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Corruption : un premier rapport au gout amer d’impuissance!

Par Citoyenhmida

Tous les citoyens savent que la corruption constitue  le fléau qui ronge notre société et notre système économique.Elle n’épargne aucun secteur ni  aucun niveau d’activité.

CORRUPTION : UN PREMIER RAPPORT AU GOUT AMER D’IMPUISSANCE!

Pourtant, si l’on en croit les partis politiques et les responsables gouvernementaux, la moralisation de la vie publique représenterait la priorité des priorités de leurs projets pour les premiers et de leur action pour les seconds.

Pourtant, dans les faits la situation est loin d’être rassurante, ni même encourageante!

L’I.C.P.C.  - Instance centrale de prévention de la corruption – vient de rendre public son premier rapport, dont on peut trouver dans la presse les principales observations et recommandations!

En quelques mots, que peut-on dire de ce document? Pas grand-chose, en fait car il ne fait que reprendre des évidences dont chacun est convaincu, comme la nécessité de protéger légalement les témoins et des dénonciateurs de faits de corruption et celle de mettre en place un sytème efficace et exhaustif de déclaration du patrimoine des responsables, ou encore la mise en adéquation avec les normes internationales d’un certain nombre de textes.

Mais à mon sens, la remarque la plus pertinente de ce rapport que “l’action du gouvernement dans le domaine de la lutte contre la corruption souffre de l’absence d’une dimension stratégique”.

On peut estimer dommage que cette institution, lancée en grandes pompes en 2008, n’ait pas trouvé meilleur timing pour la diffusion de ses observations que cette période de l’année où la plupart des marocains sont concentrés sur la Coupe du Monde, cette période où une grande partie de nos compatriotes sont préoccupés par les résultats scolaires ou l’avenir universitaire de leur progéniture, cette période où les vacances sont au centre des intérêts de beaucoup! Bref, le rapport de l’ICPC ne semble pas avoir eu le moindre impact sur le citoyen Lambda.

Le rapport de l’ICPC doit être à présent sur le bureau du Premier Ministre. Qu’en fera-t-il? Quelle suite connaitra ce document? Ira-t-il enrichir les archives de la primature, dans l’attente de la publication d’un prochain rapport d’une instance internationale qui épinglera notre pays et qui provoquera alors un nouvel et énième sursaut de la lutte contre la corruption?


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