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vintage: les Converses All Star Chuck Taylor

Publié le 29 juin 2010 par Mojorisin

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La converse , plus qu’une simple paire de chaussure, représente un symbole incontournable dont se sont emparés tant de personnes, de genres et d’époques. Quelle marque peut se vanter d’une telle longévité et d’une capacité d’adaptation aussi forte ? Probablement aucune. Mais la chaussure popularisée par le basketteur Chuck Taylor au début des années 20, plus que toute autre, réussit le pari de s’actualiser tout au long des décennies. Simple tennis à la base, celle-ci se reterritorialisa constamment, ce qui explique son incroyable destinée.

Son premier fait d’arme fut de chausser l’armée américaine durant la Seconde Guerre Mondiale. Les Gi’s, converses au pieds durant l’entraînement, devinrent ses meilleurs ambassadeurs. Étrangement les militaires inspirent souvent la mode, à croire que le guerrier demeure une référence de choix.

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Mais la basket ne s’en tint pas là en cherchant de nouveaux territoires à peupler et de nouveaux pieds à chausser. Se seront ceux d’une icône du cinéma, à savoir James Dean, qui cette fois dévoilera à la jeunesse rebelle (sans cause) comment chausser ses idées. La marque devint alors un symbole, comme tout ce que portait l’acteur.

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Une fois sa réputation de rebelle établie la converse put habiller la scène rock des 60’s et 70’s. Les Rolling Stones ou les Doors s’emparèrent de son aura pour illustrer leur mode de vie contestataire et la chaussure devint ainsi l’un des symboles de la contre-culture. Le langage pop trouva là l’un de ses mots les plus fédérateurs. Pas étonnant que par la suite la scène punk l’adopta pour exprimer sa rage.

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La converse accompagna la scène rock depuis ses débuts et ce fut donc logique que le courant annonçant son renouveau au début des 90’s la brandit comme un blason. Ainsi Kurt Cobain, emblématique représentant du grunge, perpétua la tradition et entretint au passage sa célébrité en l’associant à son mouvement. De même le rap West Coast, en pleine éclosion à la même époque, s’aligna sur son grand frère musicale et « walked his talk » avec elle. Mais le suicide de Cobain coïncida étrangement au début du déclin de la marque.

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Puis survint une mode nouvelle, initiée par le courant hip hop, celle des « sneakers ». La tennis devint soudain un objet de valeur, aisément associable à toutes sortes de tenues. Tout comme leur modèle phare, les baskets se déterritorialisèrent dans leur ensemble pour chausser tous les genres, même ceux ne pratiquant pas de sport (les converses montrèrent la voie tout au long du 20ème siècle). Nike, marque emblématique de ce phénomène, décela tout le potentiel de Converse qu’elle racheta en 2003 pour mieux la remettre en scène. 

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Depuis, la All Star est devenue un habit culte n’ayant plus besoin de faire ses preuves en raison de son ancienneté. Tel un joker dans un jeu de carte, la chaussure s’associe avec presque n’importe quoi. Que l’on soit riche ou pauvre, ringard ou branché, la paire constitue un objet de reconnaissance quasi universel, un symbole du multi-culturalisme. La converse peut donc vivre une retraite heureuse, la postérité lui est assurée.

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