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Le Café de l'Excelsior; Philippe Claudel

Par Sylvielectures
Ce petit livre que j'ai enfin lu m'a émue. Il est très court et raconte les souvenirs douloureux d'une enfance perdue et brisée net par une séparation douloureuse.
Le texte est riche. Extrêmement travaillé, voire parfois maniéré, il se laisse oublier pour faire surgir un monde enveloppé dans un halo palpable d'émotions.
Cet univers est contenu tout entier dans un espace bien particulier : le bar du village habité par le souvenir du grand père du narrateur.
Rejoignant ce lieu, un homme se souvient et raconte l'histoire d'un retour vers un temps de l'enfance.
Orphelin, l'enfant, avant d'être placé, est recueilli par son grand père, cafetier dans un bistrot et il vivra avec lui 3 années inoubliables.
On le suit à pas feutrés dans cet endroit baigné d'amour, de tendresse, de protection bienveillante et chaleureuse et qui contraste tellement avec la triste réalité du café miteux, des habitués débonnaires et du grand père rustre, mélancolique et solitaire qui se perd parfois dans l'alcool et dans son chagrin de veuf. De sa femme, il ne reste qu'une photo jaunie qui trône près du bar, et l'interdiction absolue à tout personne de sexe féminin de franchir le seuil de cet antre exclusivement masculin.Ce livre est le récit d'un chagrin immense laissé béant par une séparation brutale imposée au nom de la protection de l'enfance. La blessure dont il parle est à la mesure de la profondeur de la relation tissée en quelques brèves années entre un petit garçon et son grand père.
83 pages à lire, vraiment!« Nous délaissent sans prévenir les plus beaux de nos jours, et les larmes viennent après, dans les après-midi rejouées de solitude et de remords quand, nous avons atteint l’âge du regret et celui des retours. Les visages et les gestes que nous traquons dans l’ombre des puits de nos mémoires, les rires, les bouquets, les caresses, les silences boudeurs, les taloches aimantes, l’amour et le don de ceux qui nous mènent au seuil de la vie creusent notre souffrance autant qu’ils nous apaisent.
Nous vivons parmi de grands pans de lumière hachés de noir fracas. Il faut nous en convaincre
. »
Une critique de véro sur lecture/écriture ; de Laurence, sur chroniques du Caire; de nanne sur d'un livre l'autre;
Plusieurs unanimement ému(e)s sur club des rats de biblio-net; Chez Amandine, Loisirs les bons plan;
Un article sur le livre paru aux éditions La Dragonne avec des photos de Jean Paul Marchetti (il me tente celui là) sur Calou, l'ivre de lecture;
Une belle critique aussi sur Ce livre, miroir de mon âme;
C'est aussi un coup de coeur pour bellesahi dans des livres et des champs,
Et enfin,un avis plus mitigé chez BMR et MAM;
Pour finir : un grand merci à Patch, sur Gouli blog, qui m'a donné envie de le lire!

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