Magazine Cinéma

Predators, critique

Publié le 04 août 2010 par Fredp @FredMyscreens

predators critique film myscreens blog actualité cinema

Ils n’ont pas une tête de porte-bonheur et pourtant ils reviennent malgré leurs affrontement contre des Alien.  C’est parti pour une rencontre avec les Predators sur le terrain de chasse favori.

Predators, critique
Le titre fait vibrer à lui tout seul la fibre nostalgique de cette époque où Schwarzie faisait des bons films (des films de gros bras), où les flinguades les plus « too much » étaient les meilleures, les explosions dans tous les sens dans des contrées sud-américaines n’étaient pas encore superflues et les interactions entre les personnages, soldats de fortune plutôt stéréotypés, étaient simplement délicieuses. Avant d’aller voir Predators au ciné, on repense immédiatement à Predator (1987, aaahhhh ouais…) à Predator 2 (euh nan en fait pas à celui-là), à Alien vs Predator (oula sûrement pas…) et enfin àAlien vs Predator : Requiem (ah oui celui-là, un grand oui).

Bon, il est vrai, la franchise Predator n’est pas vraiment synonyme de qualité assurée et mise à part le cultissime 1er opus, il n’y a pas grand-chose à conserver. Aller voir Predators en ce mois d’été 2010, c’est d’emblée marcher sur des œufs (ou sur des crânes de crabes mutants venus du fin fond de l’espace, cf le faciès du Predator quand il retire son masque de Dark Vador).

Predators, critique
Ce Predators 2010 est réalisé par Nimród Antal (non ça n’est pas un robot, il est juste d’origine hongroise) qui s’est illustré sur MoRtel (2007) – Kate Beckinsale et Luke Wilson n’auraient jamais dû s’arrêter dans ce motel, ni dans ce film d’ailleurs, complètement naze -  et sur … euh… bah pas grand-chose d’autre en fait. A l’affiche par contre : ni plus ni moins que les excellents Adrien Brody, Topher Grace, Walton Goggins (le Shane de The Shield) et Danny Trejo (le mexicain qu’on voit dans toutes les productions de Robert Rodriguez). D’ailleurs, le film est entre autres produit par Robert Rodriguez. Bon l’enthousiasme s’arrête là.

Synopsis : une belle brochette de durs à cuire se retrouve parachutée (littéralement) sur une planète où une équipe de 3 Prédators les prend en chasse pour leur amusement.

Predators, critique
Eh bien le film se résume ainsi. Ajoutez à cela un peu de rab d’histoire : un soldat survivant dans les débris d’un vaisseau qui va aider les personnages du film mais qui est devenu un peu fou évidemment, une petite guéguerre entre les Predators (eh oui les gros Prédators tapent sur les petits !!), des soldats issus de conflits terrestres différents donc forcément, le mal du pays se faisant, ils vont avoir un peu de remords et puis des retournements de situation aussi inutiles qu’abjects (pour résumer ça donne des situations de type : « on croit que je suis une chiffe molle mais en fait je suis un psychopathe » ou encore « je suis un mercenaire pas gentil mais je vais quand même revenir aider la fille en détresse »). Mention très spéciale pour la scène pathétique où un petit Prédator et un grand Prédator se chamaillent à mains nus comme des fillettes qui feraient du catch

Vous l’aurez compris, il ne se passe pas grand-chose dans ce film « on va pas tous s’en sortir ». L’ambiance n’est pas vraiment là non plus : les acteurs ne croyant pas vraiment à leur rôle (mention spéciale à Mr Brody qui en parlant à voix basse à la Jack Bauer essaye de nous faire croire qu’il est un véritable Bad Boy), le film mal éclairé (on croirait porter des lunettes 3D tout du long), la progression de l’histoire ultra prévisible ( « eux extraterrestres vicieux voulant jouer avec nous avant de nous tuer, nous pas nous laisser faire car on est des Motherfucker… »),  bref, on s’ennuie légèrement…

Predators, critique
Pourtant, si le film est basiquement pas incontournable, les références au 1er opus sont quand même un délice qui apportent un gros plus : quelques répliques bien ficelées (je vous laisse les découvrir mais ça ne battera jamais les « t’as pas une gueule de porte-bonheur », « toc-toc », « dit, il est gros ton minou », « contaaaaaaaaact », « aiguise-moi ça »,… de Predator 1), un gros balèze se balade avec une sulfateuse qui défriche tout dans son périmètre d’action, un combat à l’arme blanche avec un Predator, un déguisement de boue pour l’affrontement final (sans armes conventionnelles naturellement)…

Il n’est pas absolument nécessaire d’aller voir ce Predator numéro 5 mais si vous avez adoré le premier, vous le verrez sûrement avec un peu de plaisir. Pour les autres, sauf par amour pour les très bons acteurs qu’on croise pendant ces 1H47 (durée trop courte pour comprendre ce qui avait bien pu les amener là), ce Predators , à défaut d’être haletant ou sanglant, ne vaut pas vraiment le coup.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Fredp 9140 partages Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines