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Il était une fois

Par Rob Gordon
D'emblée, Il était une fois rend nostalgique. Si lointaine et à la fois si proche, l'époque des dessins animés en deux dimensions, certes naïfs mais souvent plus charmants que les grosses machines des années 2000. Très vite, on bascule dans une autre réalité, celle de notre monde moderne, où la chevalerie et les sentiments nobles n'ont plus vraiment leur place. Ce télescopage entre deux mondes incompatible est au centre du film de Kevin Lima, charmant divertissement Disney qui n'a sans doute pas volé son succès.
D'un tel film, on peut attendre une pléiade de défauts. Un excès de sentimentalisme, des gags pas drôles, une mise en scène inexistante... Étonnamment, chacun de ces écueils fatidiques est évité avec une grâce qui confine au miracle. L'ensemble est frais, sympathique, attrayant, souvent drôle. Et bénéficie de l'abattage de ses acteurs principaux, choisis pour leurs qualités et non pour leur popularité. Amy Adams est une princesse juste assez cucul pour n'écoeurer personne, agréable à suivre, délicieusement candide ; Patrick Dempsey est évidemment à l'aise dans son rôle favori de beau gosse futé mais pas rasé ; quant à James Marsden, il joue encore une fois les bellâtres, et c'est parfaitement crédible. Après Hairspray, il va falloir réviser son jugement sur cet acteur qui avait pourtant mal débuté sa carrière.
Le film souffre malheureusement d'une fin bien longuette, plus occupée à boucler son intrigue qu'à soigner ses personnages et ses situations comiques. Il n'empêche : Il était une fois, c'est le divertissement idéal pour les dimanches de pluie, de neige ou de grand vent. Un film qui pourrait même redonner le sourire aux adultes.
7/10

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