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Joyce Jonathan en Interview

Publié le 30 juillet 2010 par Lemediateaseur @Lemediateaseur

Joyce Jonathan en InterviewPhoto Stéphane Sednaoui

La jeune Joyce Jonathan a été découverte sur le site communautaire My Major Company. Après avoir obtenu la somme suffisante, elle sort son album sur lequel elle a eu le plaisir de travailler avec Louis Bertignac.

L’album a été certifié Disque d’Or à peine 3 mois après sa sortie et les singles Pas besoin de toi et Je ne sais pas sont sur toutes les lèvres. Afin de revenir un peu sur son parcours et parler de son album et de la scène, Joyce a bien voulu répondre aux questions du Mediateaseur. Bonne lecture.

Bonjour Joyce,

Pour commencer, pouvez-vous nous dire de quelle manière vous êtes arrivée sur My Major Company ?

Alors, j’y suis arrivée par Myspace. C’est comme ça que j’ai pu contacter les directeurs du site, et malgré la mauvaise qualité de mes maquettes enregistrées chez moi, avec les moyens du bord, ils ont accepté de me rencontrer et de me donner ma chance sur My Major. Et après, c’est les internautes qui ont misé sur moi. En 5 mois, j’ai réuni 486 producteurs qui m’ont permis d’avoir la somme nécessaire pour enregistrer mon album. Ca s’est fait comme ça.

J’ai été mise sur le site en tout début 2008 et produite en mai. Après, l’album est sorti en janvier 2010, donc presque un an et demi après. Le temps nécessaire pour que je puisse rencontrer Louis Bertignac par exemple, avec qui je n’aurais même pas rêvé travailler. Mais ma devise c’est « qui ne tente rien, n’a rien » donc je suis allée lui parler et il se trouve qu’il a accepté de travailler avec moi, et d’arranger les morceaux que j’avais déjà composés. On a travaillé en studio, j’avais déjà la plupart des titres de l’album que j’avais écrits et composés toute seule, et il y en a d’autres qui sont arrivés un peu au dernier moment car je ne m’arrêtais pas de composer en studio. Après on a fait une sélection parmi les titres et on a fait l’album.

Le montant investi sur votre mur, c’est quelque chose que vous regardiez souvent ?

Oui, c’était assez obsessionnel même (rires), pas tellement par le côté matériel, mais juste de me dire qu’au bout de l’histoire, il pouvait  y avoir l’album. Depuis toute petite, je veux faire ça, je ne me souviens même pas m’être posée un jour la question du métier que je voulais faire. Du coup, c’était assez fou et j’y allais à peu près 12 fois par jour (rires), que ce soit sur mon téléphone portable, sur l’ordi, chez des amis. Et j’ai vraiment passé 5 mois à regarder mon mur et à voir les gens s’ajouter progressivement au projet, et c’était un énorme soutien. C’est ça aussi la force de My Major Company, même quand on signe avec un label, on ne signe pas qu’avec une personne, mais avec 486 pour ma part.

Joyce Jonathan en Interview

Et vous vous souvenez du moment exact où vous avez vu que c’était bon ?

Ah oui (rires) ! Je m’en souviens car j’étais toute seule chez moi ce soir-là. Il me manquait quelque chose comme 30 000 euros le dernier jour et je les ai eus, je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Ma page a explosé, il était 23h30 et je la regardais frénétiquement. J’étais en conversation par caméra avec l’une de mes sœurs et je lui expliquais tout, et dès que j’ai vu la somme atteinte, j’étais un peu triste d’être seule chez moi (rires). Mais très vite, je suis allé rejoindre mon autre sœur, et là on a bu le champagne.

Ensuite l’album est sorti avec la collaboration de Louis Bertignac donc, mais il y a aussi un duo avec Tété. Là aussi, c’est vous qui êtes allée le chercher ?

Oui, je suis allée le chercher aussi, toujours avec ma devise (rires). Et c’est vrai que j’ai eu de la chance que Louis Bertignac et Tété acceptent. J’avais pensé à lui sur un titre que j’avais déjà composé et qui s’intitule Sur mes gardes. C’était une chanson qui me tenait à cœur et que j’imaginais vraiment avec lui. Je lui ai fait écouter le titre, il l’a écouté et il m’a dit « franchement je n’ai pas beaucoup de temps en ce moment, car je prépare mon propre album, mais je vais le faire et je crois en cette chanson ». Tout s’est fait très vite, moi j’étais encore dans l’euphorie qu’il accepte cette chanson et la semaine, d’après on a enregistré ce titre chez Louis Bertignac. Et pour le coup, je pense que j’aurai cette image pendant un petit moment. C’était Louis Bertignac sur son ordinateur qui prenait le son et Tété qui chantait mes paroles et moi au milieu d’eux qui devait leur dire ce que j’en pensais et ce que je préférais. J’étais aux anges (rires).

Joyce Jonathan en Interview
Photo Yann Orhan

Vous faîtes donc des scènes pour défendre cet album, à quoi ressemble un concert de Joyce Jonathan ?

C’est assez acoustique et intime comme peut l’être l’album car c’est comme ça que j’écris mes chansons. Mais je voulais aussi mettre d’autres facettes de mes envies artistiques et il y a des rythmes plus dynamiques et entraînants. Tous les morceaux qui peuvent un peu plus bouger sur l’album, comme Je ne sais pas ou L’heure avait sonné, ce sont des titres encore plus amplifiés en live, et j’essaye d’interagir avec le public. Autrement, on est 4 sur scène, un batteur, un clavier/bassiste et un deuxième guitariste, ça rend les choses plus pop/rock, alors que l’album est plus folk. Ca fait 2-3 mois que je fais des scènes et c’est vraiment un immense plaisir à chaque fois de partager mes morceaux avec les gens.

Avec tout ça, vous pensez déjà à la suite ou vous profitez du moment présent ?

Non, je pense déjà à la suite. Je n’ai pas du tout le temps de m’ennuyer en ce moment (rires). Mais je n’aime vraiment pas rester les bras croisés et me satisfaire de ce que j’ai. L’album s’appelle Sur mes gardes car j’ai un peu peur de ce milieu où tout peut aller très vite et donc je pense à d’autres chansons. Sur le deuxième album, il y aura toujours le côté intime et acoustique mais la scène m’a donné des envies de choses encore plus dynamiques. On verra bien ce qu’il y aura mais j’y pense complètement oui.

Merci encore à Joyce Jonathan pour sa fraicheur et sa spontanéité. L’album Sur mes gardes est toujours en vente et Joyce est toujours sur les routes donc elle passera surement près de chez vous. Avant de vous laisser, nous vous proposons le clip de Je ne sais pas, l’actuel single.


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