Magazine Culture

Ceci n'est pas un Magritte ! (1)

Publié le 15 juillet 2010 par Myriam

Musée MagritteSi vous allez à Bruxelles, n'omettez pas de passer au Musée Magritte ouvert depuis l'année dernière et situé dans le centre de Bruxelles près du Bozart.

Dérogeant aux règles habituelles des musées d'art moderne avec l'accrochage des tableaux sur fond blanc, vous êtes ici plongés dans la pénombre et je dois vous avouer que cela permet à l'ensemble de la collection d'être particulièrement bien mise en valeur. Sont ainsi visibles près de 200 œuvres, présentées d'une manière chronologique et thématique, dont des huiles sur toile, des gouaches, des dessins, des affiches publicitaires, des citations de Magritte, des tracts de l'époque et des films. Et, pour une fois, je ne peux que vous recommander l'audioguide qui est particulièrement intéressant avec un certain nombre d'archives sonores dont certaines sont particulièrement savoureuses.

Magritte - Le Joueur secret, 1927
Mais levons le voile sur cette collection permanente ! Je commencerai par la toile la plus emblématique peut être de ses débuts. Je veux parler de cette huile sur toile de très grand format "Le Joueur secret", peinte en 1927, dans la suite du "Jockey perdu" de 1926. Et déjà un certain nombre d'éléments du monde surréaliste de Magritte sont présents : le rideau rouge sur le côté qu'il reprendra dans bon nombre de ses toiles et qui donne un côté théâtral à la scène, les objets qui sont plus grands que les hommes et notamment des bilboquets (ici qui figurent des arbres en fleur), une femme dont une partie du visage est masquée et une tortue volante qu'il reprendra dans d'autres tableaux.

Et cela va être désormais sa marque de fabrique. Avec une image a priori banale, anodine, il va en l'enrichissant de quelques détails inhabituels ou étranges, la rendre pour le moins particulière et surréaliste. L'image, d'ailleurs à laquelle il pense mais qu'il ne souhaite pas expliquer, va la plupart du temps crever la toile et elle est généralement toujours

Magritte - La réponse imprévue, 1933

Magritte - The Kiss Le Baiser, 1938

accompagnée d'un titre décalé qui ne fait que la renforcer : ci-contre à gauche, "La réponse inattendue" 1933, ci-dessus "Le Baiser", 1938. J'ai même découvert qu'à ses débuts ce n'était pas forcément Magritte qui donnait un nom à ses œuvres, mais qu'il se réunissait avec un certain nombre de ses amis et qu'il choisissait un titre ! Par la suite, ce sera Magritte qui intitulera ses œuvres.

A suivre ...


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Myriam 321 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossier Paperblog

Magazine