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Copacabana

Publié le 19 juillet 2010 par Lorraine De Chezlo
COPACABANAde Marc Fitoussi
Drame - 1h45
Sortie salles France - 7 juillet 2010
avec Isabelle Huppert, Lolita Chammah, Aure Atika...

Elle préfère qu'on l'appelle Babou plûtot qu'Elisabeth. C'est une mère célibataire à Tourcoing, chômeuse, libre, joyeuse, rêvant de bossa nova et de Copacabana, mais que beaucoup prennent pour une fofolle. Et même sa vie a honte d'elle et lui refuse de participer à son mariage. Et aurait-elle les moyens de participer ? Qu'à cela ne tienne, elle se démène pour trouver un boulot. Sa voiture la lâche mais elle se débrouille et se retrouve à Ostende comme vendeuse d'appartements en multipropriété. Faut en avoir de la ruse et du bagoût pour escroquer les gens et gagner sa vie, mais elle n'en manquera pas...

Copacabana est une belle surprise. Aux antipodes de la photo de l'affiche du film (qu'on croirait sortie d'un journal people), ce n'est pas un film aux couleurs sépia mais plûtot gris-bleu et qui progresse vers l'explosion de couleurs vives. Ce n'est pas un film statique mais une histoire qui aime le mouvement, le voyage, l'aspiration au voyage. Ce n'est pas un film où règne l'harmonie sereine entre la mère et sa fille mais plûtot l'histoire d'une relation conflictuelle, d'amour filial et maternel, de manque, de blessures. Ce n'est pas un film bucolique mais une histoire ancrée dans les réalités sociales actuelles (chômage, entretien d'embauche, job peu rêvé, méthodes commerciales exécrables, concurrences et coups bas entre collègues, licenciement pour cause d'humanité...)

COPACABANACOPACABANA

Avec ses mitaines fluo, ses fripes, sa choucroute sur la tête, son maquillage trop appuyé, Isabelle Huppert n'aurait dû avoir l'air de rien, et pourtant rien n'y fait : on est subjugué par ses visages, attentif à chacune de ses paroles, de ses attitudes. Elle est convaincante malgré tout et ne laisse pas de doute : c'est une actrice époustouflante notamment dans ce rôle doux-amer, sans éclat mais avec beaucoup de générosité.

Et si en plus les seconds rôles sont pour la plupart convaincants, et que le film se termine avec une explosion de Brésil, de couleurs, avec une Isabelle Huppert qui donne son show de samba, alors là, on applaudit et on en redemande.

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