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Italiques quinze ans plus tôt

Par Damien Besançon

Italiques quinze ans plus tôt

Je suis un comédien, un pitre qui joue une farce sinistre. Et cette farce doit être jouée jusqu'au bout.-Peut-être tous les hommes ont-ils une grande âme collective ; tous des visages du même homme.
Que feras-tu de moi ? Dans quel cercle de l'enfer voudras-tu me reléguer, parmi les réprouvés de quelle espèce ?-Aide-moi à ne pas te trahir.

Nous sommes des hommes. C'est la faute, non l'excuse. La faute.

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Même si tu meurs, tu n'as pas abandonné tes frères.
Qu'avez-vous fait de moi, mon Dieu, qu'avez-vous fait de moi ?
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Est-ce que tu as cru que tes souffrances seraient moins grandes parce que tu aimais le bien ?
Oh, la pauvreté de notre âme !
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Oh mon ami de ces années resplendissantes. Aide-moi à te quitter.
Voici les frontières du monde. De salles d'interrogatoire. Des cellules et des couloirs sans fin. Cet affreux ciel jaune. Des corps perdus. Des âmes perdues. La nudité intolérable.-Où est ton étincelle maintenant ?

Mais je n'ai plus d'âme.-Où est cet endroit où nous étions ensemble ?


Jérôme Ferrari, Où j'ai laissé mon âme, Actes Sud, à paraître le 18 août 2010.
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Terrence Malick, The Thin Red Line (1998), dialogues traduits par Michel Chion in La Ligne rouge, Les éditions de la Transparence / Cinéphilie, 2005 (British Film Institute, 2004, pour l'édition originale en anglais).

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