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Le fruit défendu à Poitiers : petit mais costaud ;o)

Par Eric Bernardin

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Si Internet permet d'échanger avec des individus que vous n'auriez jamais croisé dans la vie réelle, il faut reconnaître qu'il ne donne qu'une vision très partielle des individus. Ainsi, depuis trois ans, il y avait pour le moins une certaine incompréhension (euphémisme) entre William Grimonprez et votre serviteur. Ce défendeur des vins nature me semblait être un brin obtus. Et j'imagine qu'il pensait à peu près la même chose à mon sujet. Chacun aurait pu rester sur sa (mauvaise) position, et s'ignorer avec superbe. Mais nous valons tous les deux mieux que ça. Et ma venue à Poitiers il y a 10 jours a permis une belle rencontre.

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Une grande et longue discussion a démarré dès la porte du magasin franchie. D'abord sur nos parcours chaotiques respectifs puis sur les vins et les vignerons que nous aimions. Le tout arrosé d'un Château des Tours 2006 (le côtes du Rhône version Rayas). Le vin fut à l'image de ces deux heures passées ensemble: que du bonheur !

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Je me suis surtout aperçu que William n'était pas du tout l'intégriste qu'il semblait être, qu'il n'était pas un ayatollah du sans-soufre et du "vin qui pue". Juste quelqu'un qui recherche des vins qui dégagent une émotion, ont la gueule de l'endroit ou de la personne qui les a faits. Et là-dessus, je ne peux que le rejoindre.

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J'ai bien zieuté tout ce qui était en vente dans cette boutique de 20 m². Il y a un paquet de vins qui me faisaient sacrément envie. Je n'en ai acheté que 3, budget serré oblige. Dont un que William m'a conseillé : la cuisine de ma mère 2009 ( chinon).

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Je l'ai ouvert dimanche dernier. C'est une petite tuerie : Une robe purpurine genre vin pas filtré. Un nez très expressif au fruit pur (mûre, framboise) avec un côté cacaoté. Une bouche ronde, juteuse, gourmande en diable, avec des tannins de velours, sans le moindre durcissement en final. Ce n'est pas très long, mais c'est sûrement fait pour : ça incite le consommateur à s'en resservir un verre pour se rappeler à quoi il ressemble déjà, ce vin... Ah ben oui, je me souviens maintenant : trop bon ! Un très bon conseil, donc.

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En tout cas, je suis ravi d'avoir fait le détour au Fruit défendu. Ce n'est certainement pas la dernière fois que j'y met les pieds, car le choix des vins et le caviste méritent vraiment qu'on s'y attarde. 

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Le Fruit défendu, 31 rue Edouard Grimaux, 86000 Poitiers

05 49 03 06 83

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