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La dalle funéraire d'un maître maçon à Charleval (27)

Par Jean-Michel Mathonière

L'église Saint-Denis de Charleval (Eure) a conservé des parties romanes auxquelles se sont ajoutées au XIIIe siècle des contreforts et un choeur, puis au XVe le mur nord de la nef fut reconstruit et en 1905 on ajouta deux chapelles latérales et une tour.

Ces modifications ne firent pas disparaître la pierre tombale gravée d'un maître maçon dont le nom est quasi illisible (Nicolas Bras...). Elle est datée de 1608. Elle comporte trois médaillons enfermant chacun deux outils de son métier. Celui du haut, à gauche, nous montre une équerre et un fil à plomb. Celui de droite comporte un marteau du genre têtu-pic, et un ciseau à large tranchant arrondi qu'on pourrait prendre pour un fer de cognée. Le médaillon inférieur renferme un compas et un outil droit qui pourrait être une règle, bien que ses extrémités obliques l'apparentent davantage à une pince (levier).

La dalle funéraire d'un maître maçon à Charleval (27)
© Photographie Françoise Bastard, D.R.

La disposition de ces outils reflète-t-elle un ordre particulier ? Peut-être, car le compas et la règle (si c'en est une) sont des instruments de tracé et de conception, l'équerre et le fil à plomb des outils de vérification, tandis que le marteau et le ciseau sont des outils d'exécution.

La dalle funéraire d'un maître maçon à Charleval (27)

L'homme pense parce qu'il a une main. Anaxagore (500-428 av. J.-C.)


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