ses parents, sa tante et leur cuisinière. Vagabond et espiègle, il aime se perdre dans une fabrique de glace et les terrains sauvages bordant la rivière. Après de longues années, son grand père malade revient vivre au Vietnam, pourtant sa présence n’inquiète en rien le père de Bi, qui l’évite et passe son temps à s’enivrer et déserté la maisonnée…
Bi, Dung So ! : Bi et sa famille [49ème Semaine de la Critique - Cannes 2010]Bi, Dung So ! fait partie de ses films qu’il est difficile de ne pas aimer. Charmant à souhait, il se pare d’une poésie et d’une fraîcheur, incarnée tout particulièrement par le dénommé Bi, un garçonnet espiègle et curieux. Dans une scène d’ouverture étonnante, le cinéaste introduit le chérubin dans une fabrique de glace où ces quelques centimètres flirtent avec les hautes citernes de l’usine. Remarquable. Le garçonnet de 6 ans et son minois transpercent l’écran, et m’a fait fondre littéralement… Avec Bi, le cinéaste esquisse de magnifiques séquences, souvent drôles, certainement les meilleurs instants du film. Il est toujours simple de toucher avec un tel personnage, mais quand c’est bien fait, c’est à se délecter…
Bi, Dung So ! : Bi et sa famille [49ème Semaine de la Critique - Cannes 2010]Le premier essai du cinéaste vietnamien n’est pas que l’histoire d’un enfant, elle est aussi celle d’une famille d’Hanoi dont le désir serait la convoitise. Car de désir il ne s’agit que de cela. A travers l’enfant de 6 ans qu’est Bi de devenir un homme, à travers des femmes esseulées, à travers un vieillard en fin de vie… Tout n’est que désir, celui de le raviver ou de le trouver ou le retrouver. Mais comment lorsque que la communication manque, lorsque la pudeur mène à l’isolement ? Par substitution simplement. Alors le désir d’une femme délaissée sera comblé par un élan d’affection, la quête d’une jeune célibataire sera freiné par un amour interdit mais satisfait par une rencontre arrangée…
Phan Dang Di décrit avec Bi, Dung So ! un portrait de famille captivant et de toute beauté. Petit bémol toute même sur une fin qui peine à trouver son dynamisme, le cinéaste se perdant dans une retranscription hasardeuse, d’une compréhension difficile. Malgré tout, Bi, Dung So ! reste un film charmant qui touche par ces personnages, sa poésie et son dépaysement.
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