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Le fond de la jarre # abdellatif laâbi

Par Tinusia

C'est dans le cadre d'un partenariat avec BOB et les Éditions Gallimard que j'ai eu le plaisir de recevoir ce roman. Ces partenariats sont vraiment une façon très agréable de découvrir de nouveaux titres, de nouveaux auteurs... Abdellatif Laâbi est un auteur marocain qui a publié son premier recueil de poésie, Le soleil se meurt, en 1992. Le fond de la jarre est paru en 2002. L'auteur sera distingué par le prix Goncourt de la poésie en 2009. Il vit en région parisienne depuis 1985, après huit ans d'emprisonnement dans son pays (de 1972 à 1980), pour ses activités d'opposant.

Hasard ?

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Je viens de lire coup sur coup, deux livres qui traitent du même thème.

Après un agréable séjour en Haïti, avec Dany Laferrière dans Le charme des après-midi sans fin, me voici au Maroc.

Les deux œuvres sont autobiographiques. L'une et l'autre donnent la parole à l'enfant qu'a été l'auteur dans son pays natal.

Ici, c'est Namouss, sept/huit ans, qui vit à Fès, dans le quartier pittoresque de la "Source des chevaux",  au moment de la chute du mur de Berlin, en 1989, que la télévision marocaine annonce au milieu de l'indifférence familiale parce que "les Marocains ont inventé, eux, l'image de fond, sans lésiner pour autant sur les décibels d'accompagnement".
La famille de Namouss, c'est Ghita, sa mère, Driss, son père ; c'est aussi Si Mohammed, son frère, Zhor, sa sœur.

Les jours s'écoulent, tranquilles, pour le petit garçon, qui, comme tous les habitants de ce quartier, est informé des derniers évènements par "radio Médina", "station non hertzienne mais hautement efficace du bouche-à-oreille". Mais dès le début du roman, le lecteur est mis en condition... Si Mohammed a eu maille à partir avec un lieutenant de l'armée française : les gendarmes sont venus l'arrêter, l'ont roué de coups et mis au cachot. Le contexte sociopolitique est posé. Le Maroc est soumis au protectorat français (tiens ! en effectuant une recherche sur cette partie de l'histoire marocaine, je m'aperçois que le protectorat français a pris fin en 1956... y aurait-il une anachronie dans ce récit ?).

J'évoquais la tranquillité des jours... C'est vrai qu'il règne dans cette communauté, une "vraie cour des Miracles, avec ses personnages extravagants, doux marginaux ou folles de Dieu" une sorte de languidité qui s'étire, un peu interminablement sur plus de deux cents pages (et le roman en comporte deux cent soixante-seize). "Le temps passe et Namouss ne s'en aperçoit pas forcément'", mais la lectrice s'en est rendu compte...

Ce roman est très bien écrit, mais j'en ai trouvé le style un peu trop nonchalant, trop lent.

Mais même si mon avis est mitigé, c'est un livre que je ne regrette pas d'avoir lu !

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Vous pouvez lire des extraits ici.

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